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« L’idéologie de la dictature des marchés et de l’impuissance publique est morte » déclare Nicolas Sarkozy. « Le capitalisme financier a perverti le capitalisme et détruit le système de valeurs qui depuis toujours lui donne sa vitalité et sa puissance créatrice. L’enjeu aujourd’hui, c’est de revenir aux sources éthiques du vrai capitalisme, celui de l’entrepreneur, de la récompense de l’effort, de la responsabilité », proclame son conseiller Henri Guaino dans les Échos du 27 octobre. Le même journal patronal écrit : « Il faut mettre fin aux 30 ans de déréglementation financière que nous venons de connaître. Les banques méritent un tour de vis après des années d’inconséquence. » En Angleterre, Gordon Brown déclare que « l‘heure ne peut pas être aux dogmes dépassés ». Dans le même temps les États sont présentés comme les sauveurs face à un marché défaillant pris en otage par quelques traders fous agissant en dehors des lois. Et c’est le moment que choisit Arnaud Lagardère lui-même, pour faire référence à Marx (Les Échos du 29 septembre) tandis que s’exprimant sur RTL le 27 octobre, Jacques Attali, auteur d’un rapport sur la croissance au contenu très favorable à la concurrence, déclare que dans la crise actuelle, « l‘analyse marxiste trouve sa justification. ». Comment en est on arrivé là ?