Le 29 janvier sera une journée de grève interprofessionnelle. Nul doute que les victimes de la crise capitaliste et de la politique de guerre sociale conduite par Sarkozy vont s’en saisir, et c’est tant mieux ! Ainsi s’exprimera une fois de plus le rejet massif de la politique sarkozyste et des choix patronaux. Pourtant un constat s’impose : quelque soit l’ampleur de cette journée, pas un travailleur, pas un jeune, ne peut croire qu’une mobilisation sans lendemain soit de nature à permettre ne serait-ce que d’infléchir la politique du gouvernement.
C’est un fait que la défense de nos acquis, des services publics, voire même des libertés passe par le fait d’infliger une défaite décisive à Sarkozy et au MEDEF. A l’évidence, encore, une de ces « journées d’action » dont les appareils syndicaux ont le secret n’y suffira pas (si tant est que ce soit l’objectif de Chérèque, de la direction de la CFTC, ou d’autres.).
La recherche d’un réel affrontement avec le gouvernement UMP et le MEDEF nécessite de :
- Faire émerger des revendications concrètes et mobilisatrices.
- Construire la mobilisation pour que le 29 janvier ne soit pas une nouvelle journée sans lendemain.
C’est à partir de là que doit se mener la discussion sur l’appréciation de la plate-forme intersyndicale du 5 janvier 2009.