Européennes 2009 : quelle politique pour le NPA ?
Posté par promcomm le 8 avril 2009
Contribution du groupe Prométhée à la discussion pour l’élaboration de la profession de foi des listes du NPA aux élections européennes du 7 juin 2009
Les élections européennes auront lieu dans une situation de crise capitaliste et de poursuite de la politique de destruction sociale de Sarkozy et du MEDEF. Pour le monde du Travail, licenciements et remise en cause des acquis sont à l’ordre du jour. Le vote anticapitaliste sera d’abord l’occasion d’exprimer notre rejet du gouvernement Sarkozy, de sa politique.
Mais au-delà, on sait que capitalistes et nantis ont largement profité du système jusqu’au déclenchement de la crise. C’est pourquoi nous disons :
Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise capitaliste !
Et nous serons porteurs des revendications du monde du travail, notamment :
- Interdiction des licenciements
- Rattrapage du pouvoir d’achat perdu – Echelle mobile des salaires
- Retrait des « réformes » Sarkozy (Enseignement, Santé, etc.)
- Défense des services publics
Les manifestations massives (29 janvier, 19 mars), les grèves, comme en Guadeloupe, ne laissent aucun doute : les travailleurs n’acceptent pas de laisser Sarkozy sévir jusqu’en 2012, de voir nos acquis saccagés. A l’opposé du « dialogue social » avec Sarkozy et le MEDEF, nous militons pour l’
Unité pour chasser Sarkozy et l’UMP
- Pour un gouvernement des travailleurs
- Pour une politique anticapitaliste, socialiste
en s’organisant pour imposer aux directions syndicales, à la gauche officielle (PS, PCF, PG…), qui n’en veulent ni les uns ni les autres, de rompre avec Sarkozy et le MEDEF, d’appeler à la
Grève Générale
En 2005, l’électorat populaire rejeta un projet constitutionnel, le TCE, pourtant défendu par la quasi-totalité des partis politiques. Il rejetait ainsi une Union européenne (UE) au service des capitalistes. Mais Sarkozy s’est assis sur ce vote et a imposé le contenu du TCE par le traité de Lisbonne. Voilà pourquoi nous affirmons :
A bas le Traité de Lisbonne !
Au-delà, nul ne peut le contester : l’UE sert depuis sa création à renforcer les capitalistes de chaque pays dans leur politique anti-sociale.
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Le traité de Maastricht a été un puissant encouragement à la « discipline » budgétaire, à la mise en œuvre de coupes sombres, drastiques contre les acquis populaires, le niveau de vie. De même, la « stratégie de Lisbonne » a aidé à mettre en œuvre des politiques de remise en cause du droit à l’Enseignement – comme la LRU en ce qui concerne les universités françaises.
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La mise en concurrence des travailleurs de chaque pays de l’UE est systématique. La dérèglementation du marché du travail organise un dumping social rythmé par des délocalisations vers des pays où les travailleurs disposent de peu ou pas d’acquis.
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Concernant les libertés, le rôle de l’UE n’est pas moins nocif. Les grandes puissances impérialistes sont responsables de la situation de pays comme ceux du Maghreb ou d’Afrique – ça n’a pas empêché l’UE d’organiser « l’harmonisation » des mesures de police visant à endiguer les vagues d’immigration que crée cette situation.
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L’UE est un pilier essentiel dans la conduite des guerres impérialistes, comme l’atteste le dernier sommet de l’OTAN et l’engagement de celle-ci dans des interventions militaires (Afghanistan…).
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Par contre l’UE n’a eu aucune action réelle pour la préservation des ressources naturelles. Les intérêts capitalistes qu’elle sert sont incompatibles avec la sauvegarde de ces ressources !
Libérale, antisociale, antidémocratique, belliciste : voilà le vrai visage de l’UE. Pour toutes ces raisons, nous affirmons qu’aucune politique anticapitaliste ne peut exister sans remettre en cause une « Union » construite par les possédants pour leurs propres intérêts, exclusivement . Pas de politique favorable aux travailleurs sans
Rupture avec l’Union Européenne
Il faut enfin le répéter : l’UE n’est pas l’Europe. Depuis 50 ans, les possédants et leurs gouvernements ont montré leur incapacité à progresser réellement dans la voie de l’unité européenne. Leurs seules réalisations sont ce qu’ils ont pu réaliser contre leurs populations laborieuses respectives.
Les intérêts capitalistes de chaque pays les empêchent de s’unir, et la crise économique actuelle montre même encore plus nettement leurs tendances à se diviser. Seuls les travailleurs uniront l’Europe, permettront que se construisent des
États-Unis Socialistes d’Europe
Mais pour cela, la première condition est de défaire Sarkozy, Merkel etc., de mettre en place des gouvernements qui s’attaquent aux causes de la crise actuelle : l’économie de profit, le capitalisme.
Le 7 juin, un seul vote utile pour le monde du travail : le vote anticapitaliste !
Cet article a été publié le 8 avril 2009 à 5:43 et est classé dans Mouvement Social, NPA, Union Européenne, élections. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cette entrée à travers le RSS 2.0 flux. Vous pouvez laisser une réponse, ou TrackBack à partir de votre propre site.