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	<title>Prométhée - Site Communiste</title>
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	<description>Blog militant pour la construction du Parti Pour le Socialisme</description>
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		<title>Prométhée - Site Communiste</title>
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		<title>Jean-Pierre Delannoy candidat comme secrétaire général de la CGT</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2009/11/03/jean-pierre-delannoy-candidat-comme-secretaire-general-de-la-cgt/</link>
		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2009/11/03/jean-pierre-delannoy-candidat-comme-secretaire-general-de-la-cgt/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 14:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Télécharger l&#8217;appel
«Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps».  Paul Eluard
Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.
Toujours plus [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=293&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:right;"><em><a href="http://promcomm.files.wordpress.com/2009/11/cgt49.pdf" target="_blank"><strong>Télécharger l&#8217;appel</strong></a></em></p>
<address>«<em>Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps</em>».  Paul Eluard</address>
<p>Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.</p>
<p>Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !</p>
<h3><span style="color:#ff0000;"><strong>Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.</strong></span></h3>
<p>Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale…) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1 600 € net, augmentation de 300 € net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo…). Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !</p>
<p>Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les 2 ou 3 mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la  concrétisation du « <em><strong>Tous ensemble !</strong></em> » dans la grève générale.</p>
<p>La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des États bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du  49<sup>ème</sup> congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.</p>
<h3><span style="color:#ff0000;"><strong>Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous </strong><strong>adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !</strong></span></h3>
<p>Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.</p>
<p>Nous  devons  nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congrès, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.</p>
<p>Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais…).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte à  une « chasse aux sorcières ».</p>
<p>Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.</p>
<p>Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.</p>
<p style="text-align:right;">Le 2 novembre 2009</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Signatures (Prénom, Nom &amp; Syndicat) à envoyer :</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>soit à Prométhée <span style="text-decoration:underline;"><a href="mailto:promcomm@gmail.com">promcomm@gmail.com</a></span> qui transmettra</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>soit à USTM-CGT 2, rue Colliez 1<sup>er</sup> étage  59300 Valenciennes  ou  <span style="text-decoration:underline;"><a href="mailto:ustmcgt.hac@wanadoo.fr">ustmcgt.hac@wanadoo.fr</a></span></strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Priorité à un programme d&#8217;union et de combat</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 14:44:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Construction du parti]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>
		<category><![CDATA[NPA]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>

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		<description><![CDATA[

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Un débat politique animé est en cours à l’intérieur du NPA et il a été accéléré suite aux initiatives prises par la direction en vue des élections régionales. La déclaration commune NPA-PG est très critiquée : protestation de huit membres du CPN (Comité Politique National), motions, lettres et contributions de camarades et de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=285&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align:right;"><em><strong><a href="http://promcomm.files.wordpress.com/2009/08/promethee77.pdf" target="_blank">télécharger au format pdf</a></strong></em></p>
<p>Un débat politique animé est en cours à l’intérieur du NPA et il a été accéléré suite aux initiatives prises par la direction en vue des élections régionales. La déclaration commune NPA-PG est très critiquée : protestation de huit membres du CPN (Comité Politique National), motions, lettres et contributions de camarades et de comités. C’est un signe de vitalité militante. Au même temps, ce débat nous interpelle sur les questions les plus importantes de la lutte de classes et de l’activité du mouvement ouvrier, de la jeunesse et de la population exploitée.</p>
<p>Les membres du Collectif Communiste Prométhée qui militent dans le NPA apportent leur contribution à la discussion, dans la suite de leur intervention dans la construction du NPA et dans les luttes et combats du mouvement ouvrier et démocratique. Nous essayons de souligner les contenus programmatiques, politiques et organisationnels qui concernent le combat pour le communisme révolutionnaire.</p>
<p><span id="more-285"></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Un débat nécessaire sur le mouvement ouvrier</span></h2>
<p>Le CPN des 20 et 21 juin a approuvé une résolution intitulée « La situation politique après les élections européennes ». Cette dernière établit un bilan des élections européennes et fixe une « orientation générale » pour les élections régionales. Au delà des questions que soulèvent ce bilan et cette orientation, le trait marquant de cette résolution est qu’elle tourne le dos aux questions les plus cruciales qui traversent le mouvement ouvrier. Les militants ont le droit de se demander si leur direction vit dans le monde étroit des élections et de l’opinion publique ou dans celui beaucoup plus riche mais aussi plus conflictuel de l&#8217;activité de la population exploitée.</p>
<p>En effet, le CPN arrive après la première campagne politique du NPA mais aussi et surtout après ce qu’on peut appeler la première séquence de mobilisation des organisations syndicales nationales dans la longue période de la nouvelle crise capitaliste. Cette mobilisation – marquée par les puissances journées du 29 janvier et du 19 mars – s’est soldée par le fiasco du 13 juin. La « politique d’unité » des huit confédérations et leur plateforme revendicative du 5 janvier ont ouvert – avec la victoire symbolique de l&#8217;UMP aux élections européennes – un boulevard pour la politique du gouvernement et de la classe capitaliste.</p>
<p>Nous sommes face à des difficultés réelles, qui méritent un profond débat et qui demandent une réflexion et une intervention militante indépendant des intérêts, des traditions et des formes de pensée de la gauche institutionnelle et des appareils. Le critère politique essentiel pour nous – pour reprendre des mots classiques – est le changement à opérer dans la conscience et l’organisation du prolétariat. Le débat électoral doit découler de ce critère et non l’inverse</p>
<p>Nous sommes dans une période de crise, de crise profonde du capitalisme. Qui dit « crise » dit aussi coups terribles pour la population, dislocation des relations traditionnelles entre les classes et à l’intérieur de la classe ouvrière, y compris des expressions syndicales de lutte contre l’exploitation.</p>
<p>La classe ouvrière et la jeunesse sont entrées dans cette période de crise – confrontées à une offensive de la classe capitaliste – avec des organisations faibles, dispersées et pour la plus part décidées à collaborer plus ou moins ouvertement avec le Président dans sa quête de « moralisation » du capitalisme. Simultanément, la classe ouvrière et la jeunesse affichent un capital militant et de lutte considérable, avec des centaines et des milliers de noyaux de résistance. Cette contradiction s’est exprimée entre le 5 janvier et le 13 juin et va continuer à se développer.</p>
<p>Le NPA doit consacrer toute son énergie aux exigences qui découlent de l’intervention des exploités dans la crise capitaliste. C’est une tâche soulevée par le Congrès de fondation et qui est en train d’être abandonnée. La protestation de huit membres du CPN indique avec raison que les « camarades ouvriers [sont] trop peu nombreux dans le NPA ». Le NPA a les ressources politiques pour combler ce déficit ; il attire l’intérêt des militants et essaye de se situer sur le terrain de la lutte contre le capitalisme et ses institutions. Mais s’il considère que la politique s&#8217;est se consacrer aux questions électorales et non à celles posées par la crise capitaliste et aux exigences de mobilisation du mouvement ouvrier, il va dilapider et perdre son capital.</p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Les organisations de la gauche et le mouvement ouvrier</span></h2>
<p>La politique de Sarkozy contre le mouvement ouvrier et la politique de la classe capitaliste dans la crise s&#8217;exécutent –  au moins pour le moment – avec la collaboration et l’adaptation des directions des partis de la gauche institutionnelle. Comme l&#8217;attestent certains faits significatifs : commission Rocard-Juppé sur l&#8217;emprunt national, commission Rocard sur la création d&#8217;un nouvel impôt injuste baptisé « taxe carbone », commission de parlementaires du PCF à l&#8217;UMP pour « régler la crise économique. »</p>
<p>Toutes les formes d’intégration des syndicats à l&#8217;État ont été préservées et même consolidées. La politique d’unité de la plateforme du 5 janvier a servi pour justifier la discipline des organisations syndicales. Les journées d’action ont été un gaspillage et une diversion. La mobilisation d’ensemble a été disciplinée, étouffée et finalement découragée.</p>
<p>Le NPA aurait dû se différencier de cette orientation de collaboration et d’adaptation. Ça découle des impératifs du combat élémentaire contre le capitalisme, de l’anticapitalisme. La crise et ses conséquences terribles ne poussent pas les directions syndicales et la gauche institutionnelle à la rupture, à l’opposition aux institutions – nationales et européennes – et à la remise en cause du capitalisme.</p>
<p>Pendant les six derniers mois (et le CPN garde le silence sur ce fait) toutes les organisations de gauche, y comprit le NPA, ont signé à chaque opportunité une déclaration d’appui à la politique d’unité syndicale et de soutien des pratiques découlant de la plate-forme du 5 janvier. La Charte d’Amiens et le principe d’indépendance entre syndicats et partis ne l’ont pas empêché. Le NPA voudrait continuer à entretenir l’illusion que les directions des organisations de gauche dans le cadre actuel peuvent contribuer à la mobilisation et développer une opposition réelle même réformiste à la politique de la bourgeoisie face à la crise. Nous pouvons appeler cette paralysante illusion comme le danger d&#8217;une nouvelle union de la gauche.</p>
<p>Les discussions et accords avec le PG, le PCF et d&#8217;autres formations, se justifient d’après le CE (Comité exécutif du NPA) par la nécessité d’ « un accord durable sur programme écologiste,anticapitaliste, social et démocratique de rupture », accord qui s’adresse « à l’ensemble de la gauche anticapitaliste et écologique ». La dure réalité est que le PG et le PCF ne sont pas des forces anticapitalistes et de rupture et que si le NPA essaye de se construire comme un parti de lutte de classes, aucun accord programmatique durable est possible avec ses partis. Une analyse même sommaire des choix politiques du PCF et du PG montre clairement qu&#8217;ils participent pleinement aux institutions de l&#8217;État capitaliste et qu&#8217;ils n’ont aucune intention d’y déroger. On ne peut pas exclure, bien sûr, que dans certaines situations ces partis soient amenés à « aller plus loin » de ce qu’ils voudraient et qu&#8217;ils s’affrontent à la bourgeoisie et à son système. Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France et en Europe. Pour ne pas aller plus loin, les élections européennes viennent de démontrer que le PCF et le PG sont des partisans de l&#8217;Union européenne en développant la thèse réformiste et illusoire de sa « réorientation ». Alors que la lutte pour la rupture avec les traités et les institutions capitalistes européens est une des conditions pour défendre les conquêtes et les conditions de vie de la population laborieuse. Cette lutte impose l&#8217;unité d&#8217;action des classes ouvrières d&#8217;Europe contre leurs propres gouvernements et l&#8217;Union européenne.</p>
<p>On peut citer un autre exemple très instructif de la campagne européenne : le PG s’est refusé aux mots d’ordre « régularisation de tous les sans papiers » parce qu&#8217;il se considère comme un parti de gouvernement. Ce fait révélateur a été soulevé par la Gauche unitaire accompagné par un silence assourdissant de la direction du PCF. Donc acte, ils sont des partis de gouvernement, donc ils ne peuvent être des partis anticapitalistes de lutte. Aucun accord programmatique durable peut justifier les accords avec le PCF et le PG. Le NPA ferait fausse route s’il s’engageait dans cette voie. Il ferait le mouvement inverse de celui qui a donné lieu à sa constitution. C’était une rupture, même limitée du point de vue du programme mais néanmoins réelle, avec la gauche institutionnelle et son orientation pour un gouvernement d’union de la gauche avec le PS. L’écho et la signification de la candidature Besancenot allaient dans le même sens. Aujourd’hui on transite à nouveau sur les sentiers des comités unitaires, qui vont soit nous conduire dans le marais soit nous faire perdre un temps précieux.</p>
<p>La question d’un accord avec le PG et le PCF n&#8217;est pas posée seulement pour le second tour des élections. En France, un appel à voter PS et les autres partis ouvriers bourgeois dans des élections contre la droite, est cohérent avec une orientation révolutionnaire et anticapitaliste s&#8217;il se fait dans la clarté. Or, les directions du PG et du PCF l’envisagent comme la cheville ouvrière de leur politique de participation à la gestion de l&#8217;État bourgeois. Un tel choix est incompatible avec les objectifs d&#8217;un parti anticapitaliste comme le NPA.</p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Le combat pour le front unique, pour l’unité d’action</span></h2>
<p>L’unité d’action est une exigence permanente de la lutte des exploités. Le front unique exprime dans l&#8217; action politique cette nécessité quand la classe ouvrière est organisée et/ou encadrée par des organisations différentes. Mais la transcription arithmétique à la lutte de classes dans la France d’aujourd’hui n’est pas automatique. Nous ne renonçons pas à demander aux directions syndicales et politiques qui se réclament de la classe ouvrière et de la population laborieuse, qu’elles engagent leurs organisations dans la lutte et la mobilisation. Le contraire serait un gauchisme stérile. Cette politique de front unique est possible seulement à partir d’une orientation indépendante de toute illusion sur la politique de ces directions.</p>
<p>La direction du NPA conçoit deux et même trois formes de front unique : avec l’ « ensemble des forces syndicales, associatives et politiques » pour lutter contre Sarkozy ; avec la « gauche radicale » pour un accord programmatique durable. Cette dernière est une chimère ou une impasse. La première mérite une élaboration de la part des militants et regroupements de lutte de classes. C&#8217;est à celle-ci que le NPA doit s&#8217;atteler.</p>
<p>Les six derniers mois ont été marqués par le congrès de fondation du NPA, l’installation de la crise durable du capitalisme et de la plate-forme intersyndicale du 5 janvier. L&#8217;expérience vécue montre que la question élémentaire de l&#8217;unité d’action contre le gouvernement Sarkozy n’est pas pour autant une évidence. La mobilisation contre la privatisation de la Poste – privatisation que le gouvernement vient de confirmer – le prouve une fois de plus. On peut lancer des pétitions et organiser des rassemblements, quand il s’agit de se mobiliser contre le gouvernement, les organisations traditionnelles de la gauche institutionnelle politique et syndicale trouvent toujours le prétexte pour ne pas le faire ou pour détourner le mouvement de ses objectifs.</p>
<p>A Prométhée nous persistons : le front unique exige une capacité d’action autonome vis-à-vis des appareils, pour l’impulser et l&#8217;imposer. Front unique et comités unitaires vont ensemble, sinon c&#8217;est la gauche institutionnelle qui mène la danse et bloque la prise de conscience des exploités. Le NPA se trouve dans un cadre nouveau, en relation à l’expérience historique des organisations révolutionnaires. Son influence et sa capacité de regroupement lui permettent de prendre d’initiatives unitaires et pas simplement de demander aux autres de le faire.</p>
<p>Quel est aujourd’hui l’initiative de front unique, d’unité d’action à prendre ? Un exemple s&#8217;impose au moment où que le patronat détruit des emplois à tour de bras : l&#8217;interdiction des licenciements. Ce qui implique de constituer des collectifs unitaires pour l&#8217;interdiction des licenciements (collectifs qui doivent décider de tout, slogan, textes, matériels, date de réunion et de manifs) et l&#8217;organisation d&#8217;une manifestation nationale (là encore décidé collectivement&#8230;).</p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Se mobiliser et s&#8217;organiser pour un programme anticapitaliste</span></h2>
<p>La position politique du NPA pour les régionales doit découler de son programme face à la crise. Pour l’instant, la direction du NPA procède à l’inverse. La résolution politique du CPN constate que « Nous avons eu du mal à tout faire et surtout à lier luttes sociales et campagne politique ». C’est important et notre tache dans les prochains mois n’est pas d’obtenir un « accord de la gauche radicale » pour les élections régionales mais d’avancer sur le chemin de l’unité d’action « pour que la crise soit payée par les riches ».</p>
<p>On connaît les prémisses et la colonne vertébrale de ce programme : des mesures qui doivent mettre en question la propriété privée des moyens de production, la gestion capitaliste et qui – surtout – doit s’affronter avec l&#8217;État capitaliste. Il s&#8217;agit d&#8217;un projet qui doit inclure l’ensemble des problèmes de la classe ouvrière, de la jeunesse et de la population : interdiction de licenciements, ouverture des livres de comptes des entreprises et des banques, logement , éducation, santé pour tous, bourses d’alimentation, répartition des heures de travail, expropriation sans indemnités des banques et des grands groupes capitalistes. Ce projet doit également poser la la question de quelle classe détient le pouvoir, ce qui implique d&#8217;affirmer la nécessité de la rupture avec les institutions de gestion du capitalisme depuis l&#8217;État jusqu&#8217;aux institutions mondiales en passant par l’Union européenne.</p>
<p>Un tel programme n’est pas une liste de mots d’ordre mais une articulation entre les revendications qui peuvent mobiliser la population et faciliter la progression de son organisation dans des cadres autonomes des appareils institutionnels. Alors il ne peut pas et il ne doit pas jaillir d’une organisation politique même animée par un programme révolutionnaire. C’est le résultat d’une impulsion politique. C&#8217;est la résultat de l’activité des militants et des masses. C&#8217;est le résultat de réflexions, de débats, de propositions et de révisions.</p>
<p>Le NPA est en situation pour impulser ce travail. Mais on doit infléchir les priorités et les orientations : « Il est encore temps de faire apparaître notre volonté unitaire sur le terrain des luttes à mener en commun d’abord, sans mettre en avant le PG et Mélenchon qui devient le centre et le pivot d’une alliance électorale pour la préparation des régionales », comme l&#8217;expliquent si justement les huit membres du CPN opposés à la déclaration commune NPA-PG.</p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Quel accord pour les élections régionales ?</span></h2>
<p>A notre avis, deux éléments centraux doivent être pris en compte dans notre agitation politique pour les élections régionales. La politique de Sarkozy est de transférer vers les collectivités territoriales une partie importante de la gestion de la misère et de la pénurie : RSA, hôpitaux, éducation, transports, services publics. Cette politique aggrave les difficultés et les inégalités en favorisent la privatisation et en augmentant les impôts payés par la population et les tarifs.</p>
<p>D’un autre côté, les régions (presque toutes sont gérées par la gauche) se livrent à une concurrence sauvage aggravée par la crise pour les investissements et la localisation du capital, à travers les subventions et les privilèges . La crise donne lieu à des vraies hécatombes dans certaines régions, villes et territoires avec son cortège de misère sociale, de disparition des services publics, de chômage et de travail précaire.</p>
<p>Notre agitation politique pour les régionales doit inclure donc la nécessité de défendre les services publics pour tous, l’opposition à toute fermeture d’entreprises et aux licenciements en affirmant le passage sous contrôle public de toute entreprise en liquidation. Aucune subvention pour les groupes capitalistes comme – à l&#8217;instar du gouvernement Sarkozy – le font les Conseil régionaux gérés par les partis de la gauche institutionnelle. Notre agitation politique découle d&#8217;une défense inconditionnelle des conditions de vie matérielles et morales de la population. Nous nous opposons contre tout impôt, taxe, et tarif qui aggravent les conditions de vie des salariés et des jeunes. Nous défendons la gratuité des transports pour les chômeurs et les jeunes.</p>
<p>Enfin, nous démontrerons que la politique conduite par les partis de la gauche institutionnelle à la tête des régions n&#8217;est pas fondamentalement différente de celle imprimée par Sarkozy au niveau de l&#8217;État central. Nous démontrerons qu&#8217;il existe – dans les faits – une forme de cogestion des affaires de la classe dominante. Un parti qui se place résolument sur le terrain de la défense des intérêts de la population laborieuse ne peut pas se vautrer dans cette cogestion toujours favorable au capitalisme.</p>
<p>Les Info hebdo du CE du 9 juillet annoncent un calendrier qui essaie de donner l’impression que rien n’a été décidé avec le PG et les autres forces politiques : « Rien n’est acté, avec personne. (…) Il n’y a aucune urgence, le CPN de rentrée fera le point. A cette occasion nous proposerons que celui-ci organise en novembre une procédure de ratification des décisions à prendre sur la question, par l’ensemble des membres du parti tel que le prévoit nos statuts provisoires. » Donc acte.</p>
<p>En effet, c’est encore trop tôt pour dire qu&#8217;un accord sera possible pour les élections régionales avec certaines forces. De toute façon la seule façon de procéder est d’inverser les priorités. Faire du programme d’action pour l’intervention unitaire du NPA le premier point en agissant, ici et maintenant, pour faire confluer l’agitation sociale et politique. L’intervention du NPA dans les élections régionales doit se situer dans la continuité de son intervention contre la crise du capitalisme et dans son combat pour l’unité d’action pour que la crise soit payée par les riches.</p>
<p>L&#8217;intervention politique fondée sur un programme d&#8217;union et de combat doit en toute occasion poser la question d&#8217;un gouvernement capable de satisfaire les revendications vitales de la population laborieuse, d&#8217;un gouvernement qui ne peut être que celui des travailleurs.</p>
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		<title>Les politiques anti-crise soumises aux marchés financiers</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2009 12:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Crise du capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>
		<category><![CDATA[Politique gouvernementale]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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Le 15 juin 2009, s’exprimant à la tribune de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), Nicolas Sarkozy a dénoncé « la marchandisation du monde » et fustigé « un capitalisme financier devenu fou à force de n’être soumis à aucune règle et dont on commence à mesurer à quel point il peut être destructeur. »
Depuis [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=280&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
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<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;text-align:right;"><a href="http://promcomm.files.wordpress.com/2009/08/promethee76.pdf" target="_blank"><strong>télécharger au format pdf</strong></a></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Le 15 juin 2009, s’exprimant à la tribune de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), Nicolas Sarkozy a dénoncé « </span><span style="font-size:x-small;"><em>la marchandisation du monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> » et fustigé « </span><span style="font-size:x-small;"><em>un capitalisme financier devenu fou à force de n’être soumis à aucune règle et dont on commence à mesurer à quel point il peut être destructeur</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Depuis le déclenchement de la crise, les discours enflammés contre le capitalisme financier sont légion. De Sarkozy à Obama, du directeur général « socialiste » du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss Kahn, au gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, le refrain est toujours le même : il est indispensable de purifier et de moraliser le capitalisme, en le débarrassant de sa maladie financière. Un refrain repris également par un grand nombre d’économistes parmi lesquels, Michel Aglietta, selon lequel « </span><span style="font-size:x-small;"><em>il faut protéger la finance de ses propres errements</em></span><span style="font-size:x-small;"> » (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>1</strong></span><span style="font-size:x-small;">) et Paul Krugman, pour qui « </span><span style="font-size:x-small;"><em>un monstre s’était emparé de notre économie. Maintenant il faut entièrement la définanciariser.</em></span><span style="font-size:x-small;"> » (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 10 mai).</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">A les lire et à les entendre, l’heure serait au combat sans merci contre la domination intolérable des marchés financiers qu’il faudrait domestiquer afin de les mettre au service de l’économie réelle, c’est-à-dire de la production et de l’emploi. Le pari serait donc le suivant : le rétablissement des banques et les plans de relance vont rétablir la confiance, le crédit bancaire repartira de plus belle entraînant derrière lui les échanges, la production et la consommation. Plus fondamentalement, selon Nicolas Sarkozy lui-même, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>il faut faire de l’économie française à nouveau une économie de production.</em></span><span style="font-size:x-small;"> ».</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Tels sont donc les écrits et les discours (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>2</strong></span><span style="font-size:x-small;">)</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Mais il y a la réalité des politiques menées par tous les gouvernements avec l’appui des institutions internationales, du FMI de Dominique Strauss Kahn à la Banque Centrale Européenne (BCE) de Jean Claude Trichet sans oublier l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) du « socialiste » Pascal Lamy. Des politiques qui viennent de fournir leurs premiers résultats : d’après </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 16 juillet, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs vient d’annoncer des bénéfices records, qui n’ont pas été réalisés dans l’économie réelle mais sur les marchés financiers par des opérations spéculatives, à l’origine, on s’en souvient, de la crise financière. Questions : comment en est &#8211; on arrivé là ? Comment des politiques, officiellement destinées à la régulation des marchés financiers, aboutissent à revitaliser ces mêmes marchés financiers  au détriment de la production et de l’emploi ? </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><span id="more-280"></span><br />
</span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Sauver les banques ou sauver les banquiers ?</strong></span></h2>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Au lendemain de la crise, tous les gouvernements ont tenu le même discours : la priorité des priorités est de sauver les banques, pour leur donner les moyens de financer à nouveau l’économie et de sauver l’épargne de la population. Ne pas sauver les banques, nous a-t-on alors expliqué, c’est mettre en danger l’épargne des petites gens, accroître leur défiance à l’égard de l’économie et les conduire à restreindre leur consommation ; c’est aussi asphyxier les entreprises par manque de crédit et au total entraîner le pays dans une catastrophe sans nom et dont les conséquences retomberaient sur les travailleurs et en particulier sur les plus pauvres d’entre eux. C’est pourquoi, afin de protéger les plus pauvres, il était alors indispensable de protéger les banques. L’argumentation pouvait sembler solide, et les mesures pratiques ont suivi avec une rapidité à laquelle, reconnaissons-le, nous n’étions pas habitués en matière de lutte contre la pauvreté et de protection des petits épargnants.</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">En effet, aussitôt dit, aussitôt fait, des milliers de milliards de dollars furent mobilisés, afin de faciliter le refinancement des banques : prêts de toutes sortes, garanties de prêts, prise de participation dans le capital des banques, les gouvernements ont alors fait preuve d’une imagination débordante pour trouver les milliards de dollars et d’euros qu’ils peinaient à trouver quelques mois plus tôt pour lutter efficacement contre le chômage et la pauvreté. On s’en souvient encore, Sarkozy se lamentait devant des caisses publiques vides et François Fillon se déclarait à la tête d’un État en faillite. Mais, miracle de l’économie de marché, lorsqu’il s’agit de sauver les banques, les milliards tombent comme à gravelotte. Des banques confrontées à un double problème : un manque de liquidité et des comptes plombés par ce qu’on a appelé des produits toxiques. Dans cette situation, les États vont les alimenter en liquidités et tenter de les débarrasser de leurs produits toxiques. </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Traditionnellement, les banques ont pour but de financer l’économie en accordant des crédits aux entreprises et aux ménages, mais elles ont, elles aussi, besoin d’argent, ce qu’on appelle le besoin de refinancement des banques. Habituellement ce refinancement a lieu sur un marché, appelé marché interbancaire où les banques se prêtent de l’argent les unes aux autres en fonction des situations de chacune d’entre elles. Sur ce marché intervient également la Banque Centrale, qui fournit les liquidités nécessaires, en prêtant de l’argent aux banques en cas de tensions sur le marché interbancaire, tensions qui surgissent lorsque la somme d’argent que les banques prêteuses sont disposées à prêter est inférieure à la somme d’argent que recherchent les banques en besoin de financement. La crise financière et économique actuelle a éclaté au grand jour à l’occasion de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, qui a provoqué une paralysie des marchés interbancaires, chaque banque refusant de prêter aux autres, de crainte de ne pas être remboursée. La crise financière a donc commencé par une crise de liquidité bancaire. Dans ces conditions, les Banques Centrales, comme la FED, banque centrale américaine, et la BCE ont largement ouvert les robinets du crédit pour garantir la liquidité des banques. Elles ont notamment allongé la durée des prêts accordés aux banques et surtout elles ont élargi la gamme des garanties qu’elles demandent, c’est-à-dire des titres qu’elles demandent aux banques pour garantir les prêts. En d’autres termes, avant la crise, lorsque les banques empruntaient aux Banques centrales, elles apportaient en garantie des titres solides qui avaient une valeur certaine. Exemple à but uniquement pédagogique : une banque a prêté de l’argent à Monsieur Martin pour acheter un appartement. La banque détient une reconnaissance de dette signée Martin et ce papier est un titre financier. Si la banque elle même a besoin d’argent et emprunte à sa Banque centrale, elle peut donner en garantie la reconnaissance de dette de Martin. Ce titre est une garantie si, et seulement si Martin peut rembourser sa dette. Dans ces conditions on peut dire que le titre offert en garantie est solide. Mais, maintenant, supposons, que Martin ne puisse plus rembourser sa dette : sa reconnaissance de dette ne vaut plus rien et ne peut plus être considérée comme une garantie offerte par la banque à la Banque Centrale. Dans ces conditions, ne pouvant plus apporter de garanties solides, la banque ne devrait plus pouvoir emprunter à la Banque Centrale et son activité serait paralysée. C’est pourquoi, la Banque Centrale va être de moins en moins regardante sur la solidité des titres financiers offerts en garantie par les Banques, et accepter de plus en plus de titres pourris, n’ayant pas grande valeur, sinon aucune. (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>3</strong></span><span style="font-size:x-small;">) </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">On dit alors que les banques centrales monétisent des dettes douteuses en achetant des titres financiers pourris et selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 3 juin, le bilan de la Banque Centrale des USA est passé de 850 à 4 500 milliards de dollars dont les deux tiers sont constitués d’actifs pourris ou toxiques, ce qui conduit </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 25 mai à écrire que « </span><span style="font-size:x-small;"><em>le bilan de la Banque Centrale US ressemble à celui d’un hedge fund</em></span><span style="font-size:x-small;"> »,c’est-à-dire au bilan d’un fonds spéculatif. Quant à la BCE, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>elle abreuve le système bancaire de liquidités</em></span><span style="font-size:x-small;">. »(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 7 mars). Autrement dit, pour lutter contre la crise financière issue de la spéculation du secteur privé, les gouvernements ont transformé les Banques centrales publiques en foyer spéculatif et les États s’endettent pour venir au secours des banques privées, devenant ainsi dépendants des marchés financiers et objets consentants de tous leurs chantages. </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Mais que font les banques de ce que </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 20 janvier appellent « </span><span style="font-size:x-small;"><em>les montants astronomiques versés par les États</em></span><span style="font-size:x-small;"> » ? Selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 3 juin, on assiste au phénomène suivant : les Banques Centrales accordent des crédits quasi-gratuits aux banques, celles-ci prêtent de l’argent aux États et perçoivent un taux d’intérêt élevé. Mais ce n’est pas tout : quelques jours plus tard , </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 10 juin nous apprend que « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>es bons résultats des banques au 1</em></span><sup><span style="font-size:x-small;"><em>er</em></span></sup><span style="font-size:x-small;"><em> trimestre étaient constitués, pour une grande part d’activités de marchés spéculatives, celles là mêmes qui ont été décriées pendant la crise financière. Certaines d’entre elles restreignent leurs crédits à l’économie</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>4</strong></span><span style="font-size:x-small;">) En effet, d’après </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 24 avril « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>e constat est sans appel. Si les banques ont bien touché les aides, elles peinent à tenir les engagements qui étaient leur corollaire : aujourd’hui, la croissance du crédit reste désespérément plate, quand elle n’est pas négative</em></span><span style="font-size:x-small;">. » En fait ce sont les actionnaires des banques qui refusent que celles-ci prêtent aux entreprises qui, en période de crise, ne présentent pas de bonnes garanties de remboursement. Les banques ne prêtent pas aux entreprises, celles-ci sont alors contraintes d’emprunter sur les marchés financiers. Passage en revue : </span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 5 avril : 	« </span><span style="font-size:x-small;"><em>sur le marché des obligations 	privées les records s’enchaînent depuis le début 2009,Suez, 1,8 	milliard, Auchan, 1 milliard,.Les entreprises non financières ont 	pris acte de la nouvelle donne et payent ce que demandent les 	investisseurs</em></span><span style="font-size:x-small;">. ».</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 10 mars : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>la 	crise fragilise la structure financière des entreprises qui sont 	obligées d’aller chercher de l’argent. Elle fait le bonheur des 	banques d investissement : pour ces dernières c’est le 	jackpot.</em></span><span style="font-size:x-small;"> »</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 10 mai : 	« </span><span style="font-size:x-small;"><em>Sur les marchés des capitaux c’est 	toujours plus fort : les entreprises empruntent, les marchés 	absorbent. L’appétit des investisseurs reste sans limites</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 27 mai : « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>es 	groupes très endettés lèvent des capitaux dans l’urgence. Sur 	les places européennes, plus de 70 milliards d’euros ont été 	levés depuis début 2009 sous forme d’augmentation de capital</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
</li>
</ul>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Dans tous les pays, les États ont donc renfloué les banques et, pour ce faire, ont mis en œuvre ce que la Banque de France appelle « </span><span style="font-size:x-small;"><em>une force de frappe considérable</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>5</strong></span><span style="font-size:x-small;">) Mais le travail des États n’est pas terminé : il faut également débarrasser les banques de leur produits toxiques.</span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;page-break-before:auto;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Produits toxiques : Lutter contre la spéculation avec des moyens spéculatifs</strong></span></h2>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Produits toxiques ? Pour faire simple, si l’on détient une reconnaissance de dette d’une personne qui, dans l’immédiat, ne peut pas rembourser, cette reconnaissance de dette ne vaut rien. Elle devient ce qu’on appelle un produit toxique qui dégrade les comptes de son détenteur, en l’occurrence les comptes des banques américaines qui ont prêté à des ménages devenus insolvables. Sauver les banques américaines nécessite donc de les débarrasser de ces produits toxiques. Comment ? Si l’on reste dans le cadre de l’économie de marché, il n’y a qu’une solution : les vendre à des acheteurs potentiels. Mais comment trouver des acheteurs charitables pour des titres, qui pour l’instant, ne valent plus rien. Ce qu’il faut, c’est alors tenter de mettre en place un mécanisme, permettant de les vendre à quelqu’un qui espère ensuite faire une bonne affaire, lorsque les affaires iront mieux, c’est-à-dire lorsque la dette pourra être remboursée. Autrement dit, aux USA, ces produits toxiques reprendront de la valeur lorsque l’immobilier repartira.</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">En d’autres termes, il faut donner un prix à des titres financiers qui n’en n’ont plus, ce qui signifie créer de toutes pièces un marché pour ces produits financiers afin qu’ils puissent de nouveau être échangés. Le marché ayant disparu, c’est l’État américain qui va tenter de le ressusciter avec l’argent des contribuables, c’est -à- dire avec l’argent des ménages. Comment ?</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Le principe est le suivant : les banques américaines doivent pouvoir vendre ces actifs toxiques à d’autres capitalistes financiers. Mais, comme on l’a vu, ces actifs ne valent rien. Conséquence : personne n’en veut. Il faut donc créer un mécanisme incitatif. L&#8217;État américain va donc prêter de l’argent aux acheteurs potentiels à un coût dérisoire. Dès lors, les fonds spéculatifs acceptent d’acheter et les banques peuvent vendre leurs produits toxiques à un prix supérieur à leur valeur. Tel est le principe du plan Geithner, secrétaire d&#8217;État américain au Trésor, équivalent d’un ministre de l’économie en Europe. Plus précisément, pour un achat de 100 dollars, l&#8217;État mettra 7 dollars, les spéculateurs privés en mettront également 7 et le reste de l’achat par les spéculateurs privés sera financé par un prêt de l&#8217;État à ces mêmes spéculateurs, prêt bénéficiant de la garantie de l&#8217;État. Le secteur privé pourra emprunter pour acheter des produits toxiques avec la garantie de l&#8217;État et donc échapper à la dette si l’opération est perdante En effet, si les titres achetés se remettent à augmenter ils gagnent et si la valeur de ces titres diminue, ils échappent à la dette grâce à la garantie de l&#8217;État. En d’autres termes, pour les fonds spéculatifs, il s’agit d’un jeu gagnant-gagnant grâce à l’argent de l&#8217;État,, une nouvelle fois sauveur des marchés financiers. </span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Les marchés ont bondi d&#8217;allégresse</strong></span></h2>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Pour l&#8217;État américain, il s’agit donc de tenter de résoudre un problème issu de la spéculation en faisant appel à des forces de spéculation, ce que reconnaît le journal </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> en écrivant : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>les fonds spéculatifs américains au secours du système financier américain. Washington compte sur ces fonds décriés pour racheter les produits toxiques des banques</em></span><span style="font-size:x-small;">. ».Selon Geithner, sans ces fonds, son plan ne peut pas marcher. En effet, pour acheter ces produits, il faut prendre des risques, et seuls ces fonds peuvent le faire, avec l’aide très généreuse de l&#8217;État, c’est-à-dire des contribuables. Situés, pour la plupart, dans des paradis fiscaux, ces fonds sont appelés à devenir les robots nettoyeurs de la finance mondiale. Avant la crise, certains d’entre eux avaient gagné de l’argent en pariant sur la baisse des titres représentatifs de crédits immobiliers, et aujourd’hui, avec l’aide de l&#8217;État, ils rachètent ces titres en espérant leur hausse future. </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Interrogé à ce sujet par le journal </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 25 mars, un gérant de fonds spéculatif exprime sa satisfaction en ces termes : « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>e plus appréciable dans ce programme est que vous pouvez tirer parti du financement du gouvernement et de la garantie de la Fédéral Déposit Insurance Corporation.</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». Selon ses estimations, en cas de reprise des affaires, le taux de rendement pour les spéculateurs pourrait s’élever à 25%. Au passage, ajoutons que, selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 24 mars, « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>es fonds de pension qui financent les retraites des salariés américains sont incités à participer à ce processus</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">En somme, le plan Geithner consiste à faire payer aux contribuables, par des garanties publiques ou des prêts subventionnés accordés aux financiers privés, une partie significative du rachat des produits toxiques. Plus précisément, les contribuables prêtent à des investisseurs privés pour que ces derniers fassent des profits, ce que le journal </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 24 mars reconnaît bien volontiers en écrivant : « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>e plan Geithner fait la part belle aux investisseurs privés, qui sont invités à prendre un minimum de risques pour une espérance de gain maximale. En clair, le plan socialise l’essentiel des pertes potentielles et privatise la moitié des profits éventuels.</em></span><span style="font-size:x-small;"> » Dans ces conditions on comprend la réaction des marchés financiers. D’après </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 25 mars, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>Wall Street applaudit le plan Geithner</em></span><span style="font-size:x-small;"> », tandis que selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 24 mars « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>e plan Geithner a emporté l’adhésion enthousiaste des grandes places boursières mondiales</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». Pourquoi ? Réponse du même journal : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>vu l’ampleur de la subvention, il est normal que les marchés aient bondi d’allégresse</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Cependant, début juin, on apprenait que les banques détentrices de produits toxiques refusaient de les vendre et en exigeaient un meilleur prix. La crise bancaire étant loin d’être terminée, (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>6</strong></span><span style="font-size:x-small;">) aussi bien aux USA qu’en Europe, la prise en otage de l’argent de l&#8217;État par les banquiers n’est pas près de cesser. </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Pour l’instant,une première conclusion s’impose : le sauvetage des banques ayant été réalisé dans le cadre de l’économie de marché, s’est, pour ainsi dire, naturellement transformé en sauvetage des actionnaires des banques, qui sont les grands acteurs des marchés financiers et les grands responsables de la crise financière.</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Mais l’intérêt des marchés financiers pour les banques et la finance les conduit également à s’intéresser de très près à chaque économie nationale avec l’aide du FMI et de l’Union Européenne. </span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>L’Union européenne au service des marchés financiers</strong></span></h2>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;widows:0;orphans:0;" align="center"><strong><span style="font-size:x-small;"><span style="text-decoration:underline;">Irlande : Soulager les banques</span></span></strong></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Longtemps présentée comme un modèle économique en raison de sa forte croissance fondée sur  la flexibilité de son marché du travail et sur son attractivité pour les investissements extérieurs, l’ Irlande, surnommée le tigre celtique, est depuis près d’un an plongée dans une grave crise économique : système bancaire en faillite, chute de la production, montée du chômage et déficits publics. Depuis le début de la crise, dans ce genre de situation, les partisans de l’économie de marché affirment qu’il est indispensable de pratiquer une politique de relance de la croissance pour lutter contre le chômage. Mais ce type de politique comporte une limite : en toutes circonstances le pays doit rester attractif pour les investisseurs financiers, c’est-à-dire démontrer sa capacité à payer sa dette envers les capitalistes financiers qui financent ses déficits publics. Or, cette capacité a été remise en cause par l’agence de notation Fitch, qui début avril, a dégradé la note de la dette de l’ Irlande. Conséquence immédiate, J. Almunia, Commissaire européen aux affaires économiques, a exigé du gouvernement irlandais une politique dite de consolidation budgétaire pour restaurer la confiance des investisseurs dans la capacité de l’Irlande à payer sa dette. Comme l’écrit le journal </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 7 avril, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>sanctionné par les marchés et les agences de notation, le pays doit impérativement rassurer et préserver sa crédibilité financière. Tant pis pour la croissance</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». En effet, pour rassurer les financiers, le gouvernement irlandais décide alors la mise en œuvre d’un plan d’austérité qui comporte les mesures suivantes : doublement de l’impôt sur le revenu, hausse de l’impôt sur le SMIC et diminution des salaires des fonctionnaires. Dans le même temps, le gouvernement met en place une Agence dotée de 90 milliards d’euros pour isoler les produits toxiques afin, comme l’écrit joliment le quotidien </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 9 avril , « </span><span style="font-size:x-small;"><em>de soulager les banques</em></span><span style="font-size:x-small;"> ».Plus généralement, déclare le ministre irlandais des Finances, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>il nous faut d’abord stabiliser les finances publiques. Tant que nous ne prouvons pas que nous pouvons nous remettre à flot, ceux qui ont investi chez nous et ceux qui pourraient investir à l’avenir ne nous feront pas confiance Que les entreprises se rassurent, il n’est pas question que leurs impôts soient alourdis</em></span><span style="font-size:x-small;"> ».</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Ainsi donc, il y a, d’un côté, les discours sur la nécessaire relance de l’économie en cas de crise et, de l’autre, il y a la réalité : les capitalistes financiers ne s’intéressent nullement à la croissance économique en tant que telle. Lorsque leurs intérêts sont en jeu, ils préfèrent l’austérité , et cela, en pleine période de crise, alors que tous nous racontent que, précisément, en cas de crise , il faut une politique de relance et non pas d’ austérité. Comme l’avoue Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>il faudrait faire autant de relance que possible dans la limite où cela ne remet pas en cause l’équilibre budgétaire à moyen terme, et donc n’inquiète pas les marchés financiers</em></span><span style="font-size:x-small;">. »(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 25 mars).</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Que les gouvernements et l’Union européenne n’y prennent garde, des esprits malintentionnés pourraient finir par croire que les discours sur la relance de l’économie ne servent qu’à justifier le versement de milliards aux banquiers et aux entreprises. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="center"><strong><span style="font-size:x-small;"><span style="text-decoration:underline;">Lettonie : Retour à la terre pour les chômeurs et les enseignants</span></span></strong></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Longtemps présentée comme un modèle de transition à l’économie de marché, la Lettonie est, elle aussi, plongée dans une grave crise économique,en raison notamment,du départ des capitaux placés par les banques suédoises dans ce pays. Déficits publics, perte de valeur de la monnaie, les financiers internationaux perdent confiance en sa capacité à rembourser sa dette. C’est pourquoi, fin mars, le FMI et l’Union européenne (UE) lui accordent un prêt de 7,5 milliards d’euros pour l’aider à regagner la confiance des marchés financiers. Conditions de ce prêt : diminution des salaires du secteur public de 15%, limitation du déficit public à 5% du PIB et donc, selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le</em></span><span style="font-size:x-small;"> </span><span style="font-size:x-small;"><em>Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 2 mars, le nouveau gouvernement doit « </span><span style="font-size:x-small;"><em>jouer de la hache</em></span><span style="font-size:x-small;"> » pour diminuer son déficit budgétaire ce qui signifie des écoles fermées et des milliers d’enseignants licenciés. Commentaire du ministre de l&#8217;Éducation nationale : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>on espère que les enseignants les plus âgés vont prendre leur retraite. Celle-ci n’est pas élevée, mais dans les campagnes, ils ont leur potager, ils pourront s’en tirer</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Cette politique du retour à la terre semble d’ailleurs se généraliser dans le pays : en effet, alors que début juin, la Commission européenne appelle la Lettonie à prendre de nouvelles mesures pour réduire son déficit en soulignant que le déblocage d’une seconde tranche de prêts à ce pays en dépendrait, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 23 juin, nous informe que « </span><span style="font-size:x-small;"><em>ces dernières semaines certaines communes ont commencé à prendre des mesures d’un autre âge : distribuer des lopins de terre aux chômeurs afin qu’ils cultivent des légumes et fassent des conserves avant l’hiver</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Quelques jours plus tôt, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 18 juin annonçait que le FMI et L’UE saluaient la baisse des pensions et des salaires de la fonction publique. Comme on peut le constater une nouvelle fois, l’UE a une conception très particulière de la protection des populations face à la crise financière, et les arguments utilisés pour justifier sa politique sont à géométrie variable. En France, au nom des impératifs de l’économie de marché et de la rentabilité, elle explique que le travail de la terre est dépassé et conduit les agriculteurs à la faillite , alors qu’en Lettonie, au nom des mêmes impératifs, elle prône le retour à la terre. Mais, dans les deux cas, les impératifs du capitalisme financier conduisent au même résultat : la dégradation des conditions de vie des populations. Des impératifs qui se déclinent aussi en hongrois.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="center"><strong><span style="font-size:x-small;"><span style="text-decoration:underline;">Hongrie : L’Euro pour justifier les mesures impopulaires</span></span></strong></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Fin 2008, selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 19 novembre, la Hongrie a été victime d’une « </span><span style="font-size:x-small;"><em>attaque des marchés financiers</em></span><span style="font-size:x-small;"> » qui doutaient de sa capacité à payer sa dette. Cette attaque a pris la forme  d’une attaque contre sa monnaie, les financiers se débarrassant de la devise hongroise, provoquant sa chute et faisant fuir les capitaux. Le FMI est alors venu à son secours et lui a accordé une aide conditionnelle de 20 milliards d’euros en contrepartie de mesures d’austérité. Comme l’écrit si bien le journal </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 3 février, dans une belle formule dénuée bien involontairement de toute ambiguïté, « r</span><span style="font-size:x-small;"><em>ester crédible face aux marchés financiers est capital</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Comment ?</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Selon le quotidien </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 8 avril, le futur premier ministre hongrois a « </span><span style="font-size:x-small;"><em>l’intelligence politique de fixer un cap. Il s’appelle l’euro et a le mérite de pouvoir justifier toutes les mesures impopulaires.</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». Aucun doute n’est alors plus possible. Les plus chauds partisans de l’ euro l’écrivent eux-mêmes : la monnaie unique n’est pas là pour faciliter le développement économique mais pour justifier les mesures impopulaires. Il s’agit là d’une confirmation : en effet, dès le début des années 1990, c’était déjà au nom de la création de l’euro que tous les gouvernements avaient justifié la mise en œuvre des critères de Maastricht , qui fixaient des bornes aux déficits publics pour mieux s’en prendre aux dépenses sociales, organiser la diminution du nombre de fonctionnaires par définition improductifs, et lancer des vagues de privatisation. A cette époque, le non respect de ces critères nous était présenté comme le prélude à la catastrophe économique. Les critères ont été respectés et … la catastrophe a eu lieu. Et aujourd’hui, les mêmes esprits éclairés proclament avec autant d’ arrogance qu’hier, que la sortie de crise passe par le non respect temporaire de ces critères, critères rapidement jetés aux oubliettes pour venir au secours des banquiers. De nouveau, des esprits mal intentionnés pourraient finir par mettre en doute le sérieux des arguments avancés par les partisans de l’économie de marché pour justifier leurs politiques successives. D’autant plus que ces derniers mois, ces mêmes gouvernements, qui ne respectent plus ces critères, rappellent la nécessité … de les respecter chaque fois qu’ils ressentent le besoin de justifier une réduction du nombre de fonctionnaires et leurs contre-réformes de la Sécurité Sociale. En outre, régulièrement, la Commission européenne rappelle l’existence du Pacte de stabilité, pour rassurer les financiers internationaux sur la capacité des gouvernements européens à rembourser leur dette. (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>7</strong></span><span style="font-size:x-small;">) </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Sauvetage des banques dans tous les pays en crise, crises nationales particulières, les marchés financiers imposent leur loi. Mais cette loi, ils l’imposent également à ce qu’on appelle l’économie réelle. </span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>L&#8217;Économe réelle soumise aux marchés financiers</strong></span></h2>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Les fonds de pensions, les banques d&#8217;investissement, les fonds spéculatifs et les firmes multinationales sont actionnaires d’entreprises, et à ce titre ont perdu beaucoup d’argent avec la crise financière. Dès lors, il leur est indispensable de compenser ces pertes en augmentant la rentabilité des entreprises dont ils détiennent une partie du capital ou auxquelles ils ont prêté de l’argent. Comment ? En utilisant tous les moyens mis à leur disposition par les gouvernements pour abaisser le coût du travail et accroître l’exploitation des travailleurs : licenciements massifs, flexibilité du travail, remise en cause des conventions collectives et du code du travail, attaques de toutes sortes contre le SMIC, diminution des cotisations sociales et attaques contre les retraites, subventions aux entreprises et diminution de leur fiscalité, tout cela au nom de la nécessaire compétitivité des entreprises face à la mondialisation. Des moyens, largement utilisés depuis le début des années 1980 pour augmenter les profits, et qui ont créé les conditions de la crise : suraccumulation du capital et spéculation financière. Mais des moyens plus utiles que jamais pour un capital en crise et qui tente d’en sortir par les seules méthodes conformes à sa nature : l’accroissement des profits. C’est pourquoi, dans tous les pays en crise, le capital, à la recherche de profits supplémentaires, réduit les coûts de production et principalement la masse salariale, ce qui se traduit notamment par des plans de restructuration (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>8</strong></span><span style="font-size:x-small;">) et par des vagues de licenciements qui frappent tous les secteurs économiques, de l’industrie aux services. A ce sujet, que n’avait-on pas lu et entendu à propos de la société post- industrielle, dans laquelle les créations d’emplois dans les services allaient plus que compenser les inévitables destructions d’emplois dans l’industrie. Certes, disait-on aux ouvriers et à leurs enfants, la crise et la recherche de la compétitivité nous contraignent, avec regret évidemment, à licencier, mais n’ayez crainte, les forces créatrices de l’économie de marché sont à l’œuvre et l’avenir vous appartient dans le secteur des services. Un avenir pour le moins assombri, puisque le 8 décembre 2008, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> nous informait qu’aux USA, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>les deux tiers des destructions d’emplois concernent les services</em></span><span style="font-size:x-small;">. ». De nouveau, des esprits mal intentionnés pourraient finir par croire, que dans le capitalisme, les forces de destruction finissent par l’emporter très largement sur les forces de création.</span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>La société toboggan</strong></span></h2>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Au passage, notons que ces licenciements apparaissent pour le moins surprenants. En effet, à entendre les défenseurs de l’économie de marché depuis le début des années 1980, la flexibilisation des marchés du travail, le développement des contrats à durée déterminée et la libéralisation des licenciements avaient pour objectif la lutte contre le chômage par la création d’emplois. La remise en cause de ce qu’ils appelaient et appellent toujours les rigidités, c’est-à-dire les protections des salariés, devait rendre le marché du travail plus fluide et faciliter le retour au plein emploi. Autrement dit, les entreprises embaucheraient plus aisément si elles avaient la garantie de pouvoir licencier librement en cas de besoin et les emplois précaires étaient présentés comme le chemin le plus sûr vers le CDI. Aujourd’hui encore, cette politique est défendue par les économistes de l’OCDE, selon lesquels, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>la débâcle des marchés financiers ne remet pas en cause les effets bénéfiques des réformes que nous préconisons en matière de marché du travail </em></span><span style="font-size:x-small;">»(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 4 mars), et en Espagne, le gouverneur de la Banque Centrale est remonté au créneau pour suggérer de flexibiliser les conventions collectives et de remettre en cause le système de négociation salariale.(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 8 avril). Or, en Espagne précisément, où le marché du travail a été flexibilisé, les CDD représentent aujourd’hui 30% de la population active, ce qui n’empêche nullement ce pays d’être devenu ce que </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 4 mars appellent « </span><span style="font-size:x-small;"><em>une machine à fabriquer des chômeurs qui tourne à plein régime</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Autre exemple, le Japon : pays longtemps présenté comme celui de la stabilité de l’emploi, ces mêmes réformes ont conduit 35% des salariés en CDD ou en intérim qui sont aujourd’hui les premiers licenciés et d’après </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 7 avril, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>le Japon découvre le phénomène de la pauvreté en raison de la descente aux enfers des travailleurs précaires qui privés d’emploi perdent également leur logement</em></span><span style="font-size:x-small;"> ».Dans ce pays, ce phénomène a donné naissance à l’expression « </span><span style="font-size:x-small;"><em>société toboggan</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>9</strong></span><span style="font-size:x-small;">) On est donc loin des discours sur l’accès aux nouvelles technologies et la souplesse du marché du travail, censés faciliter la mobilité ascendante des pauvres, à condition bien évidemment, que ces mêmes pauvres saisissent la chance inestimable qui leur était généreusement offerte de s’en sortir grâce à des politiques leur permettant enfin de fournir des efforts rémunérateurs, car libérés des carcans imposés par des politiques sociales d’un autre âge. Ce discours, faut-il le remarquer, n’a pas été l’apanage des seuls partis de droite. Il a également été repris avec force par les « socialistes » anglais de Tony Blair, présentés à Paris, comme des modèles de modernisation et de rénovation programmatique, et dont la politique a donné les résultats suivants : depuis 2005, en termes réels, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation, les pauvres se paupérisent tandis que les riches s’enrichissent (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Mond</em></span><span style="font-size:x-small;">e du 10 mai 2008). Des « socialistes » anglais qui dirigent un pays dans lequel de nombreuses entreprises proposent des réductions de salaires. Ainsi, selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 17 juillet, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>les 3 200 pilotes de British Airways ont accepté un recul de 2,6% de leur rémunération actuelle, couplé à une hausse de leur temps de travail. La compagnie aérienne a également proposé à ses salariés de réduire leur salaire, de prendre des congés sans solde ou de travailler pour rien. Quelques 7 000 d’entre eux ont accepté l’offre de la direction et 800 vont travailler bénévolement pendant un mois. Ces pratiques prennent aujourd’hui une ampleur inédite, se propagent à l’ensemble de l’économie et n’épargnent pas les services.</em></span><span style="font-size:x-small;"> ».</span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Travailler gratuitement</strong></span></h2>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Travailler plus pour gagner moins, ou plus directement encore, travailler gratuitement, le capitalisme en vient à exprimer ouvertement sa nature profonde, celle d’un système basé sur la plus grande exploitation possible de la force de travail. Qui sait, un jour, faudra- t- il payer pour avoir un emploi ?</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Travailler plus, mais pas seulement durant la semaine, le mois ou l’année mais également à l’échelle de la vie. Au nom, encore une fois de la compétitivité des entreprises qui passe notamment par la réduction des cotisations sociales, les gouvernements imposent des réformes des retraites qui signifient recul de l’âge de départ et réduction des pensions. Comme le dit, avec finesse, un responsable de l’Agence Économique et Financière cité dans le journal </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 10 avril «</span><span style="font-size:x-small;"><em>si nous devons vivre jusqu’à 85 ans, est- il souhaitable que nous nous arrêtions à 65 ans pour passer 20 ans affalés devant la télévision</em></span><span style="font-size:x-small;"> ». Il nous avait échappé que quelques exercices physiques, à l’usine ou au bureau, bons pour la santé, éviteront aux personnes âgées de perdre bêtement leur journée devant la télévision, et leur permettront de passer une bonne nuit, pour le lendemain matin, se lever, bon pied bon œil, et prouver une nouvelle fois leur tonicité productive.</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Cette politique donne de premiers résultats aux USA, où « </span><span style="font-size:x-small;"><em>les retraités sont aussi sur le marché de l’emploi. La seule catégorie de la population américaine qui travaille davantage est celle des plus de 55 ans, forcés qu&#8217;ils sont de travailler depuis que leurs économies ont été sensiblement écornées par la chute brutale de l’épargne retraite.</em></span><span style="font-size:x-small;">» (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 7 avril). Cette politique est également justifiée par la nécessaire réduction du déficit de la Sécurité sociale au nom du respect des critères de Maastricht afin de démontrer la capacité de la France à dégager les sommes indispensables au remboursement de sa dette et au paiement des intérêts. Admettons-le, le mécanisme est bien huilé : d’un côté le capital procède à des licenciements réduisant ainsi la masse salariale et donc les recettes de la Sécurité sociale provoquant une aggravation de son déficit, et ensuite le même capital et ses défenseurs prennent appui sur ce déficit pour exiger la diminution des dépenses, ce qui signifie remise en cause des retraites et du droit à la santé (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>10</strong></span><span style="font-size:x-small;">). Notons également, qu’une fois en déficit, la Sécurité sociale doit emprunter sur les marchés financiers pour le plus grand bonheur de ses créanciers qui ont récemment perçu 1 milliard d’euros sous forme d’intérêts (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 19 juin). La boucle est bouclée. Elle l’est définitivement, lorsque l’on constate que le capital profite de la menace du chômage pour imposer des conditions de travail de plus en plus difficiles à ceux qui ont conservé un emploi.</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">A ce sujet, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 4 mars nous apprend que « </span><span style="font-size:x-small;"><em>la montée des bénéfices des firmes masquent la dégradation de la condition ouvrière. Dans les ateliers de montage des constructeurs ou des sous- traitants, là où la main d’œuvre est la plus nombreuse, les ouvriers sont usés à partir de 37-40 ans : dans un cycle de travail d’une minute, ils peuvent faire jusqu’à une quinzaine d’opérations mesurées en centièmes de seconde. Le temps utile, c’est-à-dire le temps productif de valeur, peut dépasser 85% sur certains postes de travail </em></span><span style="font-size:x-small;"> ». Cette volonté d’allonger le temps utile parce que producteur de valeur, prend aujourd’hui la forme d’une campagne contre le sous-travail, visant notamment à dénoncer l’absentéisme et les pauses dites excessives, une campagne menée par un sociologue d’entreprise, François Dupuy, avec le soutien de la presse patronale.(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> des 20 mai et 21 juillet )</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Licenciements, mise en chômage partiel, flexibilité du travail, réduction des salaires, travail gratuit, recul de l’âge de la retraite, augmentation de l’intensité du travail et aggravation de ses conditions, mise en place du RSA, véritable trappe à bas salaires, retour à la terre, travail le dimanche, statut de l’auto-entrepreneur, attaques contre les travailleurs immigrés, loi récente sur la mobilité des fonctionnaires qui ouvre la voie à leur possible licenciement, transformation des hôpitaux en entreprises avec la loi Bachelot, réduction du nombre de fonctionnaires, remise en cause du droit à l’instruction avec la suppression de dizaines de milliers de postes dans l’enseignement, telle est la liste, non exhaustive, des attaques du capital pour accroître ses profits et poursuivre ses activités spéculatives au prix d’une gigantesque régression sociale sciemment organisée par les gouvernements en place. </span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Réunion du G20 : Les banques mènent la danse</strong></span></h2>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Début avril le sommet du G20 a donné lieu à une vaste campagne médiatique visant à nous présenter ses conclusions comme une arme de guerre contre le capitalisme financier. Une campagne dans laquelle Nicolas Sarkozy n’occupait pas le dernier rôle. On allait voir ce qu’on allait voir, les marchés financiers avaient intérêt à bien se tenir. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour tirer un véritable bilan de ce sommet. Rapide revue de presse. </span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 4 avril : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le 	G20 inquiétait les marchés financiers. Les chefs d&#8217;État 	allaient-ils casser le modèle capitaliste pour le rendre plus moral 	? Pour les investisseurs, la réponse est non, et leur soulagement 	est immense</em></span><span style="font-size:x-small;">.»</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 5 avril : 	« </span><span style="font-size:x-small;"><em>les investisseurs ont obtenu ce 	qu’ils voulaient, pas trop de régulation contraignante et un 	gigantesque plan de relance mondial de 1 100 milliards de 	dollars</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 3 avril : 	« </span><span style="font-size:x-small;"><em>les marchés d’actions plébiscitent 	les conclusions du sommet </em></span><span style="font-size:x-small;"> ».</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 10 	avril : « C</span><span style="font-size:x-small;"><em>ela s’explique 	par l’influence des banques américaines, qui mènent toujours la 	danse</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
</li>
</ul>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Une situation parfaitement résumée en ces termes par un financier cité dans </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 26 novembre 2008 : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>Quand le marché a saisi une proie, il ne la lâche pas et la pousse à faire ce qu’il souhaite</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Il est vrai que les marchés financiers auraient tort de se gêner. Les gouvernements font appel à eux pour régler tous les problèmes et les mettent donc en situation pour imposer leurs conditions. Exemples : s’ils estiment que l’aide apportée aux banques est insuffisante, ils organisent la baisse des actions des banques, mettant en péril leur existence, ce qui oblige les États à augmenter leur aide. Si un État ne déploie pas à leurs yeux suffisamment d’efforts pour rembourser sa dette, les agences de notation dégradent sa note, (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>11</strong></span><span style="font-size:x-small;">) le marché exprime ainsi sa défiance et oblige les États à augmenter leur taux d’intérêt pour emprunter. Ou bien encore les marchés peuvent refuser de prêter de l’argent à un État. Enfin si un État ne mène pas la politique voulue par les marchés, les spéculateurs vendent la monnaie de ce pays, et provoquent sa dépréciation pour mettre l&#8217;État au pied du mur.</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Dans toutes ces situations les États doivent prendre des mesures pour regagner la confiance des marchés, en démontrant leur capacité à dégager les ressources nécessaires au paiement de la dette. Exemples : pour réduire la dette future, réformer les retraites, ou bien réduire la dette immédiate en privatisant les services publics (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>12</strong></span><span style="font-size:x-small;">). Cette pression est telle, que le président de la BCE, Jean Claude Trichet, pourtant entièrement dévoué aux marchés financiers, a lui-même reconnu que  « </span><span style="font-size:x-small;"><em>les marchés manifestent des exigences inappropriées </em></span><span style="font-size:x-small;">».(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 3 février)</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Ces exigences, les marchés financiers peuvent les exprimer pour une raison simple, ouvertement exprimée par le président de la Banque Centrale Américaine, Ben Bernanke : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>faire tout ce qui est nécessaire pour maintenir la confiance dans les marchés financiers non seulement aux USA, mais partout dans le monde</em></span><span style="font-size:x-small;">. » (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 3 juin). En effet, dès lors que les gouvernements ont décidé de se situer sur le terrain des marchés financiers, leur logique s’est imposée au point que le journal financier </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 9 février est lui-même conduit à écrire que « </span><span style="font-size:x-small;"><em>l’argent a afflué vers les responsables de la crise et non pas vers les victimes.</em></span><span style="font-size:x-small;"> »</span></p>
<h2 style="margin-top:.2cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong>La crise du capitalisme financier est bien la crise du capitalisme</strong></span></h2>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Mais ces mêmes gouvernements avaient pourtant promis de s’attaquer au capitalisme financier pour restaurer le véritable capitalisme industriel, producteur et non spéculatif. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Tout simplement parce qu’aujourd’hui, les forces financières, banques de toutes sortes, fonds de pension, fonds spéculatifs , compagnies d’assurance, dominent l’activité économique , contrôlent les grands groupes dits industriels et sont les premiers utilisateurs des paradis fiscaux par où transitent, en moyenne annuelle,10 000 à 12 000 milliards de dollars (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>13</strong></span><span style="font-size:x-small;">) (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> des 26 et 30 juin). Ce n’est pas tout : selon l’économiste américain Jeffrey Sachs, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>depuis 30 ans les marchés financiers dominent non seulement l’économie mais aussi l’échelon politique</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">La crise n’est donc pas le produit de la folie de quelques financiers qui auraient diaboliquement utilisé les failles d’un système profondément sain et rationnel. C’est le système lui-même qui est fou, un système dans lequel la richesse des uns, les propriétaires du capital financier, repose sur la  pauvreté des autres, l’immense majorité de la population.</span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Aujourd’hui, la seule forme d’existence du capitalisme est le capitalisme financier (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>14</strong></span><span style="font-size:x-small;">) et la crise du capitalisme financier est bien la crise du capitalisme (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>15</strong></span><span style="font-size:x-small;">). Attaquer le capitalisme financier, cela nécessite donc d’attaquer le capitalisme en tant que tel. Or précisément, aucun gouvernement ne veut rompre avec le capitalisme et donc aucun gouvernement ne peut s’en prendre à sa forme d’existence actuelle. Comme le proclame Claude Guéant, secrétaire général de l&#8217;Élysée, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>combattre la crise est une priorité mais rien ne serait pire que de renier nos valeurs fondamentales</em></span><span style="font-size:x-small;">. »(</span><span style="font-size:x-small;"><strong>Les Échos</strong></span><span style="font-size:x-small;"> du 24 mars). Par conséquent, les discours sur la moralisation et la régulation du capitalisme financier resteront lettre morte. Les politiques dites anti-crise, prenant appui sur les forces économiques qui ont conduit à la crise, ne peuvent que créer les conditions d’une nouvelle crise, plus grave encore. Pour ne prendre que cet exemple, aujourd’hui, tout en s’enrichissant grâce à la dette des États, les marchés financiers commencent à s’inquiéter de la capacité des États à rembourser cette dette. </span></p>
<p style="text-indent:.3cm;margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;">Dans ces conditions, les seules forces sociales capables de domestiquer le capitalisme financier sont les forces sociales qui n’ont aucun intérêt au maintien du capitalisme, c’est-à-dire l’immense majorité des travailleurs, des chômeurs et des jeunes. Ces forces sociales sont les seules capables de rompre avec le capitalisme lui-même afin  de réorganiser l’économie sur des bases rationnelles, c’est-à-dire sur des bases permettant de satisfaire les besoins de la population. Cela signifie, rompre avec la propriété privée des grands moyens de production et donc exproprier le capital financier. Et pour cela, rompre, dès aujourd’hui, avec les traités européens et briser toute lien de collaboration avec les gouvernements qui utilisent ce qu’ils osent appeler le dialogue social pour intégrer les organisations syndicales à leur politique destructrice (</span><span style="font-size:x-small;"><strong>16</strong></span><span style="font-size:x-small;">).</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="right"><span style="color:#ff0000;"><strong>Albert Savani</strong></span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>1.- </strong></span><span style="font-size:x-small;">Michel Aglietta, Crise et rénovation de la finance, aux Éditions Odile Jacob</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>2.- </strong></span><span style="font-size:x-small;">Pour une présentation de l’analyse officielle de la crise, voir la revue </span><span style="font-size:x-small;"><em>Documents et Débats</em></span><span style="font-size:x-small;"> numéro de février 2009, publiée par la Banque de France. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>3.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Les banques en faillite laissent une ardoise de plus de1 milliard d’euros à la BCE. Elles avaient contracté des prêts auprès de la BCE mais les actifs laissés en garantie ne valent plus rien. (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 27 février). </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>4.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Selon l’économiste américain Joseph Stiglitz, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>certaines banques ont annoncé des bénéfices au premier trimestre, la plupart grâce à des tours de passe- passe comptables et à des gains sur les marchés financiers, c’est-à-dire en spéculant</em></span><span style="font-size:x-small;">. »(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 18 mai). Pour </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 18 juin : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>une grande partie de ces gains provient d’opérations issues de la crise financière que le comportement des dites banques a contribué à alimenter.</em></span><span style="font-size:x-small;"> » Dans le même t</span><span style="font-size:x-small;">emps, selo</span><span style="font-size:x-small;">n </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 7 janvier : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>la crise ne signifie pas la fin de l’imagination financière. Le premier fonds spéculatif consacré au marché du carbone devrait être lancé à la fin du mois à Londres. Il s’agit de jouer sur les différentes valeurs des titres existants sur le marché du carbone afin d’en tirer des bénéfices.</em></span><span style="font-size:x-small;"> » Et le 3 mai, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> ajoute : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>La finance relève la tête. A Paris, l’Autorité des marchés financiers voit de nouveau les banques lui demander d’agréer des produits financiers hautement complexes.</em></span><span style="font-size:x-small;"> »</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>5.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> </span><span style="font-size:x-small;"><em>Documents et Débats</em></span><span style="font-size:x-small;">. Banque de France, page 42. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>6.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 17 juin, les banques d’Europe de l’Ouest ont prêté 1 300 milliards d’euros aux pays de l’Est, et les pertes possibles s’élèveraient à 300 milliards. Les aides aux banques ne sont donc pas terminées et </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 24  avril écrivent : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>Comment convaincre les opinions publiques qu’il faudra a minima doubler l’effort en faveur des banques. </em></span><span style="font-size:x-small;">»</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>7.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> L’UE a également exigé de la Grèce qu’elle s’attaque à ses dépenses publiques. Concernant la Roumanie, la Commission européenne a proposé son aide mais elle a invité le gouvernement roumain à signer au préalable, un accord avec le FMI qui exige une baisse des retraites et des salaires de la fonction publique. (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> des 15 et 27 mars)</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>8.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Des restructurations subventionnées par l&#8217;État : concernant les patrons de l’automobile, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 10 février évoquent  « </span><span style="font-size:x-small;"><em>des milliards comme s’il en pleuvait</em></span><span style="font-size:x-small;">. ». Mais ces aides ont leurs limites et suscitent des inquiétudes chez les économistes de l’OCDE qui écrivent : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>si l’on soutient l’automobile, pourquoi pas la construction et le bâtiment ? Où faut-il s’arrêter ?</em></span><span style="font-size:x-small;"> » (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 4 mars) En effet, si l&#8217;État en vient à aider de plus en plus d’entreprises, les travailleurs pourraient en conclure que les entreprises privées ne pouvant survivre sans l’argent public, l’économie doit être organisée par l&#8217;État. Une inquiétude, qu’exprime également Laurence Parisot, responsable du MEDEF, quand elle déclare : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>L&#8217;État doit aider quand c’est nécessaire mais ce n’est pas à lui de diriger les entreprises. </em></span><span style="font-size:x-small;">»(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 19 mars) </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>9.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Même chose en Allemagne où, selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 20 mai, la pauvreté s’étend à l’Ouest du pays.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>10.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 16 février, Sarkozy a confié au député UMP,Yves Bur, une mission de réflexion sur le financement de la Sécurité Sociale afin « </span><span style="font-size:x-small;"><em>de réformer son financement pour que nos entreprises soient plus compétitives</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>11.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> En janvier, la note de l’Espagne a été diminuée en raison des faiblesses dites structurelles de son économie.(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 21 janvier) </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>12.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 29 mai, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>ventes forcées, erreurs de facturation, la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz apporte son lot de mauvaises surprises pour les consommateurs.</em></span><span style="font-size:x-small;"> » </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>13.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Dans </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 27 mai, le nouveau président de l’Autorité des Marchés Financiers et ancien ministre des affaires européennes de Sarkozy, Jean Pierre Jouyet, déclare : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>Une part très substantielle des marchés financiers n’est de fait pas réellement contrôlée ou opère en toute opacité</em></span><span style="font-size:x-small;">. »Selon </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 9 mai, « l</span><span style="font-size:x-small;"><em>es états financiers publiés par les banques n’inspirent plus confiance.</em></span><span style="font-size:x-small;"> » Enfin, selon Denis Kessler, grand patron du secteur de l’assurance, « </span><span style="font-size:x-small;"><em>dans une institution financière moderne, on ne voit plus rien dans le bilan</em></span><span style="font-size:x-small;">. »(</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 5 avril) C’est ce qu’on appelle la transparence des marchés.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>14.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> A sa façon le journal financier </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 12 mai dresse le même constat. A propos des milliards donnés aux financiers et aux banquiers, il écrit : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>Certains affirment que cela revient à redonner de la cocaïne à des drogués. La vérité est que la sphère financière est devenue à ce point prépondérante que même l’intérêt général est contraint de se plier à ses lois</em></span><span style="font-size:x-small;">. »</span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:x-small;"><strong>15.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> Contrairement à ce que prétend Sarkozy, qui tente de rassurer son monde, en déclarant : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>la crise du capitalisme financier n’est pas la crise du capitalisme</em></span><span style="font-size:x-small;"> » (</span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Mond</em></span><span style="font-size:x-small;">e du 15 février) </span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><span style="font-size:x-small;"><span style="font-size:x-small;"><strong>16.-</strong></span><span style="font-size:x-small;"> A propos des réunions organisées en juin dernier par Sarkozy avec les directions syndicales, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Le Monde</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 26 juin écrit : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>l’objectif est d’impliquer le plus possible les partenaires sociaux pour désamorcer les conflits de la rentrée</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Le 10 avril, déjà, </span><span style="font-size:x-small;"><em>Les Échos</em></span><span style="font-size:x-small;"> écrivaient : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>l’exécutif cherche à associer les syndicats à la gestion de la crise</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Pour sa part, le journal </span><span style="font-size:x-small;"><em>L’Humanité</em></span><span style="font-size:x-small;"> du 27 juin organisait un débat sur la fonction publique. Dans la discussion, le dirigeant de la CGT Jean Marc Canon déclare : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>la question des effectifs n’est pas pour nous un sujet tabou</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Réponse immédiate du député UMP Georges Tron , qui s’empresse de saisir la perche qui lui est généreusement tendue : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>je relève que vous ne faites pas des effectifs une question taboue</em></span><span style="font-size:x-small;">. » Question : comment peut-on lutter efficacement contre la politique de réduction du nombre de fonctionnaires menée par le gouvernement Sarkozy en commençant par dire que la question des effectifs n’est pas un sujet tabou ? N’est-ce pas ce type de discours qui conduit Alain Minc, conseiller de moins en moins officieux de Sarkozy, à déclarer : « </span><span style="font-size:x-small;"><em>j’ai une admiration sans bornes pour ce que fait Bernard Thibault à la tête de la CGT</em></span><span style="font-size:x-small;">. »(</span><span style="font-size:x-small;"><em>RTL</em></span><span style="font-size:x-small;">, le 8 mars).</span></span></span></p>
<p>&lt;!&#8211; 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm }</p>
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		<pubDate>Fri, 24 Jul 2009 08:06:35 +0000</pubDate>
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Les membres du Collectif Communiste Prométhée ont fait le point sur leur action. Pour ceux d&#8217;entre nous qui ont adhéré au NPA, il n&#8217;y avait aucune illusion sur sa nature. Il s&#8217;agissait d&#8217;un ensemble militant nouveau et potentiellement favorable à l&#8217;expression et à l&#8217;organisation des révolutionnaires compte tenu de l&#8217;arrivée de nouveaux militants pour la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=274&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --></p>
<p style="margin-bottom:0;">Les membres du Collectif Communiste Prométhée ont fait le point sur leur action. Pour ceux d&#8217;entre nous qui ont adhéré au NPA, il n&#8217;y avait aucune illusion sur sa nature. Il s&#8217;agissait d&#8217;un ensemble militant nouveau et potentiellement favorable à l&#8217;expression et à l&#8217;organisation des révolutionnaires compte tenu de l&#8217;arrivée de nouveaux militants pour la plupart jeunes ou syndicalistes. Notre appréciation initiale n&#8217;est pas remise en cause malgré un fonctionnement pour le moins opaque et des orientations politiques mal définies comme l&#8217;illustrent les variations de positions envers le PCF et le PG (pas sûr que le Front de gauche existe encore) en particulier concernant d&#8217;éventuelles alliances électorales.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Notre rôle n&#8217;est pas tant de faire la liste des manques politiques, mais de travailler à des propositions en vue de l&#8217;élaboration d&#8217;une stratégie politique réellement anticapitaliste. Nous partons de l&#8217;idée que le NPA ne peut pas être d&#8217;une part simplement un (ou le) parti des luttes et d&#8217;autre part s&#8217;occuper de politique exclusivement en période électorale, qui plus est en modifiant sa tactique d&#8217;une élection à l&#8217;autre. Nous devons nous attacher à montrer ce que signifie en pratique un parti révolutionnaire des travailleurs. C&#8217;est ainsi que nous concevons notre participation à la construction du NPA.</p>
<p style="margin-bottom:0;">L&#8217;axe de notre intervention dans les mois qui viennent peut se synthétiser ainsi : l&#8217;important ce n&#8217;est pas la préparation de la prochaine échéance électorale, l&#8217;important c&#8217;est la crise du capitalisme, l&#8217;important c&#8217;est l&#8217;action militante pour que les travailleurs soient en capacité d&#8217;y faire face. Au passage cette intervention n&#8217;est pas centrée exclusivement sur le NPA, elle s&#8217;adresse également à toutes les organisations (et militants) se réclamant du monde du travail.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Actuellement le NPA est présent dans toutes les luttes possibles, mais il n&#8217;est pas réellement présent sur le terrain politique. Pour notre part nous proposons la pratique du front unique sur des questions concrètes et vitales pour la classe des travailleurs. Autrement dit, il s&#8217;agit des questions qui éclairent la nature du capitalisme et qui permettent d&#8217;ouvrir des perspectives anticapitalistes (à savoir le socialisme). L&#8217;interdiction des licenciements est l&#8217;une de ces questions essentielles.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Cela est nécessaire mais pas suffisant. En ce qui nous concerne, la démarche politique d&#8217;un parti des travailleurs signifie : s&#8217;opposer à toutes les contre-réformes conduites par Sarkozy; s&#8217;opposer à ses pseudo-négociations (autrement appelées « dialogue social ») dans lesquelles se vautrent les organisations syndicales; combattre pour que ces dernières refusent d&#8217;y participer. Enfin une telle démarche doit se traduire par ouvrir clairement la perspective d&#8217;un gouvernement des travailleurs, seul capable de faire payer la crise aux capitalistes. Entre le combat sur des questions concrètes et la perspective du socialisme il y a le combat pour le gouvernement ouvrier.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Le centre de gravité de notre intervention politique peut s&#8217;exprimer ainsi : défense et illustration de l&#8217;indépendance de la classe ouvrière et de ses organisations politique ou syndicales. Cela peut se décliner sur les axes suivants :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;">Que recouvre une orientation 	politique réellement anticapitaliste ?</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;">Quelle intervention des militants 	révolutionnaires dans les syndicats ?</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;">Quelle politique opposer aux 	évolutions du capitalisme et de l&#8217;impérialisme (parfois également 	appelées « mondialisation ») ?</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">Dans ce cadre, nous nous attacherons à mettre en lumière les contradictions du PS et de l&#8217;ensemble de la gauche de gouvernement entre leur discours et leur gestion (ou plus exactement leur co-gestion) quand ils accèdent à des postes de responsabilités à quelque niveau que se soit de la Commune au Parlement européen, en passant par les Régions.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Nous nous plaçons dans la perspective de la constitution d&#8217;une tendance communiste dans le NPA. Cela passe par l&#8217;élaboration de ce que nous devons opposer à l&#8217;orientation actuelle de la direction du NPA. C&#8217;est une question préalable. D&#8217;autre part, dans l&#8217;immédiat, nous pensons qu&#8217;il n&#8217;est pas utile d&#8217;ajouter une « groupe » de plus ; mais que nous devons plutôt agir pour tenter de dépasser le trop plein actuel à la gauche du NPA. Si nous n&#8217;y parvenons pas, nous aviserons.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Le Collectif Communiste Prométhée édite un site internet  dans lequel il publie des prises de positions, des analyses et des propositions sous la forme de courtes déclarations ou de journal mensuel électronique. Enfin le Collectif Communiste Prométhée organise régulièrement des réunions sur des thèmes politiques précis.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Si ce chantier vous intéresse, laissez ici votre commentaire, demandez à recevoir notre journal ou contactez-nous à l&#8217;adresse suivante : <a href="mailto:promcomm@gmail.com" target="_blank">promcomm@gmail.com</a>.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:right;">Bobigny, le 24 juillet 2009</p>
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		<title>La CGT doit défendre tous les travailleurs</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2009 12:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>
		<category><![CDATA[bourse du travail]]></category>
		<category><![CDATA[lutte de classe]]></category>
		<category><![CDATA[sans papiers]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[travailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 24 juin 2009 à midi une cinquantaine de membres du SO de la CGT expulsent manu militari les travailleurs sans papiers qui avaient trouvé refuge depuis 14 mois à l&#8217;annexe Eugène Varlin de la Bourse du travail de Paris. Coïncidence troublante et symbolique, cette opération a eu lieu le jour même où Brice Hortefeux [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=265&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } -->Le 24 juin 2009 à midi une cinquantaine de membres du SO de la CGT expulsent <em>manu militari </em><span style="font-style:normal;">les travailleurs sans papiers qui avaient trouvé refuge depuis 14 mois à l&#8217;annexe Eugène Varlin de la Bourse du travail de Paris. Coïncidence troublante et symbolique, cette opération a eu lieu le jour même où Brice Hortefeux prenait ses fonctions de ministre de l&#8217;Intérieur.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;font-weight:normal;">La Bourse du Travail de Paris est cogérée par la Mairie de gauche et les organisations syndicales. Excepté Solidaires, tout ce « beau » monde, soulagé par l&#8217;initiative de la CGT, a choisi de se taire afin de faire oublier son inaction dans la défense des travailleurs sans papiers.</p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;font-weight:normal;">Les sans papiers n&#8217;occupaient pas la Bourse du Travail comme des grévistes occupent leur entreprise, des locaux patronaux ou publics. Ils y avaient trouvé refuge. Quoi de plus logique que des locaux syndicaux servent – aussi – à protéger des travailleurs sans droits et harcelés par la police du capital, puisque cette dernière intervient même dans les églises.</p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;font-weight:normal;">Les sans papiers ne bloquaient pas l&#8217;activité syndicale, tout au plus ils gênaient le train-train de ces bureaucraties qui monopolisent l&#8217;usage des locaux syndicaux, bloquant ainsi la libre expression des syndiqués qui veulent redevenir maitres chez eux. Enfin, à ceux qui restent modérés dans leur critique dans le but louable de ne pas nuire à la principale centrale syndicale nous demandons qui actuellement nuit le plus à la crédibilité de la CGT, sinon sa direction confédérale.</p>
<p style="margin-bottom:0;font-weight:normal;"><span style="font-style:normal;">Il n&#8217;est pas question dans ces quelques lignes de traiter l&#8217;ensemble du problème de la lutte pour la régularisation des travailleurs sans papiers, mais force est de reconnaître  que la direction de la CGT n&#8217;a jamais pris ce problème à bras le corps. Elle ne s&#8217;y est jamais totalement investie. Elle n&#8217;a jamais intégré cette lutte spécifique à l&#8217;action globale des travailleurs du pays. Ce sont des militants et des structures CGT qui l&#8217;ont fait. C&#8217;est l&#8217;attitude confédérale qui a épuisé les volontés et brisé le front unitaire qui s&#8217;était constitué. La direction confédérale s&#8217;est comportée comme si elle avait passé un compromis avec le ministre de l&#8217;Immigration de l&#8217;époque, un certain&#8230; Brice Hortefeux : « </span><em>Vous faites un geste en régularisant un nombre significatif de sans papiers et nous nous chargeons de calmer le jeu. </em><span style="font-style:normal;">»</span></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;font-weight:normal;">Plus généralement, cet ignoble épisode où une direction syndicale agresse des travailleurs est une nouvelle illustration de la mutation de la CGT en syndicat d&#8217;accompagnement, de la pratique du « dialogue social »; bref un syndicat raisonnable et responsable. Cet épisode s&#8217;inscrit dans la stratégie de la CGT – accompagnée par les huit autres organisations signataires de la plate-forme du 5 janvier 2009 (<a href="http://promcomm.wordpress.com/2009/01/17/ouvrir-la-voie-a-la-contre-offensive-ouvriere">lire notre analyse</a>)– qui l&#8217;a conduit à tout faire pour que le rejet de la politique du Président et du MEDEF finisse par s&#8217;enliser dans l&#8217;échec de la manifestation du 13 juin et dans une certaine mesure dans le succès symbolique des listes présidentielles le 7 juin. Malgré la puissance des journées de grèves des 29 janvier et 19 mars, malgré la victoire de la grève générale en Guadeloupe, ces directions ont assumé le triste rôle de bouclier de Nicolas Sarkozy.</p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;font-weight:normal;">L&#8217;agression des travailleurs sans papiers atteste, sur le terrain de la solidarité ouvrière, que la CGT est rongée de l&#8217;intérieur. Cette situation est de plus en plus mal vécue par de nombreux militants et de nombreuses structures qui commencent à le faire savoir. C&#8217;est ce mouvement qu&#8217;il faut amplifier, coordonner et construire. Il s&#8217;agit tout simplement de la défense de la CGT. Cette défense passe par un rappel compréhensible par tout le monde : la lutte de la classe des travailleurs ne se découpe pas en tranches. On gagne tous ensemble ou bien on se fait battre séparément.</p>
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		<item>
		<title>Le peuple iranien s&#8217;est mis en marche</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2009/06/24/le-peuple-iranien-sest-mis-en-marche/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 13:12:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[L'Internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les événements qui se déroulent en Iran et la mobilisation du peuple iranien pour la défense de ses droits demandent l&#8217;attention et la solidarité de l&#8217;ensemble des militants et tendances du mouvement ouvrier et démocratique international. Et aussi une discussion sur l&#8217;évolution de la &#8220;révolution iranienne&#8221;. Ci-dessous une première contribution dans ce sens.
Le peuple iranien [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=260&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align:center;"><strong>Les événements qui se déroulent en Iran et la mobilisation du peuple iranien pour la défense de ses droits demandent l&#8217;attention et la solidarité de l&#8217;ensemble des militants et tendances du mouvement ouvrier et démocratique international. Et aussi une discussion sur l&#8217;évolution de la &#8220;révolution iranienne&#8221;. Ci-dessous une première contribution dans ce sens</strong>.</p>
<p>Le peuple iranien s&#8217;est mis en marche contre la dictature et pour son droit à disposer de lui-même.<br />
Depuis l&#8217;élection présidentielle, à laquelle avaient participé 80% des électeurs, le peuple iranien descend dans la rue pour dire non aux résultats truqués par la clique d&#8217;Ahmadinejad et pour le respect de son vote, c&#8217;est-à-dire pour le respect de la démocratie qui est incompatible avec la dictature. Jour après jour, par millions, les Iraniens, au péril de leur vie, et dans plusieurs villes du pays, exigent le respect de leurs droits et des slogans contre la dictature apparaissent. Comme le constate un journaliste, les vannes du mécontentement sont ouvertes.</p>
<p><span id="more-260"></span>Ce mécontentement vient de loin. Ces dernières années, malgré la répression, des grèves ont eu lieu dans plusieurs secteurs. En mai 2008, 6 000 ouvriers de l&#8217;usine du sucre de Haft tapeh à Chouch avaient fait grève pour une augmentation des salaires et pour la libération de certains d&#8217;entre eux.</p>
<p>Rejoints par une partie de la population, ils avaient également reçu le soutien du syndicat indépendant des ouvriers iraniens et d’ouvriers d&#8217;autres entreprises. En juin de la même année, des milliers d’ouvriers de l’usine Iran Kodro étaient en grève pour une augmentation des salaires et contre les emplois précaires. Puis en avril 2009, ce fut au tour des enseignants de se mettre en grève pour leurs salaires.</p>
<p>Par conséquent, le mouvement actuel du peuple iranien n&#8217;est pas le fruit du hasard : longtemps contenu, il exprime ouvertement sa volonté d&#8217;en finir avec l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat, d’en finir avec la flexibilité du travail et les privatisations, d’en  finir avec l’accroissement des inégalités et avec le régime qui conduit le pays à la catastrophe.</p>
<p>Manifestation après manifestation, les Iraniens deviennent un être collectif qui sait ce qu&#8217;il ne veut plus. C’est précisément ce qui inquiète le pouvoir et tous ceux, qui à des titres divers, ne veulent pas la fin de la dictature. Le pouvoir est divisé : c&#8217;est ce que reconnaît lui même l’ayatollah Khamenei lorsqu&#8217; il déclare que des différences d&#8217;opinion existent au sein des autorités et qu’il tente de se rassurer en affirmant qu&#8217; il n y a pas de cassure au sein du système.<br />
Pour sa part, le candidat Hossein Moussavi réclame le respect du vote mais dans le même temps il déclare: « <em>nous ferons tout sacrifice nécessaire pour préserver le régime. Nous ne sommes dans la rue que pour obtenir nos droits, nous voulons seulement récupérer nos votes ». </em>C’est ce qui explique que Hossein Moussavi ait appelé, plusieurs fois. à ne pas manifester, directives non suivies par le peuple. Comme le dit un journaliste iranien « <em>la vague est plus grande que lui</em> ».<br />
Une puissante vague qui vient de loin, un peuple qui descend dans la rue, un pouvoir qui ne peut plus dominer comme qu&#8217;avant, on a là les ingrédients d’une révolution qui commence</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Solidarité avec Charles Hoareau</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2009/05/20/solidarite-avec-charles-hoareau/</link>
		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2009/05/20/solidarite-avec-charles-hoareau/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 May 2009 14:54:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>emile</dc:creator>
				<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[Crise du capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Charles Hoareau, responsable syndical CGT dans les Bouches du Rhône, a été placé en garde à vue mardi 19 au matin. Convoqué au commissariat de Noailles à Marseille, sur plainte de la direction d&#8217;ADOMA, Charles a été arrêté pour son action syndicale au côté des salariés de cette entreprise en lutte sans salaire ni allocation [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=257&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Charles Hoareau, responsable syndical CGT dans les Bouches du Rhône, a été placé en garde à vue mardi 19 au matin. Convoqué au commissariat de Noailles à Marseille, sur plainte de la direction d&#8217;ADOMA, Charles a été arrêté pour son action syndicale au côté des salariés de cette entreprise en lutte sans salaire ni allocation depuis novembre dernier. Libéré Ce soir, il est convoqué au tribunal pour &#8220;<em>menaces d&#8217;atteinte aux personnes</em>&#8220;.</p>
<p>L&#8217;arrestation de Charles, après celle des camarades d&#8217;EDF et de GDF, vient allonger la liste des militants syndicaux victimes de la répression. A laquelle s&#8217;ajoute l&#8217;envoie des forces de police que ceux et celles qui osent résister à la politique du Président.</p>
<p>Seul un vaste mouvement d&#8217;ensemble regroupant les travailleurs et la jeunesse pourra stoper cette politique au service exclusif de la bourgeoisie et qui aujourd&#8217;hui n&#8217;hésite plus à criminaliser l&#8217;action syndicale tout en pratiquant le « dialogue social » avec les directions des organisations syndicales.</p>
<p><strong><a href="http://www.lapetition.be/en-ligne/ils-ne-nous-feront-pas-taire--4483.html#form">Signez la pétition de soutien</a><br />
</strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Une motion du SNUIPP-FSU du Val-de-Marne</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2009/05/13/une-motion-du-snuipp-fsu-du-val-de-marne/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2009 20:39:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[FSU]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>

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		<description><![CDATA[On nous communique la motion suivante, adoptée le 5 mai 2009 par le Conseil Syndical du Val-de-Marne du SNUIPP-FSU.
Le conseil syndical du Snuipp 94 dénonce l&#8217;avalanche des licenciements (aujourd&#8217;hui près de 3000 par jour), les suppressions incessantes de postes et les fins de contrat pour nombre de salariés précaires dans toute la fonction publique, la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=245&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>On nous communique la motion suivante, adoptée le 5 mai 2009 par le Conseil Syndical du Val-de-Marne du SNUIPP-FSU.</p>
<hr />Le conseil syndical du Snuipp 94 dénonce l&#8217;avalanche des licenciements (aujourd&#8217;hui près de 3000 par jour), les suppressions incessantes de postes et les fins de contrat pour nombre de salariés précaires dans toute la fonction publique, la poursuite des attaques contre l&#8217;École Publique (notamment avec la volonté de créer des Jardins d&#8217;Éveil) alors que dans le même temps, le patronat bénéficie des largesses financières du gouvernement.</p>
<p>En conséquence, le Conseil Syndical du Snuipp 94 considère que la responsabilité de toutes les organisations syndicales est d&#8217;adopter un cahier de revendications à la mesure de l&#8217;enjeu.</p>
<p>Parmi celles-ci :</p>
<ul>
<li>interdiction des licenciements &#8211; retour de tous les postes supprimés dans la fonction publique</li>
<li>augmentation des salaires &#8211; rattrapage du pouvoir d&#8217;achat perdu &#8211; échelle mobile des salaires</li>
<li>abrogation des réformes anti-sociales en cours &#8211; notamment dans l&#8217;Enseignement (primaire, secondaire, supérieur), dans la<br />
Santé Publique (loi Bachelot) sans oublier la loi Boutin sur le logement.</li>
</ul>
<p><em>Le Conseil Syndical du Snuipp 94 se joint aux nombreuses voix qui exigent que soit organisée une montée nationale unitaire à Paris, contre ce gouvernement pour faire aboutir ces revendications.</em></p>
<p>Le Conseil Syndical appelle également les collègues à s&#8217;exprimer par leur vote le 7 juin prochain lors des élections européennes.</p>
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		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Une nouvelle &#8220;déclaration unitaire&#8221;&#8230;.</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2009/04/29/une-nouvelle-declaration-unitaire/</link>
		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2009/04/29/une-nouvelle-declaration-unitaire/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 19:13:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[NPA]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Contribution au débat: Nous publions ci-dessous la lettre d&#8217;un militant NPA à son comité
télécharger au format pdf
Quelques remarques rapides concernant la « déclaration unitaire PS-PCF-PG-NPA-etc. du 25.4 relative au I° mai et explicitant pourquoi je suis en désaccord avec son contenu&#8230;.


« pour un grand 1er mai de convergence des luttes !
Après les mobilisations des 29 [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=222&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h3>Contribution au débat: Nous publions ci-dessous la lettre d&#8217;un militant NPA à son comité</h3>
<p style="text-align:right;"><a href="http://promcomm.files.wordpress.com/2009/04/debat_npa.pdf" target="_blank"><strong>télécharger au format pdf</strong></a></p>
<p>Quelques remarques rapides concernant la « déclaration unitaire PS-PCF-PG-NPA-etc. du 25.4 relative au I° mai et explicitant pourquoi je suis en désaccord avec son contenu&#8230;.</p>
<hr />
<blockquote>
<h3>« pour un grand 1er mai de convergence des luttes !</h3>
<p>Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c&#8217;est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, <span style="text-decoration:underline;">toutes les organisations syndicales y appellent</span> ensemble et prévoient plus de manifestations qu&#8217;il n&#8217;y en a eu le 19 mars. »</p></blockquote>
<p>La question de l’unité de toutes les organisations syndicales est essentielle : les travailleurs savent que divisés ils seront vaincus. C&#8217;est pourquoi il veulent l&#8217;unité de leurs organisations. C&#8217;est aussi pourquoi nous attachons une telle importance à l&#8217;expérience du LKP guadeloupéen, front anti-gouvernemental regroupant partis, syndicats et associations et unissant les travailleurs de l&#8217;île face à l&#8217;État et aux capitalistes.<span id="more-222"></span></p>
<p>Mais est-cela dont-il s&#8217;agit dans le cas de l&#8217;intersyndicale CGT-FO-SUD-CFDT-CFTC-CGC-UNSA-FSU ? Comment confondre l&#8217;aspiration au Front Unique de classe avec la politique dite du « <cite>syndicalisme rassemblé</cite> » chère à la direction cégétiste ?</p>
<p>Sous prétexte d&#8217;unité entre appareils syndicaux, on aboutit dans ce cas à la soumission à des organisations signataires depuis des années de tous les accords de régression sociale et dont personne n&#8217;ignore qu&#8217;elle s&#8217;opposent à la moindre remise en cause du gouvernement Sarkozy.</p>
<p>Dans son rapport au CCN de la CGT (I° avril 2009), B. Thibault expliquait  : « <cite>nous ne prendrons pas le risque de donner un prétexte à ce que la CGT apparaisse comme cherchant à se distinguer de ce qu&#8217;a décidé l&#8217;intersyndicale</cite> ». Voilà qui illustre clairement le rôle de cette « unité ».</p>
<p>Et pour que les choses soient claires, Thibault précise même que pour lui, la mise en place de l&#8217;intersyndicale procède d&#8217;<span style="text-decoration:underline;">une autre stratégie</span> que celle qui a abouti à la constitution du LKP guadeloupéen. La différence serait que dans le cas français, il n&#8217;est pas question de « politiser » l&#8217;action, de remettre en cause Sarkozy et son gouvernement&#8230;</p>
<p>Aurions-nous vraiment à nous féliciter d&#8217;une telle « Unité » ?</p>
<blockquote><p>« Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l&#8217;emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l&#8217;université et l&#8217;éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D&#8217;autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. <span style="text-decoration:underline;">Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales</span> dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité. »</p></blockquote>
<p>La déclaration masque là les vraies questions. Depuis, le 29 janvier, la classe ouvrière, la jeunesse, dans leurs profondeurs, ont exprimé leur rejet de la politique sarkozyste et patronale. C&#8217;est ce qui met à l&#8217;ordre du jour le combat pour chasser le gouvernement Sarkozy-UMP, pour un gouvernement des travailleurs.</p>
<p>Encore une fois, dans ce contexte, les directions syndicales ont mis en place toute une organisation visant à éviter que n&#8217;affleure cette question. La succession de journées d&#8217;action – soigneusement espacées pour éviter tout « dérapage » &#8211; fait partie de cette stratégie. Qui pouvait d&#8217;ailleurs croire une seconde que ces journées soient en mesure d&#8217;aboutir ne serait-ce qu&#8217;à un recul du gouvernement ? Le 1° mai n&#8217;est donc pas, comme c&#8217;est écrit, « <cite>une étape supplémentaire » dans la voie de l&#8217;action contre Sarkozy et le patronat </cite>» mais au contraire un obstacle de plus dans la voie du « Tous ensemble », de la nécessaire grève générale pour défaire ce gouvernement.</p>
<p>Une chose est donc de participer à des journées telles que le 1° mai, autre chose est – comme le fait la déclaration – d&#8217;en assumer la coresponsabilité politique.</p>
<blockquote><p>« Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d&#8217;entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, <span style="text-decoration:underline;">au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars.</span> »</p></blockquote>
<p>Endosser la plate-forme intersyndicale du 5/1 est tout à fait révélateur des objectifs de ceux qui ont élaboré cette déclaration.</p>
<ul>
<li>Comme on s&#8217;en doute, cette plate-forme ne disait rien concernant notre revendication d’interdiction des licenciements (autrement dit : elle y était opposée, comme l&#8217;a fait savoir la direction CGT à 	plusieurs reprises). Cette présente déclaration PCF-PS-NPA-PG&#8230; est d&#8217;ailleurs de la même eau : il y est question «<em> d&#8217;opposition </em>» (pas d&#8217;interdiction) aux licenciements&#8230;</li>
<li>A propos du chômage partiel, la plate-forme indiquait : « <em>Les entreprises confrontées aux baisses d&#8217;activité utilisent des mesures de sauvegarde d&#8217;emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés&#8230; Toutes ces mesures doivent être égociées (&#8230;)</em>. ». Bref, pas question de s&#8217;opposer au chômage partiel&#8230;.  Tout au plus, était-il revendiqué que leur indemnisation soit améliorée&#8230;.</li>
<li>Pour le pouvoir d&#8217;achat, la plate-forme 	consacrait l&#8217;abandon de la revendication de rattrapage du pouvoir 	d&#8217;achat perdu depuis des années : « <cite>Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités</cite> ».</li>
<li>« <cite>Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux.</cite> »  Autrement dit, les signataires endossent la politique sarkozyste de « réduction du coût du travail ».  Tout au plus serait-il question de l&#8217;amender.</li>
<li>Concernant la Fonction Publique, ce document indiquait « <cite>face à la révision 	générale des politiques publiques (RGPP), mettre en œuvre des réformes porteuses de progrès social</cite> ». En d&#8217;autres termes, l&#8217;abandon de la RGPP et de ce qui va avec 	(suppressions de postes, redéploiements&#8230;) n&#8217;est pas revendiqué. Évidemment, pas un mot sur les 	contre-réformes sarkozystes (Santé, Enseignement&#8230;).</li>
</ul>
<p>On pourrait multiplier les exemples pour démontrer l&#8217;évidence, à savoir que la plate-forme intersyndicale ne reprend pas les revendications ouvrières.</p>
<blockquote><p>« Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l&#8217;addition de la crise et s&#8217;enfonce à tous les niveaux dans un<br />
autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge.</p>
<p>Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité. »</p></blockquote>
<p>Le gouvernement ne peut pas « <cite>apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise</cite> » , il ne peut que « <cite>laisser faire les plans de licenciement </cite>», que « <cite>mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l&#8217;addition de la crise</cite> ». La seule façon de mettre un coup d’arrêt à la politique sarkozyste, c’est d’exiger son départ.</p>
<p>C&#8217;est très exactement l&#8217;inverse qui est contenu dans cette déclaration. «<cite> Mettre un coup d&#8217;arrêt </cite>»  à la politique de Sarkozy, c&#8217;est bien tenter d&#8217;amender celle-ci, se situer dans la perspective de la continuation de son mandat jusqu&#8217;en 2012 – ce qui est la politique de la majorité des organisations signataires, du PS, du PCF ou du PG.</p>
<blockquote><p>« La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d&#8217;accumulation financière à l’origine de celle-ci n&#8217;est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces écanismes. »</p></blockquote>
<p>Non, la crise ne trouve pas sa racine dans les mécanisme d&#8217;accumulation financière comme le disent les anti-libéraux. Elle a son origine dans les contradictions propres au capitalisme, comme l&#8217;ont établi les marxistes.</p>
<p>L&#8217;essentiel est que se situer sur le terrain du « contrôle de la finance », c&#8217;est se situer sur celui de Sarkozy &#8211; il ne cesse lui-même d&#8217;en appeler à la mise en place d&#8217;un capitalisme « assaini » (le fait que ce soit réaliste est une autre question).</p>
<blockquote><p>« Nos organisations, comme elles l&#8217;ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d&#8217;un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié e s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires. »</p></blockquote>
<p>En bref, les signataires s&#8217;engagent à soutenir les initiatives mises en place par les directions syndicales, encore une fois pour éviter l&#8217;embrasement social. Le NPA n&#8217;avait -il pas mieux à faire que de signer une telle déclaration ?</p>
<hr />Il me semble que c&#8217;est clair : le NPA s&#8217;est une fois de plus fourvoyé en signant une déclaration de ce type. Il n&#8217;y a pas de mystère : ce texte se situe sur l&#8217;orientation des directions syndicales – on ne peut d&#8217;ailleurs attendre rien d&#8217;autre d&#8217;un texte porté par des parti comme le PCF ou le PS.</p>
<p>Pourtant, à l&#8217;opposé de l&#8217;orientation de cette déclaration, Olivier Besancenot vient de faire la proposition d’une</p>
<h3 style="text-align:center;">manifestation nationale de tous les licenciés</h3>
<p>à l&#8217;appel de toutes les organisations du mouvement ouvrier (partis, syndicats, associations&#8230;).</p>
<p>La proposition a incontestablement son intérêt, encore faut-il préciser l&#8217;objectif d&#8217;une telle manifestation, à savoir exiger :</p>
<h3 style="text-align:center;">Interdiction des licenciements</h3>
<h3 style="text-align:center;">Arrêt des suppressions de postes dans la Fonction Publique</h3>
<h4 style="text-align:center;"><strong>Retrait des « réformes » Sarkozy (Université, Santé, etc.)</strong></h4>
<p>et pour dire haut et fort :</p>
<h3 style="text-align:center;">Dehors le gouvernement Sarkozy et l&#8217;UMP</h3>
<h4 style="text-align:center;"><em><strong>Pour un gouvernement des Travailleurs</strong></em></h4>
<p>Quant à nous, nous avons les plus larges possibilités politiques en défendant cette orientation partout où c&#8217;est possible – dans les quartiers, les entreprises, au sein du mouvement syndical, etc.</p>
<p>Discutons-en !</p>
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		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Européennes 2009 : quelle politique pour le NPA ?</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2009/04/08/le-7-juin-le-vote-utile-cest-le-vote-anticapitaliste/</link>
		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2009/04/08/le-7-juin-le-vote-utile-cest-le-vote-anticapitaliste/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 17:43:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>
		<category><![CDATA[NPA]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://promcomm.wordpress.com/?p=210</guid>
		<description><![CDATA[
Contribution du groupe Prométhée à la discussion pour l&#8217;élaboration de la profession de foi des listes du NPA aux élections européennes du 7 juin 2009
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Les élections européennes auront lieu dans une situation de crise capitaliste et de poursuite de la politique de destruction sociale de Sarkozy et du MEDEF. Pour le monde [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=promcomm.wordpress.com&blog=1782757&post=210&subd=promcomm&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 	 	 --></p>
<p>Contribution du groupe <em><strong>Prométhée </strong></em>à la discussion pour l&#8217;élaboration de la profession de foi des listes du NPA aux élections européennes du 7 juin 2009</p>
<p style="text-align:right;"><strong><a href="http://promcomm.files.wordpress.com/2009/04/prom_npa_ue.pdf" target="_blank"><span style="color:#ff0000;">télécharger en format pdf</span></a></strong></p>
<blockquote>
<p align="justify">Les élections européennes auront lieu dans une situation de crise capitaliste et de poursuite de la politique de destruction sociale de Sarkozy et du MEDEF. Pour le monde du Travail, licenciements et remise en cause des acquis sont à l&#8217;ordre du jour. Le vote anticapitaliste sera d&#8217;abord l&#8217;occasion d&#8217;exprimer notre rejet du gouvernement Sarkozy, de sa politique.</p>
<p>Mais au-delà, on sait que capitalistes et nantis ont largement profité du système jusqu&#8217;au déclenchement de la crise. C&#8217;est pourquoi nous disons :</p>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Ce n&#8217;est pas aux travailleurs de payer la crise capitaliste !</strong></span></h1>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><span id="more-210"></span><br />
</strong></span></p>
<p>Et nous serons porteurs des revendications du monde du travail, notamment :</p>
<ul>
<li> <strong>Interdiction des licenciements<br />
</strong></li>
<li><strong>Rattrapage du pouvoir d&#8217;achat perdu &#8211; Echelle mobile des salaires</strong></li>
<li><strong>Retrait des « réformes » Sarkozy (Enseignement, Santé, etc.)</strong></li>
<li><strong>Défense des services publics</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:left;">Les manifestations massives (29 janvier, 19 mars), les grèves, comme en Guadeloupe, ne laissent aucun doute : les travailleurs n&#8217;acceptent pas de laisser Sarkozy sévir jusqu&#8217;en 2012, de voir nos acquis saccagés. A l&#8217;opposé du « dialogue social » avec Sarkozy et le MEDEF, nous militons pour l&#8217;<span style="color:#ff0000;"><strong></strong></span></p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Unité pour chasser Sarkozy et l&#8217;UMP</strong></span></h2>
<ul>
<li><em><strong>Pour un gouvernement des travailleurs</strong></em></li>
</ul>
<ul>
<li><em><strong>Pour une politique anticapitaliste, socialiste</strong></em></li>
</ul>
<p style="text-align:left;">en s&#8217;organisant pour imposer aux directions syndicales, à la gauche officielle (PS, PCF, PG&#8230;), qui n&#8217;en veulent ni les uns ni les autres, de rompre avec Sarkozy et le MEDEF, d&#8217;appeler à la <span style="color:#ff0000;"><strong></strong></span></p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Grève Générale</strong></span></h2>
</blockquote>
<p align="justify">En 2005, l&#8217;électorat populaire rejeta un projet constitutionnel, le TCE, pourtant défendu par la quasi-totalité des partis politiques. Il rejetait ainsi une Union européenne (UE) au service des capitalistes. Mais Sarkozy s&#8217;est assis sur ce vote et a imposé le contenu du TCE par le traité de Lisbonne. Voilà pourquoi nous affirmons :</p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>A bas le Traité de Lisbonne !</strong></span></h2>
<p>Au-delà, nul ne peut le contester : l&#8217;UE sert depuis sa création à renforcer les capitalistes de chaque pays dans leur politique anti-sociale.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><em>Le traité de Maastricht</em> a été un puissant encouragement à 	la « discipline »  budgétaire, à la mise en œuvre 	de coupes sombres, drastiques contre les acquis populaires, le 	niveau de vie. De même, la « <em>stratégie de Lisbonne</em> » 	a aidé à mettre en œuvre des politiques de remise en cause du 	droit à l&#8217;Enseignement &#8211; comme la LRU en ce qui concerne les 	universités françaises.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La mise en concurrence des travailleurs de chaque pays de l&#8217;UE est 	systématique. La dérèglementation du marché du travail organise  	un dumping social rythmé par des délocalisations vers des pays où 	les travailleurs disposent de peu ou pas d&#8217;acquis.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Concernant les libertés, le rôle de l&#8217;UE n&#8217;est pas moins nocif. 	Les grandes puissances impérialistes sont responsables de la 	situation de pays comme ceux du Maghreb ou d&#8217;Afrique &#8211; ça n&#8217;a pas 	empêché l&#8217;UE d&#8217;organiser « l&#8217;harmonisation » des 	mesures de police  visant à endiguer les vagues d&#8217;immigration 	que crée cette situation.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;UE est un pilier essentiel 	dans la conduite des guerres impérialistes, comme l&#8217;atteste le 	dernier sommet de l&#8217;OTAN et l&#8217;engagement de celle-ci dans des 	interventions militaires (Afghanistan&#8230;).</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Par contre l&#8217;UE n&#8217;a eu aucune action réelle pour la préservation 	des ressources naturelles.  Les intérêts capitalistes qu&#8217;elle 	sert sont incompatibles avec la sauvegarde de ces ressources !</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Libérale, antisociale, antidémocratique, belliciste : voilà le vrai visage de l&#8217;UE. Pour toutes ces raisons, nous affirmons qu&#8217;aucune politique anticapitaliste ne peut exister sans remettre en cause une « Union » construite par les possédants pour leurs propres intérêts, exclusivement . Pas de politique favorable aux travailleurs sans</p>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Rupture avec l&#8217;Union Européenne</strong></span></h1>
<p align="justify">Il faut enfin le répéter : l&#8217;UE n&#8217;est pas l&#8217;Europe. Depuis 50 ans, les possédants et leurs gouvernements ont montré leur incapacité à progresser réellement dans la voie de l&#8217;unité européenne. Leurs seules réalisations sont ce qu&#8217;ils ont pu réaliser contre leurs populations laborieuses respectives.</p>
<p align="justify">Les intérêts capitalistes de chaque pays les empêchent de s&#8217;unir, et la crise économique actuelle montre même encore plus nettement leurs tendances à se diviser. Seuls les travailleurs uniront l&#8217;Europe, permettront que se construisent des</p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>États-Unis Socialistes d&#8217;Europe</strong></span></h2>
<p align="justify">Mais pour cela, la première condition est de défaire Sarkozy, Merkel etc., de mettre en place des gouvernements qui s&#8217;attaquent aux causes de la crise actuelle : l&#8217;économie de profit, le capitalisme.</p>
<p align="right"><em><strong>Le 7 juin, un seul vote utile pour le monde du travail : le vote anticapitaliste !</strong></em></p>
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