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	<title>Prométhée - Site Communiste</title>
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	<description>Blog militant pour la construction du Parti Pour le Socialisme</description>
	<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 11:40:06 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>Lettre ouverte aux états-majors syndicaux</title>
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		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2008/06/13/lettre-ouverte-aux-etats-majors-syndicaux/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 11:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[CGT]]></category>

		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>

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		<description><![CDATA[Les lecteurs de Prométhée connaissent l&#8217;importance que nous attachons à l&#8217;évolution en cours du mouvement syndical, particulièrement de la CGT et de la FSU. Ils savent combien nous sommes attachés à la défense de ces organisations, à l&#8217;heure où l&#8217;affaire de la &#8220;représentativité syndicale&#8221; a montré là où nous mènent Thibault et Aschiéri.
De ce point [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="margin-bottom:0;"><span lang="fr-FR"><span style="font-size:x-small;"><span style="font-family:Arial,monospace;">Les lecteurs de Prom</span><span style="font-family:Arial,monospace;">éthée connaissent l&#8217;importance que nous attachons à l&#8217;évolution en cours du mouvement syndical, particulièrement de la CGT et de la FSU. Ils savent combien nous sommes attachés à la défense de ces organisations, à l&#8217;heure où l&#8217;affaire de la &#8220;représentativité syndicale&#8221; a montré là où nous mènent Thibault et Aschiéri.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="font-family:Arial,monospace;"><span style="font-size:x-small;">De ce point de vue, comment ne pas se féliciter de l&#8217;écho que reçoit parmi les militants syndicaux l&#8217;appel &#8220;Tous ensemble&#8221; ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="font-family:Arial,monospace;"><span style="font-size:x-small;">Certes les options politiques de nombre des initiateurs de ce texte ne sont pas les nôtres. Ainsi, on ne saurait se situer en défense d&#8217;un &#8220;peuple français&#8221;  menacé &#8220;d&#8217;esclavage&#8221;.On pourra aussi discuter telle ou telle formulation de cet appel. Enfin, incontestablement, le texte manque de concret : par exemple, l&#8217;exigence du retrait de la signature du texte sur la représentativité syndicale en est absent.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="font-family:Arial,monospace;"><span style="font-size:x-small;">Il n&#8217;empêche que ce texte affirme la nécessité de disposer d&#8217;un mouvement syndical résolument tourné contre ce gouvernement de guerre sociale. Il se prononce contre le dialogue social, c&#8217;est-à-dire la politique de collaboration avec Sarkozy que pratiquent jour après jour Thibault et Aschiéri. Enfin, la tactique dite des journées d&#8217;(in)action est caractérisée à juste titre comme la conséquence du refus de combattre Sarkozy et son gouvernement.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="font-family:Arial,monospace;"><span style="font-size:x-small;">Pour toutes ces raisons, tout militant de lutte de classe ne peut que soutenir ce texte. Incontestablement, s&#8217;il a un écho, s&#8217;il recueille un nombre significatif de signatures, il aura un impact.Pour toutes ces raisons, nous appelons chaque camarade à signer ce texte (<span style="font-family:Arial,monospace;"><a href="http://tous-ensemble.dyndns.org" target="_blank">http://tous-ensemble.dyndns.org</a>)</span>.</span></span></p>
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		<item>
		<title>Rejeter l&#8217;accord CGT-CFDT-MEDEF (2)</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2008/05/05/rejeter-laccord-cgt-cfdt-medef-2/</link>
		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2008/05/05/rejeter-laccord-cgt-cfdt-medef-2/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 May 2008 11:34:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[CGT]]></category>

		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>

		<category><![CDATA[Politique gouvernementale]]></category>

		<category><![CDATA[représentativité syndicale]]></category>

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		<description><![CDATA[« Il y a un aspect commun dans le développement ou, plus exactement, dans la dégénérescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c&#8217;est leur rapprochement et leur intégration au pouvoir d&#8217;Etat. » - Léon Trotsky, 1940.
Beaucoup a été déjà écrit concernant la « représentativité syndicale ». Malheureusement, nous ne nous retrouvons que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><address><span style="font-family:Arial,sans-serif;">« <em>Il y a un aspect commun dans le développement ou, plus exactement, dans la dégénérescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c&#8217;est leur rapprochement et leur intégration au pouvoir d&#8217;Etat</em>. » - Léon Trotsky, 1940.</span></address>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Beaucoup a été déjà écrit concernant la « représentativité syndicale ». Malheureusement, nous ne nous retrouvons que partiellement dans ces divers textes.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">D&#8217;où cette note, écrite dans l&#8217;urgence, qui tente d&#8217;éclairer sur le projet d&#8217;accord, d&#8217;une part, sur l&#8217;attitude que les militants de lutte de classe doivent adopter, de l&#8217;autre.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><a name="xvhp0"></a><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Le 16 octobre, la CE confédérale de la CGT a donc décidé de soutenir à l&#8217;unanimité le « <em>projet de position commune</em> » relatif à la « <em>représentativité syndicale</em> ». Le 24 avril, à la suite d&#8217;un débat dont la rapidité ne peut que surprendre, ce vote a été confirmé par le CCN avec une majorité plus restreinte.</span><span id="more-53"></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><em>Le Figaro</em> caractérise fort justement la signification de ces votes :</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">«<em>Cette signature est d&#8217;autant plus significative que la CGT le fait d&#8217;habitude dans une unanimité syndicale. Or, cette fois-ci, elle est la seule avec la CFDT et, côté patronal, avec le Medef et la CGPME. <span style="text-decoration:underline;">Elle a donc accepté d&#8217;être face à eux</span>. Désormais elle devient un syndicat d&#8217;engagement puisqu&#8217;<span style="text-decoration:underline;">elle rompt avec la contestation</span>. Elle fait un pari et témoigne d&#8217;une bonne volonté dans une démarche totalement inédite</em>.»<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote1anc" href="#sdendnote1sym"><sup>i</sup></a></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">On le voit : l&#8217;enjeu n&#8217;est pas mince.</span></p>
<h2><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>1,- Comment fonctionne le système actuel de négociations sociales ?</strong></span></h2>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">L&#8217;ensemble des relations sociales s&#8217;appuie sur la notion d&#8217;organisations syndicales représentatives, donc en capacité de parler au nom des salariés. La reconnaissance de cette capacité (la présomption irréfragable de représentativité) permet aux syndicats qui en bénéficient de constituer des sections d&#8217;entreprise, déposer un préavis de grève (dans le public), désigner des délégués syndicaux (bénéficiant donc de protection), etc. Par ailleurs, seuls les syndicats représentatifs ont accès aux négociations de branche, signent des conventions collectives, accèdent au premier tour des élections professionnelles, etc.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Depuis 1966, 5 confédérations bénéficient de ladite présomption irréfragable de représentativité au plan national interprofessionnel : la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CGC. Juridiquement, <em>n&#8217;importe laquelle</em> de ces organisations représente <em>l&#8217;ensemble</em> des salariés. On sait qu&#8217;il y a des cas où la signature de la CFDT seule a permis de valider un accord. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">C&#8217;est ce qui justifie les critiques faites au système actuel par la CGT, que nous partageons – il est incontestable que celui-ci, mis en place en 1950, a été construit pour affaiblir le syndicalisme de classe, surreprésenter des syndicats pro-patronaux. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Mais ça ne signifie pas que le projet CGT-CFDT-MEDEF du 9 avril 2008 soit acceptable. Bien au contraire !</span></p>
<h2><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>2,- Quels sont les objectifs du projet d&#8217;accord sur la représentativité syndicale ?</strong></span></h2>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">A tout seigneur, tout honneur, citons Sarkozy sur le sujet. Celui-ci a motivé son soutien au projet :</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">« <em>Rendre les organisations professionnelles, syndicales et patronales, plus fortes et plus responsables, <span style="text-decoration:underline;">nous appuyer sur le dialogue social pour conduire les réformes</span>, transformer notre système de relations sociales pour favoriser la négociation collective »</em><a class="sdendnoteanc" name="sdendnote2anc" href="#sdendnote2sym"><sup>ii</sup></a> Car Sarkozy y voit une avancée vers « <em>des syndicats forts et responsables</em> », rompant avec «<em> l&#8217;affrontement stérile, caricatural, idéologique</em> ».</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Le n°2 de la confédération, J.-C. Le Duigou, approuve chaudement : « <em>Il comprend que nous devons donner une place au dialogue social. Nous nous trouvons à un tournant dans la situation sociale de notre pays. Tout le monde pense que les choses doivent changer. </em>»<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote3anc" href="#sdendnote3sym"><sup>iii</sup></a></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Bref, tout baigne. Mais au fait : de quel changement s&#8217;agit-il ? </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">On sait qu&#8217;historiquement, le patronat et ses gouvernements se sont appuyés sur FO, puis la CFDT pour faire passer leurs plans, la CGT couvrant « de l&#8217;extérieur ».</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Mais depuis plusieurs années, la direction CGT s&#8217;est engagée dans la voie du syndicalisme d&#8217;accompagnement, équivalent syndical du social-libéralisme. De ce point de vue, il faut rappeler son attitude durant le conflit SNCF/RATP d&#8217;octobre-novembre. Les bureaucrates de Montreuil ont en effet alors montré qu&#8217;ils étaient capables d&#8217;aller jusqu&#8217;à s&#8217;opposer frontalement au mouvement ouvrier.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Sarkozy et Parisot considèrent possible de donner à la CGT le rôle d&#8217;interlocuteur privilégié, comme les en supplient Le Duigou et Thibault.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Pour concrétiser ce plan, il a fallu lever bien des réticences côté MEDEF. Une fraction du patronat, concentrée sur l&#8217;UIMM, l&#8217;UPA&#8230;., refusait encore les offres de service cégétistes. Fort opportunément et par le plus grand des hasards, l&#8217;affaire de la caisse noire de l&#8217;UIMM a permis de mettre de l&#8217;ordre dans tout ceci. Parisot a donc eu la voie libre pour permettre la publication du « projet de position commune » CGT-CFDT-MEDEF.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Concrètement, le projet d&#8217;accord a deux objectifs principaux.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">D&#8217;abord et avant tout, susciter un remodelage du paysage syndical dans lequel la CGT, désormais au centre du jeu, prendrait directement en charge la mise en œuvre des plans gouvernementaux et patronaux – le prix à payer étant de balayer la concurrence (FO, CFTC&#8230;.) à l&#8217;exception de la CFDT.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Par ailleurs, il s&#8217;agit évidemment de poursuivre la « refondation sociale » chère à l&#8217;ex-patron du MEDEF, le baron Sellière. On sait que depuis sa direction, le MEDEF milite pour bouleverser l&#8217;équilibre règlementaire, pour « <em>faire primer le contrat sur la loi</em> ». Tout ce qui est statuts nationaux doit dégager !</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Contrairement à ce qui se prétend à Montreuil, on retrouve l&#8217;ensemble de ces éléments dans le projet.</span></p>
<h2><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>3,- Aperçu du « <em>projet de position commune</em> » CGT-CFDT-MEDEF</strong></span></h2>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">La déclaration de la CE de la CGT du 16 avril, « <em>pour la conquête d&#8217;une véritable démocratie sociale </em>», fournit 2 raisons essentielles justifiant l&#8217;accord CGT-CFDT-MEDEF :</span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">L&#8217;acceptation 	par le patronat du principe du passage à un mode de 	conclusion majoritaire des accords.</span></p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Le 	mode d&#8217;évaluation de la représentativité des 	organisations syndicales, qui découragerait l&#8217; « émiettement 	syndical ».</span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Au-delà, le communiqué insiste sur le fait que :</span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Rien 	ne changerait en ce qui concerne les salariés des petites 	entreprises.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Le 	patronat n&#8217;aurait rien pu obtenir en ce qui concerne le fait de 	« <em>faire primer le contrat sur la loi</em>. »</span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Il est donc nécessaire de revenir sur ces aspects en détail – on verra qu&#8217;il n&#8217;y a aucune raison de partager le bonheur des membres de la CE.</span></p>
<h3><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>Accords majoritaires : attention, danger !</strong></span></h3>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Dans son article déjà cité, Sarkozy nous fait le coup de la démocratie :</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">« <em>Aujourd&#8217;hui, les accords, qu&#8217;ils soient conclus au niveau de l&#8217;entreprise, de la branche ou au niveau national interprofessionnel, ne paraissent pas toujours très légitimes aux yeux des salariés, car il suffit en pratique d&#8217;une signature syndicale et d&#8217;une signature patronale pour qu&#8217;ils s&#8217;appliquent à tous. Il est temps d&#8217;exiger aujourd&#8217;hui des majorités qualifiées, voire dans certains cas un accord majoritaire</em>. »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote4anc" href="#sdendnote4sym"><sup>iv</sup></a></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">La direction cégétiste ne dit pas autre chose. La CE se félicite en effet de la fin d&#8217;un dispositif visant à « <em>contourner l&#8217;influence réelle de la CGT </em>» et y voit une avancée décisive vers « <em>la démocratie sociale </em>». </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Pourtant, en allant y regarder de plus près, on est en droit de devenir franchement inquiet. Parlant du système actuel, Le Duigou dévoile ses objectifs : «<em> <span style="text-decoration:underline;">C’est un système qui ne nous encourage pas à prendre nos responsabilités</span> (&#8230;) Nous pouvions tranquillement rester à l’écart. <span style="text-decoration:underline;">Nous pouvions laisser une minorité signer, puis critiquer un accord</span>. La posture prise par la CGT s&#8217;est largement appuyée sur ce système.</em> »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote5anc" href="#sdendnote5sym"><sup>v</sup></a></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">En clair, la direction cégétiste se désole d&#8217;être marginalisée, de ne pouvoir prendre en charge la remise en cause des acquis – c&#8217;est actuellement le cœur de la « politique contractuelle ».</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">A partir de là, tout militant de lutte de classe un tant soit peu lucide aura compris qu&#8217;un mauvais coup se prépare. Le projet d&#8217;accord prévoit en effet le dispositif suivant (§5) :</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">« <em>la validité des accords collectifs sera subordonnée, au niveau des branches professionnelles et au niveau national interprofessionnel, à leur signature par une ou plusieurs organisations syndicales ayant recueilli seule ou ensemble au moins 30 % des suffrages valablement exprimés au niveau considéré et à l&#8217;absence d&#8217;opposition des organisations syndicales ayant recueilli la majorité des suffrages valablement exprimés.(&#8230;)Cette même règle transitoire sera applicable dans les entreprises au I° janvier 2009 (&#8230;)</em> »</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Pour comprendre ce qui se joue, prenons un cas hypothétique : celui d&#8217;une entreprise où le patron propose un accord salarial inacceptable (+2 % p. ex.). Supposons par ailleurs que dans cette entreprise, la CFDT recueille 25% des voix et la CGT 40%. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Dans le système actuel, en règle générale, la CFDT finit par signer, la CGT dénonce cette collaboration – mais entre temps les travailleurs reçoivent quand même cette augmentation (certes insuffisante).</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Dans le système projeté, la signature de la CFDT ne suffirait pas (il faut 30% des voix). Donc la CGT serait l&#8217;objet de toutes les pressions, de la part des travailleurs de l&#8217;entreprise eux-mêmes, pour qu&#8217;elle signe.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">C&#8217;est donc une modification profonde des formes de la collaboration de classe, des rapports entres syndicats, patrons et gouvernements qui se profile avec le projet CGT-CFDT-MEDEF. Au bout du processus, il y a une CGT domestiquée, soumise aux exigences capitalistes.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Un éditorialiste – par ailleurs membre de la commission Attali – écrivait que le contenu du projet d&#8217;accord « <em>mise sur une CGT réformiste</em> »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote6anc" href="#sdendnote6sym"><sup>vi</sup></a>. C&#8217;est effectivement incontestable et permet de mesurer l&#8217;enjeu de ce qui se joue sur cette question.</span></p>
<h3><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>Méthode d&#8217;évaluation de la représentativité : petits arrangements entre amis</strong></span></h3>
<h4><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>La mesure d&#8217;audience</strong></span></h4>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">La direction syndicale se félicite aussi du mode d&#8217;évaluation de la représentativité envisagée dans le projet.  La fameuse « présomption irréfragable de représentativité » serait supprimée au profit d&#8217;un système où une organisation serait déclarée représentative sur la base de 7 critères, le principal étant l&#8217;audience.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Tout ceci n&#8217;a rien d&#8217;anodin non plus.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">A tous les niveaux (entreprise, branche, national), la représentativité d&#8217;une organisation serait mesurée « <em> sur la base des résultats consolidés des élections au comité d&#8217;entreprise ou de la délégation unique de personnel </em>» (§2-1 du projet d&#8217;accord), le seuil à atteindre étant fixé à 10% des voix (§2-2), 8% au niveau des branches. Enfin, cette audience sera revalidée tous les quatre ans.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">La mesure d&#8217;audience s&#8217;appuierait donc sur les résultats d&#8217;élections auxquelles plus d&#8217;un salarié sur deux n&#8217;a pas accès, largement déconnectées des enjeux nationaux. Les travailleurs désirant voter pour un syndicat absent de leur entreprise (cas fréquent pour les « petits » syndicats type SUD ou FO) s&#8217;en verraient empêchés. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">On notera que ce choix a été fait en toute conscience : la direction CGT « revendique » de ne <span style="text-decoration:underline;">pas</span> utiliser les élections prud’hommales pour la mesure d&#8217;audience syndicale. Elle « revendique » au contraire un mode d&#8217;évaluation « au plus près de l&#8217;entreprise », c&#8217;est-à-dire aussi déconnecté des enjeux nationaux que possible<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote7anc" href="#sdendnote7sym"><sup>vii</sup></a>. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Le plus grave dans tout ceci est que ce système fragilise considérablement l&#8217;activité syndicale dans les entreprises et risque d&#8217;accélérer la désertification syndicale ! Actuellement, nous avons un système partant du sommet et permettant à toute organisation représentative nationalement de bénéficier des facilités correspondantes dans une entreprise, quelle que soit son influence locale. Désormais, toute section syndicale sera en sursis permanent. Comment ne pas imaginer que dans nombre d&#8217;entreprises, les patrons auront beau jeu de multiplier les pressions pour empêcher que tel ou tel syndicat n&#8217;obtienne les fameux 10% des mandats ?</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Mais ce n&#8217;est pas tout.</span></p>
<h4><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>« <em>Un système qui consolide les forts et met les faibles à l&#8217;épreuve</em> » (<em>Le Monde</em>)</strong></span></h4>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Le système envisagé a d&#8217;autres avantages pour les stratèges de Montreuil. </span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">D&#8217;abord 	il permet de balayer ses concurrents actuels, en premier lieu FO : 	avec un seuil de 10%</span><sup><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span></sup><span style="font-family:Arial,sans-serif;">, 	cette confédération serait écartée de 	nombre  d&#8217;entreprises et de branches. Elle sera de fait recentrée 	sur ses « bastions » de la Fonction Publique. </span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Par 	ailleurs, il est clair que dans un tel contexte l&#8217;entrée de 	SUD (syndicat dont la montée donne des sueurs froides à 	Montreuil&#8230;) dans les négociations de branche n&#8217;est pas pour 	demain&#8230; Il met donc la bureaucratie de la centrale de Montreuil à 	l&#8217;abri de la pression qu&#8217;exerce le développement de cette 	organisation dans bien des entreprises (exemple : la SNCF).</span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Ce système est donc une arme de plus dont se dote l&#8217;appareil contre l&#8217;intervention des militants de lutte de classe, dont l&#8217;intervention deviendrait encore plus malaisée.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">On remarquera par contre que le mécanisme envisagé facilite la reconnaissance de syndicats maison, construits de façon plus ou moins spontanée. Au sein d&#8217;une entreprise donnée, il suffira à un regroupement de dépasser le seuil (10% pour l&#8217;instant) pour être déclaré représentatif, ce qui est impossible dans le cadre de la loi de 1950.</span></p>
<h3><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>Le cas des salariés de TPE/PME</strong></span></h3>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">On a aussi vu plus haut que l&#8217;un des axes forts du MEDEF consiste à permettre que des non-syndiqués signent des accords d&#8217;entreprise dans les entreprises ne disposant pas de représentation syndicale, surtout les PME.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Avec la position commune CGT-CFDT-MEDEF, de nouvelles avancées dans cette voie seront effectués, en particulier pour les entreprises de moins de 200 salariés. L&#8217;« <em>évaluation du projet de position commune</em> » faite par la délégation CGT indique explicitement :</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">«<em> Le patronat demandait la généralisation de la possibilité de négocier directement avec les élus non syndiqués en levant l&#8217;obstacle de l&#8217;autorisation préalable par accord de branche. Le texte final limite cette possibilité aux entreprises de moins de 200 (salariés -NR) et l&#8217;encadrement par deux dispositions importantes : la restriction de l&#8217;objet de ces négociations, l&#8217;obligation d&#8217;information préalable des organisations syndicales (&#8230;) </em>»</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Certes le MEDEF n&#8217;a pas vu non plus sa revendication totalement satisfaite. Il n&#8217;en demeure pas moins que le texte élargit les possibilités de négociations entre patrons et salariés non syndiqués - en fait on peut considérer que cette clause signifie que les organisations syndicales renoncent à s&#8217;implanter dans les entreprises de moins de 200 salariés. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Il est donc faux, comme l&#8217;affirme le négociateur de la CGT, que « <em>le texte de la position commune n&#8217;aggrave pas les entorses au principe d&#8217;exclusivité syndicale </em>»<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote8anc" href="#sdendnote8sym"><sup>viii</sup></a>. </span></p>
<h3><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>Contrat et loi</strong></span></h3>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">La direction confédérale cherche aussi à rassurer les militants à propos des accords dérogatoires : le projet ne reprendrait pas la revendication patronale d&#8217;extensions d&#8217;accords dérogatoires au code du Travail. Il suffit pourtant de lire le §17 pour voir que tout ceci n&#8217;est pas si vrai :</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">« <em>Des accords d&#8217;entreprise conclus avec des organisations syndicales représentatives et ayant</em></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><em>recueilli la majorité absolue des voix aux élections des représentants du personnel peuvent dès à présent, à titre expérimental, préciser l&#8217;ensemble des conditions qui seront mises en œuvre pour dépasser le contingent conventionnel d&#8217;heures supplémentaires prévu par un accord de branche antérieur à la loi du 4 mai 2004, en fonction des conditions économiques dans l&#8217;entreprise et dans le respect des dispositions légales et des conditions de travail et de vie qui en découlent.</em> »</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Contrairement à ce que prétend Montreuil, là aussi, le patronat ouvre une brèche destinée à être élargie ultérieurement.</span></p>
<h2><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>4,- En défense du syndicalisme de classe : rejeter l&#8217;accord CGT-CFDT-MEDEF</strong></span></h2>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Notre travail ne prétend pas à l&#8217;exhaustivité. Mais les éléments fournis démontrent sans ambigüité que le projet de position commune concocté par la CGT et le MEDEF (avec la CFDT à la place du mort) doit être combattu avec la dernière énergie. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Comment pourrait-il en être d&#8217;ailleurs autrement d&#8217;un texte si chaudement soutenu par Sarkozy soi-même, par un patronat aussi rétrograde ?</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">En fait ce texte n&#8217;a été possible qu&#8217;à cause de la collaboration cynique de l&#8217;appareil syndical d&#8217;une part, du gouvernement et du patronat de l&#8217;autre. Il faut le répéter : ces tractations se sont faites contre la CGT, contre le syndicalisme de classe, et en dernière analyse contre la classe ouvrière. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Cet épisode démontre une fois de plus que l&#8217;action contre le gouvernement, contre le patronat et celui à mener vis-à-vis de l&#8217;appareil sont inséparables, même si leurs modalités diffèrent.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Si ce train de mesures passe dans la vie, il est clair que la capacité de la CGT à être au centre de la résistance aux attaques patronales et gouvernementales sera largement amoindrie. Un pas décisif aura été fait vers le syndicalisme d&#8217;accompagnement, vers ce rapprochement avec l&#8217;État qu&#8217;évoquait déjà L. Trotsky en son temps. L&#8217;enjeu n&#8217;est donc pas mince.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">D&#8217;ores et déjà, dans de nombreux secteurs, des interrogations s&#8217;expriment. Certaines équipes syndicales ont d&#8217;ores et déjà pris position contre le projet d&#8217;accord – la fédération de la Chimie, le syndicat de Radio France, celui du Crédit Agricole des Alpes de Haute Provence&#8230;. Avec elles nous devons, affirmer haut et fort</span></p>
<h2><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>5,- Non au « projet de position commune » CGT-CFDT-MEDEF sur « la représentativité syndicale »</strong></span></h2>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">En fait tout indique que Thibault et Le Duigou savaient que cet accord générerait des réactions. D&#8217;où leur passage en force. Déjouer la manœuvre nécessite d&#8217;intervenir autour de l&#8217;exigence de</span></p>
<h3 style="text-align:center;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>Retrait de la signature CGT</strong></span></h3>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">Sur cette base, l&#8217;organisation d&#8217;une authentique discussion interne au sein de la CGT, conclue par un CCN extraordinaire, serait rendue possible. Dans le cadre d&#8217;une telle discussion, il reviendrait aux militants de lutte de classe de se prononcer avec fermeté, contre tous les démagogues :</span></p>
<h4 style="text-align:center;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>Pour le maintien de la présomption irréfragable de représentativité</strong></span></h4>
<h4 style="text-align:center;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><strong>Pour la rénovation de la liste des syndicats représentatifs</strong></span></h4>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">selon des modalités à convenir, par exemple en s&#8217;appuyant sur les résultat des prochaines élections prudhommales. En tout état de cause, les manœuvres doivent cesser, le droit des organisations comme SUD, ou la FSU doivent être garantis.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:right;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;">2 mai 2008</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a>Rien 	n&#8217;indique d&#8217;ailleurs que le projet de loi final ne remonterait pas 	ce seuil&#8230;.</p>
</div>
<div id="sdendnote1">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote1sym" href="#sdendnote1anc">i</a>Le 	Figaro, 29.03.2008.</em></p>
</div>
<div id="sdendnote2">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote2sym" href="#sdendnote2anc">ii</a><em>Le 	Monde</em>, 19.04.2008.</p>
</div>
<div id="sdendnote3">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote3sym" href="#sdendnote3anc">iii</a>Ibid.</em></p>
</div>
<div id="sdendnote4">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote4sym" href="#sdendnote4anc">iv</a><em>Le 	Monde</em>, 19.04.2008.</p>
</div>
<div id="sdendnote5">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote5sym" href="#sdendnote5anc">v</a>Financial 	Times, 18.04.2008.</em></p>
</div>
<div id="sdendnote6">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote6sym" href="#sdendnote6anc">vi</a><em>Le 	Monde</em>, 27.04.2008.</p>
</div>
<div id="sdendnote7">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote7sym" href="#sdendnote7anc">vii</a>Cf. 	Interview de M. Doneddu (n<span style="font-family:Liberation Serif,Times New Roman,serif;">é</span>gociateur 	CGT) au site internet Rue89, 31.03.2008.</p>
</div>
<div id="sdendnote8">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote8sym" href="#sdendnote8anc">viii</a>Introduction 	au d<span style="font-family:Liberation Serif,Times New Roman,serif;">é</span>bat 	de la CE de la CGT du 16.04.2008 par M. Donnedu.</p>
</div>
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		<title>Désastre à l&#8217;italienne</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2008 07:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'Internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;issue des élections italiennes des 13 et 14 avril dernier, un constat s&#8217;impose désormais à tous : dans ce pays, le prolétariat est politiquement marginalisé. Pas un député, pas un sénateur n&#8217;appartenant à un parti ayant un lien avec le mouvement ouvrier n&#8217;a pu se faire élire. Indiscutablement, donc, le fond est atteint.
L&#8217;évènement est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="western" lang="fr-FR">A l&#8217;issue des élections italiennes des 13 et 14 avril dernier, un constat s&#8217;impose désormais à tous : dans ce pays, le prolétariat est politiquement marginalisé. <strong>Pas un député, pas un sénateur n&#8217;appartenant à un parti ayant un lien avec le mouvement ouvrier n&#8217;a pu se faire élire</strong>. Indiscutablement, donc, le fond est atteint.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">L&#8217;évènement est d&#8217;autant plus important qu&#8217;on ne saurait oublier que durant des décennies, le PC italien fut le plus implanté d&#8217;Europe occidentale, véritable citadelle au sein de la société bourgeoise italienne. Sa disparition désormais totale est donc un tournant majeur, dont les répercussions ne sauraient être purement « italiennes ».</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Il y a donc urgence à tirer les bilan de ces élections, à tenter d&#8217;en dégager les premières leçons politiques.<span id="more-52"></span></p>
<h3><span style="font-family:Arial Black,sans-serif;"><span style="font-size:small;"><strong>La crise de la bourgeoisie italienne</strong></span></span></h3>
<p class="western" lang="fr-FR">Pour comprendre ce qui vient de se dérouler, il faut rapidement redonner un certain nombre de repères relatifs à la situation italienne.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Crise politique&#8230;.</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">On sait que durant la période de l&#8217;après-guerre, l&#8217;Italie fut dirigée par des gouvernements dirigés par le parti démocrate-chrétien (DC, fondée en 1942). Ces gouvernements ne purent jamais centraliser le pays à l&#8217;image de ce qui put être fait en France. Plus généralement, l&#8217;Etat républicain reconstruit à partir de 1946 ne put avoir qu&#8217;un contrôle relatif du pays et notamment des régions du sud. Dans ce contexte, la bourgeoisie italienne a du faire face à une crise politique quasi-permanente, comme en témoigne l&#8217;instabilité gouvernementale récurrente. Au plan institutionnel, le fonctionnement de ce pays n&#8217;est pas sans rappeler celui de la IV° République française – ce qui entrave la mise en œuvre de mesures « douloureuses ». L&#8217;existence d&#8217;un scrutin partiellement proportionnel favorise en effet les « petits » partis, donc l&#8217;instabilité gouvernementale.  D&#8217;où l&#8217;importance de la question d&#8217;une nouvelle loi électorale, ce qui a été jusqu&#8217;ici impossible à mettre en place, en l&#8217;absence d&#8217;union nationale sur la question.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dans les années 80, les affaires de corruption en tout genre se sont multipliées et ont précipité la disparition de la DC, ce qui fut fait en 1994. Au-delà des évènements contingents, cette crise était l&#8217;expression des difficultés de la bourgeoisie italienne à définir une voie lui permettant de maintenir ses positions à l&#8217;échelle internationale, à un moment où la concurrence internationale s&#8217;intensifiait.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">C&#8217;est donc cette même année que Berlusconi va gouverner pour la première fois, appuyé sur un parti de circonstance, <em>Forza Italia, </em>et à la tête d&#8217;une coalition fragile comprenant notamment l&#8217;Alliance Nationale « post-fasciste » et la Ligue du Nord,  réactionnaire et ouvertement xénophobe<em>.</em> Les traits bonapartistes de l&#8217;opération ne faisaient qu&#8217;exprimer les besoins historiques de la bourgeoisie italienne, mais le choix du prétendant au rôle de bonaparte était  significatif de son état. Que cette bourgeoisie n&#8217;ait trouvé qu&#8217;un escroc notoire, qui n&#8217;a jamais compris la différence entre un conseil des ministres et une série télévisuelle à bon marché, en dit plus long que bien des discours. En tout cas, ce gouvernement ne dura que 226 jours, avant de se déliter sous les coups de grèves générales à répétition. Avec le recul, on peut parler de tour de chauffe pour Berlusconi et sa clique.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En 1996, la coalition « <em>L&#8217;Olivier</em> », alliant le PDS (construit sur les décombres du vieux PCI – voir ci-dessous) et des débris de la DC (« <em>La Marguerite</em> » - ça ne s&#8217;invente pas !), remporte les élections. D&#8217;une telle coalition, on ne pouvait s&#8217;attendre qu&#8217;à une politique réactionnaire, et c&#8217;est ce qui fut fait sur tous les terrains : « assainissement » des finances publiques pour satisfaire aux critères de Maastricht, privatisations en masse, restriction du droit de grève, participation à l&#8217;intervention impérialiste en Yougoslavie, etc.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En fait, ces contradictions ne font que refléter les divisions internes à la bourgeoisie italienne. Celle-ci est divisée entre une fraction – celle de Berlusconi - arc-boutée sur ses positions actuelles, repliée sur son marché national et prospérant (relativement) à l&#8217;ombre d&#8217;un État notoirement vermoulu et corrompu. Face à elle, une fraction « moderniste » dont Prodi était le porte-parole. Celle-ci, tournée vers les marchés extérieurs et l&#8217;Union européenne, milite pour enrayer le déclin et est prête pour cela à imposer au pays un remède de cheval aux administrations italiennes.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Par contre l&#8217;accord entre ces courants est évidemment complet quant à la nécessité de procéder à une remise en cause radicale des acquis ouvriers, d&#8217;une baisse radicale du coût du travail.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En tout cas, la politique de Prodi et  du PDS  aboutit à remettre Berlusconi en selle. En 2001, sa « <em>Maison des libertés </em>» remporta donc haut la main les élections et commença à appliquer un programme de réaction tous azimuths : dérégulation des relations de travail, mesures anti-immigrés, soutien à la politique impérialiste de Bush, etc. La classe ouvrière, les jeunes tentèrent à plusieurs reprises de résister, de défaire Berlusconi. En juillet 2001, ce fut le rassemblement anti-G8 de Gênes, vers lequel convergèrent des milliers de jeunes italiens. Puis il y eut les révoltes « civiques » provoquées par la politique de reprise en main des medias et de l&#8217;appareil judiciaire. Le 23 mars 2002, plusieurs millions de manifestèrent à Rome en défense du droit de licenciement.  Bien qu&#8217;affaibli, Berlusconi put malgré tout poursuivre. Notamment, après avoir reculé un temps, il fut en mesure d&#8217;organiser la précarisation de masse du salariat, de procéder à une série d&#8217;importantes attaques sur le terrain fiscal, etc. Au final, on doit considérer que Berlusconi a pu infliger des coups considérables à la classe ouvrière italienne, notamment en ce qui concerne les relations sociales : salaires, contrats de travail, etc. Par contre l&#8217;« assainissement » des finances publiques fut mené mollement, au grand dam de Bruxelles. De toutes façons, il en aurait fallu bien plus pour remettre en selle la bourgeoisie italienne.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dans ces conditions, en 2006, <em> </em>l&#8217;<em>Unione</em>, c&#8217;est-à-dire les partis de l&#8217;ex <em>Olivier</em> fanqués de <em>Refondation Communiste</em>, toujours<em> </em>mené par R. Prodi et soutenu par la <em>Cofindustria </em>(le MEDEF transalpin)  remporta de peu les élections. On notera que le résultat des 2 organisations ayant encore un rapport avec le mouvement ouvrier, le PDS et surtout <em>Refondation Communiste</em> fut des plus limités.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Inutile de revenir en détail sur le gouvernement Prodi de 2006. Indiquons simplement que sur le fond, sa politique fut tout aussi réactionnaire que celle de son prédécesseur. Ainsi le gouvernement s&#8217;attacha-t-il à satisfaire les exigences patronales en matière de baisse du coût du travail, celles de Bruxelles dans le domaine budgétaire. On rappellera aussi sa décision de maintenir les troupes italiennes présentes en Afghanistan et en Irak.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Face à cette situation, la classe ouvrière a combattu. Elle a cherché à de nombreuses reprises à défendre ses acquis par ses propres moyens. On se souvient des manifestations anti-OTAN. De même, le 20 octobre 2007, des centaines de milliers de manifestants se concentrèrent à Rome. Le mot d&#8217;ordre officiel de la manifestation était de peser à gauche sur les choix du gouvernement Prodi – comme si c&#8217;était possible ! Mais derrière ces mots d&#8217;ordre, il y avait évidemment la recherche d&#8217;une solution ouvrière face à la politique gouvernementale.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">La couverture parlementaire insuffisante de Prodi ne permit pas à son gouvernement de durer – d&#8217;où les élections des 13 et 14 avril, la victoire de la coalition de Berlusconi.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Au final, les convulsions décrites ci-dessus ne font qu&#8217;illustrer les difficultés de la bourgeoisie italienne à se doter d&#8217;un pouvoir stable, tant les enjeux sont écrasants.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>&#8230;crise économique</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">La situation des capitalistes italiens est en effet des plus précaires. Ces élections se sont tenues alors que la situation économique, déjà mauvaise, vire à la catastrophe – ainsi le FMI prévoit-il une croissance de 0,3% du FMI pour 2008.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Premier niveau d&#8217;explication : la dette publique. La bourgeoisie italienne s&#8217;est avérée incapable jusqu&#8217;ici de la faire baisser, ce qui est son talon d&#8217;Achille. Résultat : un service de la Dette faramineux.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">
<p class="western" style="page-break-before:always;" lang="fr-FR">Parallèlement, le système de production subit de plein fouet l&#8217;accentuation de la concurrence qui se déploie à l&#8217;échelle internationale. 40 à 50% des salariés le sont dans des firmes de moins de 50 employés, contre 20-25% en France, ce qui signifie que les économies d&#8217;échelles et surtout l&#8217;accès aux marchés internationaux sont beaucoup plus difficiles. Par ailleurs le fait que la production du pays soit à faible contenu technologique la rend très vulnérables à la concurrence asiatique ou est-européenne (voir par exemple la situation de FIAT). Résultat : une croissance économique en chute libre – les PIB/habitant italien est aujourd&#8217;hui au niveau de celui de la Grèce !</p>
<p class="western" lang="fr-FR">
<p style="margin-top:0.21cm;margin-bottom:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><em>Illustration 	2: PIB/Habitant</em></span></span></p>
<p>En avril 2006, le journal patronal <em>L&#8217;Expansion</em> faisait part de ses suggestions pour améliorer la situation. Sans surprise, il préconisait de :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« réorienter la structure de l&#8217;appareil productif pour aller sur des secteurs à plus forte valeur ajoutée, réduire la dépense publique et le poids de l&#8217;État, libéraliser certains secteurs encore très protégés comme le secteur financier. Il faut aussi baisser le coût du travail, car c&#8217;est la fiscalité du travail qui a le plus augmenté depuis cinq ans. »</p>
<p class="western" lang="fr-FR">C&#8217;est à cette tâche que va s&#8217;atteler le prochain gouvernement Berlusconi avec les moyens politiques dont il dispose depuis le vote du 13-14 avril.</p>
<h3><span style="font-family:Arial Black,sans-serif;"><span style="font-size:small;"><strong>Le mouvement ouvrier italien : chronique d&#8217;une implosion</strong></span></span></h3>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Le vieux PCI : quelques remarques</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">On sait qu&#8217;au sein du « mouvement communiste international », de l&#8217;appareil international du Kremlin, le PCI avait toujours eu une place particulière.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dèjà avant-guerre, son principal dirigeant, Ercoli-Togliatti, alors réfugié à Moscou, était connu pour son appartenance à l&#8217;aile droite de la bureaucratie. Ce courant, personnifié par Boukharine, militait pour une politique de compromis avec l&#8217;impérialisme, menant dans les faits à la restauration du capitalisme en URSS. En tout cas, Togliatti réussit à éviter le sort de son mentor, liquidé lors des seconds procès de Moscou (1938).  Il put ainsi, en 1945, prendre la tête d&#8217;un parti qui allait rapidement devenir le plus puissant PC d&#8217;Europe (plusieurs millions de membres, 34% des voix en 1976), une véritable contre-société au sein d&#8217;une Italie en pleine reconstruction.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En fait durant les années 50 et 60, le PCI cogéra cyniquement la société italienne avec l&#8217;autre grand parti d&#8217;alors, le parti des patrons et des curés, la démocratie chrétienne. Dès cette époque, la bureaucratie du PCI tissa d&#8217;innombrables liens avec sa propre bourgeoisie, ce qui multiplia les tensions avec le Kremlin. C&#8217;est ce qui sous-tend l&#8217;invention de l&#8217; « eurocommunisme » par la direction du PCI des années 70. Cette théorie visait notamment à légitimer un relâchement du contrôle du Kremlin sur l&#8217;activité du PCI, à donner toute latitude à sa bureaucratie dirigeante de s&#8217;adapter aux exigences de la bourgeoisie italienne.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Il faut rappeler un autre aspect. A partir des années 70, la remontée ouvrière et la crise politique de la bourgeoisie italienne étaient telles que le pouvoir était littéralement à ramasser. Conformément à sa nature, le PCI s&#8217;y refusa. Son dirigeant d&#8217;alors, E. Berlinguer, théorisa son refus par sa proposition d&#8217;un « compromis historique », c&#8217;est-à-dire d&#8217;un gouvernement associant le PC, le PS &#8230; et la démocratie chrétienne. La DC refusa le <em>deal –</em> encore que certains secteurs de la bourgeoisie se soient montrés sensibles à cette offre de services<em>. </em>L&#8217;affaire finit par une politique de soutien ouvert du PC envers les gouvernements démo-chrétiens d&#8217;alors. On imagine le désarroi créé par une telle politique au sein du parti.<em>..</em><sup><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></sup>.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ces brefs rappels pour dire que l&#8217;appareil du PCI est sans aucun doute celui qui alla le plus loin dans l&#8217;adaptation à sa propre bourgeoisie. Tout ceci a évidemment marqué les développements ultérieurs.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Constitution du Parti des Démocrates de Gauche (PDS)</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">Pour la bureaucratie du PCI, on imagine que le désarroi de sa base (et l&#8217;effritement de l&#8217;électorat communiste) ne pouvait être attribué à cette collaboration étroite avec la bourgeoisie. Bien évidemment, la référence au communisme,  – pour formelle qu&#8217;elles soit – lui était insupportable. On imagine donc l&#8217;aubaine que fut la phase finale de la crise de l&#8217;URSS.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dès 1989, la direction du PCI désormais dirigée par A. Ochetto rompit le lien qui la reliait encore à cette tradition politique. Au terme d&#8217;un débat de deux ans, le PCI fut remplacé par le PDS, qui adhéra immédiatement à l&#8217;Internationale Socialiste. L&#8217;opération était d&#8217;autant plus aisée qu&#8217;en Italie, la social-démocratie avait quasiment disparu de la scène après les frasques de B. Craxi.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Le passage du PCI au PDS avait pour signification que désormais sa direction s&#8217;inscrivait pleinement dans le nouveau monde tel qu&#8217;il émergeait après la décomposition de l&#8217;URSS, un monde marqué par l&#8217;échec final du processus ouvert en octobre 1917, ce qui n&#8217;est pas rien. La bureaucratie du PCI se déboutonnait désormais sans complexes et acceptait sans réserves de servir le capital italien. Elle changeait de maitre.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ceci étant, sa direction fut obligée de rejoindre les rangs du mouvement social-démocrate international, autrement dit de se rattacher à la tradition politique du mouvement ouvrier. En d&#8217;autres termes, le PDS était un parti ouvrier-bourgeois au sens que Lénine et Trotsky donnaient à ce terme.  Contrairement à ce qui fut écrit par certains à l&#8217;extrême-gauche, ceci ne faisait donc pas du nouveau parti un parti bourgeois, équivalent de notre MODEM. Par contre, il est clair que le PDS fut sans doute l&#8217;un des PS les plus engagés dans la voie du social-libéralisme.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ajoutons que comme parti de ce type, le PDS fut happé dès sa constitution par les mêmes contradictions que les autres P.S. : quel peut être le contenu du réformisme à une époque où le système de l&#8217;économie de profit, le capitalisme, rend impossible la mise en place de la moindre réforme significative (surtout dans un pays en plein déclin économique tel que l&#8217;Italie) ?</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En pratique, jusqu&#8217;en 1994, le parti fut le théatre d&#8217;un affrontement sourd. M. D&#8217;Alema et Veltroni, « blairistes », s&#8217;opposaient au « conservatisme »  du secrétaire général, Occhetto. Il n&#8217;y a en effet aucun doute que dès cette époque, Veltroni considérait que :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« les réponses ne peuvent plus être enfermées dans l’identité socialiste, il faut apporter des réponses non idéologiques aux problèmes d’aujourd’hui.»<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote1anc" href="#sdendnote1sym"><sup>i</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">En tout cas, Occhetto finit par quitter la direction du PDS en 1994, à la suite des élections européennes où le Parti avait enregistré un score calamiteux. La voie était libre pour D&#8217;Alema-Veltroni.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>D&#8217;Alema à la tête du PDS : « <em>faire la révolution libérale</em> »</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">Dès le congrès suivant du PDS, la presse put mesurer l&#8217;ampleur du changement qui était intervenu au PDS avec l&#8217;arrivée de D&#8217;Alema à sa tête :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« L&#8217;image saisie hier à Rome a de quoi surprendre. Gianfranco Fini (secrétaire de l’Alliance nationale) et un représentant de Silvio Berlusconi présents au premier congrès du PDS. Anciens « ennemis », ils se définissent aujourd’hui comme des « adversaires » politiques.</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">Pour symboliser ce changement, le bleu avait remplacé le rouge et la photo de deux petits enfants construisant une maison a pris la place du drapeau rouge. Car, depuis 1991, le PDS ne se définit plus comme communiste mais comme social-démocrate. (&#8230;)</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">En introduction de son discours prononcé jeudi, Massimo D’Alema, secrétaire du PDS, a relaté la conversation téléphonique qu’il a eue, quelques heures à peine avant l’ouverture des travaux, avec Berlusconi. Ce dernier s’est excusé de ne pouvoir y participer en raison des pourparlers sur la vente de la Fininvest avec Rupert Murdoch, le milliardaire australien.</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">Au fil des pages de son allocution, il semblait que l’objectif principal de D’Alema était de « faire la paix » avec les présents et de redéfinir la position de son parti par rapport à la droite « avec laquelle il faut cohabiter et travailler ».</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">Deux heures de discours pour décrire une année à la tête du PDS, les changements intervenus et la nouvelle ligne de conduite politique. « Il faut faire la révolution libérale pour construire un parti offrant aux citoyens la sécurité et fonder une coalition en mesure de bâtir un nouveau pays. »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote2anc" href="#sdendnote2sym"><sup>ii</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dans la foulée, <em>l&#8217;Olivier</em>, une coalition entre le parti et les ex-DC de <em>la marguerite </em>dirigés par R. Prodi fut constituée. C&#8217;était faire faire au PDS un pas de plus vers la droite, le soumettre étroitement aux exigences du parti des patrons « libéraux ». Et dès 1996, cette politique put être mise en pratique, lorsque <em>L&#8217;Olivier</em> remporta les élections. Il suffit d&#8217;indiquer que c&#8217;est le gouvernement Prodi, sorti de ces élections, qui mit en œuvre les fameux critères de Maastricht pour permettre à chacun de mesurer son « progressisme . En 1998, D&#8217;Alema succéda à Prodi. Comme on s&#8217;en doute, il poursuivit la même politique, son fait d&#8217;arme étant d&#8217;avoir été le premier leader « communiste » reçu au Vatican (!).</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En fait, D&#8217;Alema ne cachait pas sa volonté d&#8217;aller au bout du processus engagé avec la création du PDS et d&#8217;en arriver à constituer un authentique parti libéral, dégagé de toute attache au mouvement ouvrier. Ainsi faut-il comprendre son soutien enthousiaste à la « <em>Troisième voie</em> » lancée par Blair et Schröder et 1999 et dont c&#8217;était l&#8217;aboutissement</p>
<p class="western" lang="fr-FR">. C&#8217;est dans ce cadre qu&#8217;il organisa en 1999 un sommet où Clinton cotoyait Jospin ou Blair. L&#8217;intention était claire : la direction du PDS militait déjà pour « dépasser » la social-démocratie et constituer une internationale « <em>démocrate à l&#8217;américaine </em>» - le paradoxe étant que c&#8217;est en Italie seulement que ladite « <em>Troisième voie</em> » put se matérialiser. Pour que les choses soient claires, évoquant la mondialisation, D&#8217;Alema qualifia d’« <em>illusion</em> » l’idée de  «<em> pouvoir se soustraire aux changements nécessaires</em> ».</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dans ces conditions, jamais le PDS ne put enrayer la tendance au recul électoral dont il est victime. Ainsi le Parti enregistra en général des résultats situés entre 15 et 20%<sup><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a></sup>, approximativement la moitié des scores du vieux PCI&#8230; Cette tendance au déclin fut évidemment utilisée pour liquider le parti.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>« <em>Nous, les démocrates, nous aimons l’Italie</em> » (Manifeste du Parti Démocrate)</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">C&#8217;est donc dans ce contexte que DS fut définitivement enterrée. En avril 2007, les congrès successifs de DS et de <em>La Marguerite</em> se prononçaient pour la fusion des deux formations dans un Parti Démocrate (proclamé en octobre). Au sein du PDS, 15% des militants refusèrent la liquidation; ils allaient vite se rapprocher des communistes et des verts.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Le nom même du nouveau parti valait pour programme : l&#8217;objectif était de construire une réplique du Parti Démocrate américain, de larguer définitivement toute référence au mouvement ouvrier. Interrogé sur l&#8217;identité du nouveau parti, Veltroni le présente comme :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">«Une force démocratique européenne qui mise sur la croissance, qui combat la pauvreté mais pas la richesse, une force de centre gauche qui s’inspire des démocrates américains ».<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote3anc" href="#sdendnote3sym"><sup>iii</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">En ce qui concerne ses rapports avec la social-démocratie, W. Veltroni précise :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Pour que nous y soyons, dit-il, il faudrait que l&#8217;Internationale socialiste change son nom, cesse de s&#8217;enfermer dans une idéologie, élargisse son spectre. Comment imaginer une maison démocrate sans les Etats-Unis ? »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote4anc" href="#sdendnote4sym"><sup>iv</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Le fonctionnement même du nouveau parti est étroitement calqué sur celui de son homologue nord-américain. Ainsi Veltroni fut-il désigné leader du parti à l&#8217;issue d&#8217;un « référendum citoyen » auquel participèrent plusieurs millions de personnes – autant dire que tous les mécanismes clientélistes sont possibles. On est loin du mouvement ouvrier et de ses traditions de débat interne ! De toutes façons, la direction du parti a prévenu : pas question de courants, de « débats interminables ». Le PD, ce sera avant tout une machine électorale.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Le congrès constituant du nouveau parti adopta aussi un manifeste dans lequel on peut lire :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Nous démocrates sommes convaincus que l’Italie a besoin d’une cure extraordinaire de concurrence dans les marchés et d’efficacité du secteur public. Une cure nécessaire tant pour libérer les énergies de relance du développement, que pour promouvoir une plus grande reconnaissance du mérite, une plus forte mobilité sociale, une majeure égalité des chances. Plus de concurrence surtout. »</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ou encore :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Pour les entreprises, une administration plus efficace, tout de suite.</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">Une régulation libérale et la libéralisation de l’économie avec une séparation totale entre la politique et les affaires. Mais plus que cela : le message que nous sommes du côté de ceux qui créent des richesses, de ceux qui font. Nous sommes du côté de ceux qui innovent , recherchent, risquent, créent l’excellence en Italie ; »</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dès lors comment s&#8217;étonner de cet article du <em>Monde</em> :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Malgré le succès de la gauche aux législatives de 1996, le PDS de Massimo D’Alema, premier parti de la coalition de L’Olivier (21,1 % des voix), ne survit pas à la crise du gouvernement Prodi. Les DS naissent en novembre 1998 sous la conduite de Walter Veltroni, aujourd’hui maire de Rome et favori pour la direction du futur Parti démocrate. Mais, en 2007, les &#8220;reliques&#8221; communistes cèdent la place, sous le chêne, à l&#8217;œillet socialiste et aux étoiles de l’Union européenne. &#8220;Ces retraites successives n’ont rien eu de stratégique, insiste Valentino Parlato à la &#8220;une&#8221; de son journal. Celle de Florence est une retraite politique et culturelle sans principe et sans issue, sauf celle de laisser la voie ouverte à une non improbable vague de droite.&#8221;</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">Invité au congrès des DS, Silvio Berlusconi a applaudi le discours du secrétaire Piero Fassino : &#8220;Si c’est cela le Parti démocrate, à 95 % je suis prêt à m’y inscrire aussi, s’est exclamé &#8220;Il Cavaliere&#8221;. J’ai entendu un positionnement social-démocrate qui, sur certains points, est carrément libéral ; je suis d’accord avec la politique sociale dont a parlé le secrétaire des DS.&#8221; Ce dernier a évoqué &#8220;la nécessité historique&#8221; d’une évolution &#8220;pour ceux de nos enfants qui n’ont connu que la paie en euros et qui n’étaient peut-être pas nés à la chute du Mur&#8221;. »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote5anc" href="#sdendnote5sym"><sup>v</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">En guise de conclusion, il faut donc insister sur l&#8217;importance du changement que signifie le passage de DS au PD, car elle n&#8217;est pas forcément appréhendée correctement<sup><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a></sup> : le nouveau parti démocrate qui émerge n&#8217;est pas un nouveau parti social-libéral, équivalent au <em>New Labour</em> britannique. On doit à l&#8217;inverse le rapprocher de notre MODEM (de ce qu&#8217;il en reste).</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Le saut qualitatif a été franchi. Le PD est <em>un parti bourgeois</em> qui n&#8217;a plus rien à voir avec le mouvement ouvrier.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>« Veltrusconi » en campagne : « <em>je ne suis pas de gauche </em>».</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">Le premier test auquel s&#8217;est trouvé confronté le nouveau parti fut bien sur les élections de 2008. Il faut bien le dire : pour la classe ouvrière, savoir qui de Berlusconi ou Veltroni l&#8217;emporterait était indifférent, tant les programmes sont proches.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Exagération ? En aucun cas. Il suffit de lire :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Q: Comme Berlusconi, vous promettez croissance et baisse d&#8217;impôts. N&#8217;est-ce pas illusoire, alors que l&#8217;Italie frôle la récession?</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">R: La baisse d&#8217;impôts, en soi, cela ne suffit pas. Pour qu&#8217;elle contribue vraiment à relancer la croissance économique, il faut l&#8217;accompagner de sérieuses coupes dans la dépense publique. Nous nous sommes engagés à diminuer celle-ci de 1 point par an. Un objectif qui pourra être atteint en supprimant les provinces et autres administrations inutiles, en améliorant le fonctionnement de l&#8217;administration publique&#8230; »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote1anc" href="#sdendnote1sym"><sup>i</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ou :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Sa première décision en tant que président du Conseil serait d’instaurer un salaire minimum à 1 100 euros, mais il se fait également l’apôtre de la flexibilité. Il ne manque pas une occasion de dénoncer la précarité, mais se fait l’instant d’après l’avocat d’une baisse de la pression fiscale. Quand il aborde les questions sécuritaires, c’est pour paraphraser Tony Blair : il faut être dur avec le crime, mais aussi avec ce qui engendre la criminalité. Et quand, en une occasion, il rend hommage à un homme politique, ce n’est pas à une figure de la gauche italienne mais à Aldo Moro, le leader de la démocratie chrétienne assassiné il y a trente ans par les Brigades rouges. »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote2anc" href="#sdendnote2sym"><sup>ii</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">On notera aussi qu&#8217;à propos d&#8217;Alitalia, au contraire de Berlusconi qui louvoya démagogiquement, Veltroni soutint l&#8217;option Air France-KLM, malgré le fait que cette option ne puisse qu&#8217;aboutir à des milliers de licenciements&#8230;</p>
<p class="western" lang="fr-FR">On ne peut donc que suivre ce docker communiste lorsqu&#8217;il explique :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Droite et centre gauche ont des programmes qui se ressemblent. Prenez les transports locaux dont je m&#8217;occupe : privatisation tous azimuts, avec risques pour les emplois et la qualité des services pour les banlieusards »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote3anc" href="#sdendnote3sym"><sup>iii</sup></a>.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Tout le monde était prévenu !</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Il serait trop long de revenir sur l&#8217;ensemble de la campagne que mena Veltroni – on se doute qu&#8217;elle donnerait des haut-le-cœur à tout militant ouvrier sain d&#8217;esprit. De toutes façons, elle n&#8217;a fait que confirmer ce que Veltroni explique lui même :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« nous sommes réformateurs, pas de gauche »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote4anc" href="#sdendnote4sym"><sup>iv</sup></a></p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>La défaite du PD</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">Répétons-le. Quelle que soit la répulsion que suscite un personnage tel que Berlusconi, sur le fond la politique de Veltroni était du même ordre. En d&#8217;autres termes, le prolétariat était expulsé du champ politique à l&#8217;occasion des élections de 2008.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dans ces conditions, la bourgeoisie a donc choisi Berlusconi. Veltroni a du s&#8217;incliner avec 38% des voix face à un Berlusconi qui en recueillait 47%. On notera que la Ligue du Nord, formation chauvine et raciste, a obtenu un excellent résultat. Ultérieurement, la perte de la mairie de Rome par le PD au profit d&#8217;un candidat « post-fasciste », à la suite d&#8217;une campagne aux relents racistes évidents, a confirmé ce résultat.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">La défaite démocrate est donc sans appel. En dernière analyse, il se confirme que la politique de l&#8217;ex-direction du PDS n&#8217;a même pas été en mesure d&#8217;endiguer la montée de la droite la plus réactionnaire. Cela ne peut pas ne pas avoir de conséquences, car c&#8217;était une des principales justifications de l&#8217;opération visant à créer le PD.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Une discussion poussée des raisons de ce succès du vieux démagogue sortent du cadre de cet article. Mais incontestablement, c&#8217;est la fraction moderniste de la bourgeoisie italienne, partisane d&#8217;une intégration poussée à l&#8217;UE et prête à en payer le prix qui a été défaite. Dans l&#8217;Italie en crise, il n&#8217;existe pas de place pour un politicien singeant Kennedy. A l&#8217;inverse, Berlusconi a montré sa répugnance à aller trop loin sur ce terrain, notamment en ce qui concerne la réforme de l&#8217;État italien.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">De toutes façons, une chose était acquise quel que soit le vainqueur du scrutin : pour les travailleurs italiens, l&#8217;avenir est sombre. D&#8217;ores et déjà, Berlusconi a annoncé « <em>des mois difficiles </em>» qui « <em>demanderont un grand courage </em>». On connait la chanson.</p>
<h3><span style="font-family:Arial Black,sans-serif;"><span style="font-size:small;"><strong>A propos du Parti de la Refondation Communiste</strong></span></span></h3>
<p class="western" lang="fr-FR">Depuis la disparition des DS, <em>Refondation Communiste</em> est la dernière organisation politique italienne de taille significative issue du mouvement ouvrier. Il est donc d&#8217;autant plus indispensable de revenir sur la question de ce parti, de son bilan et des perspectives qu&#8217;on peut envisager.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Aux origines de <em>Rifondazione Communista</em></strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">On sait qu&#8217;en 1991, lors de la constitution du PDS, une minorité significative de militants communistes dirigés par A. Cossutta, refusa le nouveau parti. Désireux de perpétuer la tradition communiste (quoiqu&#8217;elle soit), ils fondèrent donc le PRC dont Bertinotti, militant réformiste de gauche de longue date, prit rapidement la tête. Cossutta devint quant à lui président du nouveau parti.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Durant ces premières années, le parti attira à lui l&#8217;essentiel de ceux qui désiraient combattre Berlusconi - dès décembre 1991, il comptait plusieurs dizaines de milliers de membres<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote5anc" href="#sdendnote5sym"><sup>v</sup></a>. <em>Rifondazione</em> devint un creuset où coexistaient toutes sortes de générations politiques, nostalgiques du vieux PCI, trotskystes, rescapés de l&#8217;extrême-gauche des années 70, etc. Son ouverture aux questions « sociétales » (féminisme, écologie&#8230;) lui donna aussi un caractère proche du vieux PSU français.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Le PRC avait à cette époque la caractère d&#8217;un parti permettant « <em>une naïve collaboration de toutes les fractions </em>», selon la formule connue de Engels. Cette coexistence était d&#8217;autant plus aisée que sur bien des questions, la position du parti demeurait vague.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ainsi, le rapport au pouvoir du parti restait vague. Était-il prêt ou pas à participer un gouvernement bourgeois, ou au contraire son objectif était-il exclusivement de mettre en place un gouvernement des travailleurs, prenant des mesures anti-capitalistes radicales ? La réponse restait floue, encore qu&#8217;aucun doute ne soit permis. En tout cas, aucune position de principe n&#8217;était donnée, ce qui suffit à caractériser ce parti comme <em>réformiste</em>.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Évidemment, ce flou ne pouvait persister durablement. Dès 1996, l&#8217;Histoire obligea la direction du PRC à sortir du bois.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Soutien au premier gouvernement Prodi</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">On a vu qu&#8217;à la suite des élections de 1996, <em>L&#8217;Olivier</em> remporta les élections - on notera qu&#8217;à cet occasion  <em>Rifondazione</em> accepta des accords de désistement électoral avec cette coalition, donc avec des partis bourgeois. Au lieu d&#8217;éclairer par avance les travailleurs sur le rôle de cette coalition, de Prodi, cet accord signifiait à tous que le PRC préférait ce dernier à Berlusconi&#8230;.<sup><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></sup></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Un premier gouvernement Prodi fut constitué – le cœur de son programme étant l&#8217;assainissement indispensable à l&#8217;entrée dans l&#8217;Union Économique Européenne, bref l&#8217;adaptation du pays aux critères de Maastricht.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Mais la couverture parlementaire de cette coalition était si faible que les voix des députés communistes étaient indispensables au gouvernement Prodi pour se maintenir. Bertinotti et Cossutta s&#8217;exécutèrent donc, mais la situation allait vite s&#8217;avérer intenable pour eux (sur le long terme, cela revenait à un suicide politique).</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En octobre 1997, premier avertissement : Bertinotti refuse de voter un budget dont le caractère anti-ouvrier est incontestable. Soumis à d&#8217;intenses pressions, il se ravise et le gouvernement Prodi est finalement sauvé. Mais un an plus tard, même scénario. Or cette fois Bertinotti maintient sa position : le gouvernement Prodi chute. Parallèlement, l&#8217;aile la plus ouvertement réformiste, nostalgique du vieux PCI, quitte le PRC : avec Cossutta à sa tête, elle fonde le Parti des Communistes d&#8217;Italie, qui s&#8217;engage dans le soutien au nouveau gouvernement D&#8217;Alema (tout aussi réactionnaire que celui de Prodi).</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Pour Bertinotti, cette scission est du pain béni. Les voix du PRC n&#8217;étant plus indispensables à <em>l&#8217;Olivier</em>, la pression se relâche. Le secrétaire du PRC peut avoir recours à un langage « gauche », et il ne se gêne pas.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ce sont ces déclarations qui permirent à certains observateurs d&#8217;extrême-gauche (qu&#8217;ils soient de la LCR française ou du SWP britannique<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote6anc" href="#sdendnote6sym"><sup>vi</sup></a>) de parler de « tournant à gauche ». Ultérieurement, L. Maitan alla jusquà évoquer « <em>processus de mutation historique</em> » du PRC.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En fait, il s&#8217;agissait simplement d&#8217;une  manœuvre en retrait : Bertinotti avait compris que son soutien au gouvernement de Prodi le menait au suicide pur et simple - il reculait donc pour un temps, rien de plus.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Mais il n&#8217;y avait aucune « <em>mutation historique </em>» du PRC, qui demeurait une organisation de type réformiste. Et si la participation à un tel parti n&#8217;avait rien de condamnable en soi (contrairement à ce que pensent de nombreux militants de la LCR a posteriori), cette participation ne pouvait se faire que sur une ligne d&#8217;indépendance face à la direction du PRC. Notamment, la question du rapport du parti au pouvoir, la question du gouvernement des travailleurs, le refus <em>par principe</em> de la participation à un gouvernement capitaliste, de la moindre collaboration électorale avec un parti de ce type, était une ligne de séparation absolue entre le groupe Bertinotti et les militants révolutionnaires.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Des phrases gauche à la capitulation</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">On a vu plus haut qu&#8217;à la suite de l&#8217;élection de Berlusconi, de gigantesques luttes se déroulèrent en Italie – notamment lors du sommet  du G8 de Gênes, à l&#8217;occasion duquel des centaines de milliers de participants, surtout jeunes convergèrent vers cette ville. Incontestablement, le PRC fut le parti qui y fut le plus intimement mêlé à ces luttes, le PDS étant ouvertement conspué – on se souvient des réquisitoires prononcés alors contre ce parti par le cinéaste Moretti.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">En ce qui concerne le PRC, l&#8217;important est que la question de la définition d&#8217;une tactique posant la question du pouvoir, du gouvernement, perdait de son acuité - la question du remplacement du gouvernement Berlusconi n&#8217;étant pas une question immédiate. Faire d&#8217;interminables déclarations sur « la centralité du mouvement altermondialiste », le « nouveau » mouvement ouvrier, pouvait suffire pour un temps.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Pourtant, dès 2002, qui voulait comprendre le pouvait. Dans le cadre du débat préparatoire au V° congrès du PRC (2002), la presse se fit l&#8217;écho des positions de du courant trotskyste « <em>Projet Communiste </em>» :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Marco Ferrando a opposé un net refus à toute ouverture de Refondation au centre-gauche. Selon lui <em>l&#8217;Olivier </em>n&#8217;est qu&#8217;une forme différente d&#8217;organisation politique de la bourgeoisie. Seule l&#8217;émancipation du mouvement face à <em>l&#8217;Olivier</em> peut permettre de battre Berlusconi : des résultats concrets ne sauront être obtenus que par une lutte radicale. (&#8230;) Un gouvernement de <em>l&#8217;Olivier</em> ne serait qu&#8217;un nouveau gouvernement néolibéral : le seul gouvernement auquel des communistes puissent participer est un gouvernement basé sur les travailleurs et leur force. »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote7anc" href="#sdendnote7sym"><sup>vii</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ferrando voyait juste sur l&#8217;essentiel.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Quelques mois plus tard, les choses se précisèrent avec la perspective des élections de 2006. Les <em>Thèses</em> soumises au vote du VI° congrès du parti (2005) indiquent :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« le PRC et la gauche d’alternative doivent savoir passer aussi par l’expérience de gouvernement en fonction de la croissance qualitative des mouvements et de la possibilité de déployer une action politique plus vaste, plus complexe et plus longue dans la société »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote8anc" href="#sdendnote8sym"><sup>viii</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Avec 60 % des mandats, Bertinotti embarqua donc le PRC au sein de l&#8217;<em>Unione</em>, nouvelle coalition dominée par le PDS et sur la ligne de Prodi. <em>L&#8217;Humanité</em> reproduit ses « explications » :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« tout a changé par rapport à 1998, « les mouvements sociaux sont au centre de la scène, l’Olivier n’existe plus et le centre gauche ne pourra pas faire la même politique ». Quant à la bourgeoisie, « certaines de ses composantes savent que la financiarisation des marchés ne suffit pas, et elles ont accepté le principe de l’intervention publique dans l’économie »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote9anc" href="#sdendnote9sym"><sup>ix</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Pour que les choses soient claires Ferrando et son courant furent rapidement expulsés du parti, suite à une déclaration où celui-ci se solidarisait avec les insurgés irakiens face aux forces impérialistes (y compris  italiennes).</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Bertinotti alla même jusqu&#8217;à accepter le cadre des « référendum citoyens » typiques des machines électorales bourgeoises : en octobre 2005, Prodi fut désigné leader officiel de la coalition contre Bertinotti qui lui fit allégeance.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Le 2° gouvernement Prodi</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">Vint l&#8217;élection de 2006, gagnée de justesse par <em>l&#8217;Unione </em>et<em> </em>aboutissant à un nouveau gouvernement dirigé par Prodi. On a vu que la politique suivie par celui-ci ne fut guère différente guère de celle suivie en 1996. En fait,elle se situait dans la continuité de celle menée par Berlusconi.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Les choses étaient d&#8217;ailleurs claires dès le départ, puisque le programme de gouvernement de Prodi prévoyait de baisser immédiatement la fiscalité sur le travail de 5%. Pourtant, Bertinotti, ne mégota pas sur son enthousiasme, caractérisant ce document comme :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« un programme réussi au-delà des prévisions les plus optimistes »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote10anc" href="#sdendnote10sym"><sup>x</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">A la suite de quoi le secrétaire du PRC fut fait président de la Chambre des Députés. Et durant les mois qui suivirent, la direction du PRC colla à Prodi sans faillir. Bertinotti alla jusqu&#8217;à déclarer :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« nos soldats au Liban sont la vitrine du pays »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote11anc" href="#sdendnote11sym"><sup>xi</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Concernant, la réforme sur les retraites, le responsable communiste au Travail, Ziponi, parla d&#8217;un accord «<em> obligé </em>»<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote12anc" href="#sdendnote12sym"><sup>xii</sup></a>. On pourrait multiplier les exemples.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>L&#8217;Arc-en-ciel</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">L&#8217;utlime cabriole de la direction de Refondation Communiste fut la constitution de la coalition « Arc-en-ciel ».</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Initialement déclenchée par la recherche de jonction avec le courant du PDS qui refusait sa destruction, la Gauche Démocratique (<em>Sinistra Democratica</em>), cette coalition se constitua autour du PRC avec le PdCI, les verts et SD. Au-delà de la rodomontade (« contester l&#8217;hégémonie au Parti Démocrate » - sans blagues !), l&#8217;acte de naissance de ce regroupement était le soutien au gouvernement Prodi.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Très rapidement Bertinotti commença à prendre se rêves pour des réalités. Ainsi, les militants communistes virent leurs appréhensions confirmés. Ils iraient à la bataille électorale sans les symboles du parti (marteau et faucilles, drapeaux rouges&#8230;). Ces « vieilleries » seraient remplacées par un arc-en-ciel &#8230;</p>
<p class="western" lang="fr-FR">N. Vendola, président PRC de la région des Pouilles, servit aux militants qui regimbaient la réponse convenue lors d&#8217;un interview prévisible :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Pour moi, un communiste ne peut être un fétichiste du communisme, ni quelqu’un qui aurait des obsessions de gardien de musée. Le passé doit faire l’objet d’une analyse critique, et le communisme n’est pas un projet de répétition. »</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Mais au détour d&#8217;une phrase, son projet politique apparait sans détours :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« J’ai par ailleurs de bonnes relations avec le monde de l’entreprise et avec l’Eglise catholique. »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote13anc" href="#sdendnote13sym"><sup>xiii</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Puis la fusion des composantes de la coalition fut envisagée. Dans ce cadre, pour Bertinotti, le communisme deviendrait une « <em>composante culturelle</em> », bref une vieillerie décorative.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Visiblement, la défense de cette orientation rencontra plus que des résistances. Ainsi un appel de 125 militants de Florence (décembre 2007) se prononce pour « la pleine autonomie » du Parti dans un texte qui explique auparavant que :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Pour l’essentiel, notre gouvernement a paru et paraît davantage soumis aux puissants (Confindustria, Etats-Unis, Union européenne, Vatican) qu’attentif aux mouvements de lutte et aux intérêts populaires.</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">De là une crise dans la coalition qui profite dangereusement à la droite fasciste, raciste, à la Ligue du Nord et qui nourrit le résignation et la crise de la politique elle-même. Ainsi, le bilan de plus d’une année de participation au gouvernement est globalement négatif. Puisque pour nous, à la différence d’autres, le gouvernement est un moyen et non une fin en soi, nous estimons que la participation du PRC à cet exécutif ne peut qu’être subordonnée à l’obtention, maintenant et dans les prochains mois, d’un tournant réel dans les contenus de la politique du gouvernement, à partir d’objectifs et de mesures définis précisément. »</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Sans aller explicitement jusqu&#8217;au bout, ce texte indiquait bien les processus à l&#8217;œuvre. Le temps aura manqué pour qu&#8217;il ne se concrétise.</p>
<h4><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><strong>Le désastre</strong></span></h4>
<p class="western" lang="fr-FR">En février 2008, suite au retournement d&#8217;un groupuscule bourgeois, le gouvernement Prodi sautait. De nouvelles élections étaient alors convoquées.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Dans la foulée, Veltroni et le PD annonçaient leur décision de refuser toute alliance avec la « gauche radicale ». Leur objectif était de favoriser l&#8217;émergence d&#8217;une majorité permettant d&#8217;accoucher d&#8217;une réforme électorale permettant d&#8217;assurer une réelle stabilité politique en Italie.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Pour le PRC, cette élection était lourde de dangers. En effet, vu le cours suivi par le parti face à Prodi, on pouvait se douter que nombre d&#8217;électeurs communistes iraient voter « utile » (donc PD), d&#8217;autres se dispersant sur telle ou telle liste et enfin d&#8217;autres s&#8217;abstenant. C&#8217;est exactement ce qui se déroula mais avec une ampleur encore pire que ce qui était redouté.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Avec moins de 4% des voix, l&#8217;Arc-en-Ciel est pulvérisé. Le PRC voit sa représentation parlementaire démantelée suite à une division par plus de 2 du nombre de ses électeurs !</p>
<p class="western" lang="fr-FR">
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="7" width="364" rules="groups"><col width="100"></col> <col width="48"></col> <col width="48"></col> <col width="48"></col> <col width="48"></col></p>
<tbody>
<tr valign="top">
<td width="100" bgcolor="#800000">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#800000">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="color:#ffffff;"><span style="font-family:DejaVu LGC Sans Mono,Times New Roman,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>1996</strong></em></span></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#800000">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="color:#ffffff;"><span style="font-family:DejaVu LGC Sans Mono,Times New Roman,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>2001</strong></em></span></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#800000">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="color:#ffffff;"><span style="font-family:DejaVu LGC Sans Mono,Times New Roman,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>2006</strong></em></span></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#800000">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="color:#ffffff;"><span style="font-family:DejaVu LGC Sans Mono,Times New Roman,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>2008</strong></em></span></span></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
<tbody>
<tr valign="top">
<td width="100" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>PRC</strong></em></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">3 					213 846</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">1 					868 113</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">2 					229 604</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
</tr>
<tr valign="top">
<td width="100" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>PdCI</strong></em></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">619 					912</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">884 					912</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
</tr>
<tr valign="top">
<td width="100" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>PCL</strong></em></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">208 					394</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr valign="top">
<td width="100" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>Sinistra 					Critica</strong></em></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">167 					673</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr valign="top">
<td width="100" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>Arc 					en Ciel</strong></em></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center">
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">1 					124 418</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr valign="top">
<td width="100" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><em><strong>Total 					communistes</strong></em></span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">3 					213 846</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">2 					488 025</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">3 					114 516</span></span></p>
</td>
<td width="48" bgcolor="#ffffcc">
<p style="margin-top:0.21cm;font-style:normal;" lang="fr-FR" align="center"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:xx-small;">1 					500 485</span></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="western" lang="fr-FR">
<p class="western" lang="fr-FR">L&#8217;évènement est fondamental : dans un des pays qui fut le berceau du mouvement ouvrier, celui-ci est renvoyé sur la banc de touche.</p>
<h3><span style="font-family:Arial Black,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><strong>Reconstruire</strong></span></span></h3>
<p class="western" lang="fr-FR">Ne disposant plus de parti apte à représenter une alternative gouvernementale, même imparfaite, le mouvement ouvrier italien est marginalisé, réduit à la lutte pour la défense des conditions d&#8217;existence élémentaires des travailleurs de ce pays. Sa situation est d&#8217;autant plus difficile que les syndicats ont subi une évolution comparable à celle des partis du mouvement ouvrier.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Ajoutons que les processus décrits plus haut ne peuvent qu&#8217;avoir eu de profondes répercussions sur la conscience même du prolétariat.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">La tâche de l&#8217;heure, en Italie, est donc de reconstruire ce qui peut l&#8217;être, en s&#8217;appuyant sur l&#8217;expérience du PRC. Celle-ci montre qu&#8217;il ne peut exister de parti ouvrier solide que s&#8217;il refuse le capitalisme et ses exigences, s&#8217;il se déclare partisan de l&#8217;abolition de l&#8217;économie de profit, du socialisme. Il n&#8217;existera durablement de parti ouvrier que s&#8217;il est  viscéralement anti-système, tant il est vrai que les discours réformistes ne sont plus que des bavardages creux menant à l&#8217;auto-liquidation.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">Un dernier point. On sait que l&#8217;analyse de la nature du PS et donc de la politique à suivre vis-à-vis de celui-ci est un débat quasi-permanent au sein du mouvement ouvrier.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">De ce point de vue, ce qui se prépare au sein du PS français est essentiel. Or, on sait qu&#8217;en France, la politique D&#8217;Alema-Veltroni a trouvé d&#8217;ardents défenseurs. Ils se concentrent bien sûr autour de S. Royal et ceux qui ont soutenu sa campagne, bref l&#8217;aile « moderniste » (tu parles !) du PS. Récemment encore, S. Royal faisait part à la presse de son enthousiasme à propos de la politique de Veltroni :</p>
<p style="margin-left:1cm;margin-bottom:0.2cm;" lang="fr-FR">« Ce qui se passe en Italie montre bien que des recompositions sont nécessaires. L’alliance, contre la droite, entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d’inspiration chrétienne, est très intéressante. Il y aura forcément, en France aussi, des recompositions entre centre et PS. Et ce ne sera pas en laissant de côté les militants venus de l’extrême gauche ou du PC. »<a class="sdendnoteanc" name="sdendnote1anc" href="#sdendnote1sym"><sup>i</sup></a></p>
<p class="western" lang="fr-FR">Tout le monde peut désormais comprendre où tout ceci mène, et gageons que les positions des partisans de Royal vont encore reculer tant l&#8217;expérience italienne fait office de repoussoir. En tout cas, chacun pourra mesurer combien nous étions fondés à parler de <em>liquidationnisme</em> à propos de la ligne Royal.</p>
<p class="western" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom:0.36cm;" lang="fr-FR" align="right"><strong><span style="font-family:Arial Narrow,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;">Pascal Morsu</span></span></strong></p>
<p class="western" lang="fr-FR" align="right">30 avril 2008</p>
<div id="sdendnote1">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote1sym" href="#sdendnote1anc">i</a><em>Libération</em> , 22 octobre 2008.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-size:xx-small;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a>Malheureusement, 	cet accord semble avoir été soutenu par le groupe 	<em>Bandiera Rossa</em>, devenu ensuite <em>Sinistra Critica.</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote1">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote1sym" href="#sdendnote1anc">i</a>L&#8217;Express, 	5 avril 2008.</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote2">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote2sym" href="#sdendnote2anc">ii</a>Le 	Point, 10/04/2008.</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote3">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote3sym" href="#sdendnote3anc">iii</a>Le 	Monde, 7 avril 2008.</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote4">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote4sym" href="#sdendnote4anc">iv</a><em>El 	Pais</em>, mars 2007.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote5">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote5sym" href="#sdendnote5anc">v</a>En 	janvier 2005, le PRC revendiquait 97 5000 ahérents,</span></p>
</div>
<div id="sdendnote6">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote6sym" href="#sdendnote6anc">vi</a><em>Regroupment, 	reorganization and the revolutionnary left</em>, 2002.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote7">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote7sym" href="#sdendnote7anc">vii</a>Liberazione, 	cité in Inprecor n° 475-476.</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote8">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote8sym" href="#sdendnote8anc">viii</a>VI° 	congrès du PRC, Thèse § 11.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote9">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote9sym" href="#sdendnote9anc">ix</a>L&#8217;Humanité, 	04/03/2005,</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote10">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote10sym" href="#sdendnote10anc">x</a>Le 	Monde, 11 février 2006,</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote11">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote11sym" href="#sdendnote11anc">xi</a>Voir 	<em>Rouge</em> n° 2248, 17/04/2008.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote12">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote12sym" href="#sdendnote12anc">xii</a>Il 	Manifesto, 17/05/2007,</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote13">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote13sym" href="#sdendnote13anc">xiii</a>Politis, 	14/02/2008.</em></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote1">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-size:xx-small;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a>Le 	film de N. Moretti, <em>Palombella Rossa</em>, centré sur les 	hésitations d&#8217;un militant communiste d&#8217;alors, est très 	représentatif de la situation d&#8217;alors.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-size:xx-small;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a>17,5% 	lors des élections sénatoriales de 2006, p.ex.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size:xx-small;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a>Dans 	sa <em>Réponse à Raoul Marc Jennar</em>,  Daniel Bensaïd 	(LCR) parle de ce parti comme d&#8217;un parti social-libéral, par 	exemple. La distinction n&#8217;est pas sémantique mais politique. 	Notamment, les marxistes n&#8217;ont pas la même tactique vis-à-vis 	d&#8217;un parti comme celui de Obama et Clinton que vis-à-vis d&#8217;un 	parti de type socialiste, fut-il social-libéral. D&#8217;où 	l&#8217;importance de la distinction.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote1">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote1sym" href="#sdendnote1anc">i</a><em>Libération, 	2</em> 8 juin 2007.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote2">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote2sym" href="#sdendnote2anc">ii</a><em>L&#8217;Humanité</em> , 8 juillet 1995.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote3">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><a class="sdendnotesym" name="sdendnote3sym" href="#sdendnote3anc">iii</a><em>Libération, </em>10 avril 2008<em>.</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote4">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote4sym" href="#sdendnote4anc">iv</a>Le 	Monde, 12 avril 2008.</em></span></p>
</div>
<div id="sdendnote5">
<p style="margin-left:0.5cm;text-indent:-0.5cm;margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family:Times New Roman,serif;"><em><a class="sdendnotesym" name="sdendnote5sym" href="#sdendnote5anc">v</a>Le 	Monde, 4 mai 2007.</em></span></p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Rejeter l&#8217;accord CGT-MEDEF</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2008/04/25/rejeter-laccord-cgt-medef/</link>
		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2008/04/25/rejeter-laccord-cgt-medef/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2008 08:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[CGT]]></category>

		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>

		<category><![CDATA[Politique gouvernementale]]></category>

		<category><![CDATA[représentativité syndicale]]></category>

		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est à l’unanimité que la Commission exécutive confédérale (CEC) de la CGT du 16 avril 2008 a décidé de ratifier la « position commune » avec le MEDEF sur la « représentativité » des organisations syndicales. Fait notoire et politiquement significatif, excepté l’accord sur la formation professionnelle, c’est le premier accord que la CGT signe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal">C’est à l’unanimité que la Commission exécutive confédérale (CEC) de la CGT du 16 avril 2008 a décidé de ratifier la « position commune » avec le MEDEF sur la « représentativité » des organisations syndicales. Fait notoire et politiquement significatif, excepté l’accord sur la formation professionnelle, c’est le premier accord que la CGT signe depuis… 1970.</p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-42"></span></p>
<p class="MsoNormal">La CEC considère ce texte comme un point d’appui « <em>pour que s’instaure en France une véritable démocratie sociale</em> ». Rien que ça ! Mais surtout, elle y voit le moyen de renforcer le « <em>poids institutionnel de la CGT</em> ». Nous sommes au cœur du problème dans la droite ligne des repères revendicatifs confédéraux qui préconisent « <em>une consultation effective et <strong>loyale</strong> </em>[souligné par nous] <em>des partenaires sociaux tout au long du processus législatif.</em> » (lire notre <a href="http://promcomm.wordpress.com/2008/04/03/defense-de-la-cgt" target="_self">analyse</a>)</p>
<p class="MsoNormal">D’entrée de jeu la « position commune » intègre les organisations syndicales dans le cadre indépassable « <em>des évolutions actuelles de la société et de ses composantes économiques et sociales</em> » (article 1). De plus les signataires s’engagent au « <em>respect des valeurs républicaines</em> » et au refus de « <em>tout intégrisme</em> » (article 1). Certes ces notions sont suffisamment vagues pour être consensuelles. De quelle République parle-t-on ? De celle de la concurrence libre ou non faussée ou de celle de la libération sociale. Un jour la notion d’intégrisme ne recouvrira-t-elle pas la lutte de classe quand cette dernière menacera la société d’exploitation ?</p>
<h3><span style="color:#ff0000;">Un syndicalisme d&#8217;experts</span></h3>
<p class="MsoNormal">Pour la CGT, il s’agit ni plus ni moins que du passage d’un syndicalisme de mobilisation, de construction d’un rapport de forces à un syndicalisme de délégation, institutionnel et de lobbying, en un mot un syndicalisme d’experts dissocié de la réalité et de la vie des travailleurs. Bref, un syndicalisme d’accompagnement, à la mode de la Confédération européenne des syndicats.</p>
<p class="MsoNormal">La « position commune » représente une entrave à la constitution et à l’activité indépendante des syndicats. Elle introduit la remise en cause de la section syndicale d’entreprise, le seul acquis qui reste de la grève générale de Mai 68. Un syndicat n’aura droit de cité dans l’entreprise qu’après s’être présenté à des élections et avoir – pour le moment – obtenu 10% des voix. En sachant que le cycle électoral est de quatre ans, pendant ce temps-là il ne sera pas possible de désigner un délégué syndical et après ce dernier devra figurer sur la liste des candidats. La « position commune » introduit le cumul des mandats et pire la confusion entre délégué syndical et délégué du personnel (DP). La « représentativité » à la sauce MEDEF-CFDT-CGT exclut les salariés des petites entreprises (pas de DP), les précaires et bien sûr les chômeurs. Cerise sur le gâteau, désormais la « représentativité » devient temporaire puisqu’elle est remise en jeu à chaque élection. Comme le dit Madame Parisot, tout est précaire : l’amour, le travail, pourquoi pas la représentativité syndicale.</p>
<h3><span style="color:#ff0000;">Une dépendance financière</span></h3>
<p class="MsoNormal">Finalement, la seule raison « valable » pouvant justifier la ratification de la « position commune » par la CEC est celle du financement de ce que l’article 15 nomme les « <em>missions syndicales</em> » comme si un syndicat était un service concourant au bon fonctionnement de l’entreprise. Avec l’article 1.5 les signataires ont décidé de s’en remettre l’autorité de l’Etat pour fixer les critères de la certification de leurs comptes. Et l’article 16 demande respectueusement « <em>aux Pouvoirs publics de faire procéder à un recensement exhaustif de l’ensemble des financements existants.</em> » Voilà les organisations syndicales entrées dans l’ère de la dépendance financière réglementée vis-à-vis de la bourgeoisie. Celle-ci ayant besoin d’experts syndicaux qualifiés, elle ne rechigne plus à les rétribuer.</p>
<p class="MsoNormal">Enfin, subrepticement, l’article 17 instaure « <em>dès à présent</em> » la possibilité de « <em>dépasser le contingent conventionnel d’heures supplémentaires.</em> » Outre que cela alimente la machine infernale du Président, il préfigure la fin de la durée légale hebdomadaire de travail, tout comme un récent rapport du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre envisage la fin du SMIC.</p>
<h3><span style="color:#ff0000;">Sarkozy approuve, les militants s&#8217;y opposent</span></h3>
<p class="MsoNormal">Voilà ce que le Président en personne salue bruyamment dans <em>Le Monde</em> du 18 avril 2008 en considérant que « <em>cette méthode est un succès</em> » car ajoute-t-il « <em>pour expliquer et mener à bien les réformes dont notre pays a besoin, nous devons le faire en partenariat étroit avec ceux qui représentent les intérêts des salariés et des entreprises.</em> »</p>
<p class="MsoNormal">Voilà ce que tout syndicaliste de lutte de classe rejette sans hésitation. Comme la Fédération CGT de la chimie, la « position commune » est rejetée par tout militant CGT attaché à son organisation indispensable pour faire reculer l’offensive conjointe du MEDEF et du Président. La représentativité syndicale ne se marchande pas contre des appointements pour faire tourner un lourd appareil bureaucratique, elle se construit dans l’action syndicale permanente et indépendante du patronat et du pouvoir.</p>
<p class="MsoNormal">Ne laissons pas la direction confédérale dénaturer totalement notre CGT. Exprimons-nous avec force et conviction dans nos syndicats. Il est possible de battre la direction confédérale comme nous l’avons déjà fait pour le non au traité constitutionnel européen.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;"><strong>Prométhée</strong></p>
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		<item>
		<title>La Grande Braderie</title>
		<link>http://promcomm.wordpress.com/2008/04/03/la-grande-braderie/</link>
		<comments>http://promcomm.wordpress.com/2008/04/03/la-grande-braderie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 11:02:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promcomm</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mouvement Social]]></category>

		<category><![CDATA[Politique gouvernementale]]></category>

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		<description><![CDATA[Au soir de la défaite électorale de la droite, François Fillon lançait avec assurance et arrogance un cri de guerre : « Pas de pause ! » En effet, le Président et son gouvernement mettent au point non un simple plan de rigueur mais un véritable électrochoc, un plan global de refonte structurelle connu sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="margin-bottom:0;">Au soir de la défaite électorale de la droite, François Fillon lançait avec assurance et arrogance un cri de guerre : « <i>Pas de pause ! </i>» En effet, le Président et son gouvernement mettent au point non un simple plan de rigueur mais un véritable électrochoc, un plan global de refonte structurelle connu sous le nom très peu parlant de révision générale des politiques publiques (RGPP). Si rien ne vient se mettre en travers de ce plan la société va subir un véritable bouleversement.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><span id="more-40"></span></p>
<p style="margin-bottom:0;">La philosophie générale de ce plan est exposée dans le rapport intitulé <i>Rompre avec la facilité de la dette publique</i> (1) remis au gouvernement en&#8230; 2005 par Michel Pébereau, président du Conseil d&#8217;administration de BNP-Paribas. Le même siège actuellement dans le groupe de travail dirigé par Claude Guéant, secrétaire général de l&#8217;Élysée, groupe qui <font color="#000000">dessine</font> les contours de la RGPP. L&#8217;obsession du projet est l&#8217;équilibre des comptes publics. Il faut entendre la notion de public au sens que lui donnent les critères instaurés par le Traité de Maastricht. A la page 152 on peut lire : « <i>Le retour à l&#8217;équilibre des finances publiques nécessitent sans aucun doute un effort important de l&#8217;ensemble des acteurs publics : l&#8217;État, notamment, mais aussi la Sécurité sociale et les collectivités territoriales. </i>»</p>
<p style="margin-bottom:0;">Le principe du retour à l&#8217;équilibre est fort simple : réduire l&#8217;endettement tout en maintenant le « <i>niveau global des prélèvements obligatoires </i>» ce qui entra<font color="#000000">î</font>ne nécessairement d&#8217;adopter « <i>une norme rigoureuse de ma<font color="#000000">ît</font>rise des dépenses </i>» (page 153 <font color="#000000">dudit</font> rapport). Par prélèvements obligatoires il faut entendre les impôts – y compris locaux, les taxes en tous genres et&#8230; les cotisations sociales. En sachant que sera maintenue la logique des aides au grand patronat (65 milliards d&#8217;euros en 2007) et celle du paquet fiscal – <font color="#000000">allègement</font> de la contribution des privilégiés de la finance et de la rente, il n&#8217;y a pas d&#8217;autre choix que de tailler violemment dans les dépenses à caractère social ou de service public.</p>
<p style="margin-bottom:0;">C&#8217;est dans ce cadre que s&#8217;inscrit la RGPP. Il s&#8217;agit d&#8217;un « <i>reformatage global de la machine publique </i>» selon les propos de Philippe Marini, rapporteur général des finances au Sénat. Cela va se traduire par la refonte complète de l&#8217;appareil d&#8217;État – y compris les collectivités territoriales : diminution drastique du nombre de fonctionnaires comme en ce moment dans l&#8217;Education nationale qui voit se dresser contre elle une vague de refus, réorganisation de l&#8217;administration avec toutes sortes de fusions comme aux Ministère des finances ou celle de l&#8217;ANPE et de l&#8217;UNEDIC et surtout la destruction du statut de la fonction publique<font color="#ff0000"> </font><font color="#000000">jugé</font> encore trop protecteur. C&#8217;est <font color="#000000">l&#8217;équité</font> à la sauce bourgeoise, autrement dit la généralisation de la précarité du salariat.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Les conséquences de cette politique de comptable borné étrangère à toute notion de qualité de service sont cruement formalisées par Gilles Carrez, rapporteur général des finances à l&#8217;Assemblée nationale, : « <i>porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales. </i>» Bien que la commission Guéant travaille dans le plus grand secret des indiscrétions filtrent. Indiscrétions dont le site <i>Médiapart</i> s&#8217;est fait l&#8217;écho. Pêle-mêle on trouve : les conditions d&#8217;attributions des allocations familiales, celles de l&#8217;aide au logement, la demi-part supplémentaire pour l&#8217;impôt sur le revenu pour un parent élevant seul son enfant, faire participer toujours plus le malade à ses dépenses de santé (diminution du ticket modérateur, augmentation des franchises médicales, déremboursement accru des médicaments). Ce dernier point est déjà validé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 qui fixe, pour la fin de premier semestre 2008, l&#8217;objectif suivant : « <i>définir ce qui doit relever de la solidarité nationale et ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire. </i><span style="font-style:normal;">»</span></p>
<p style="margin-bottom:0;">D&#8217;après <i>Le Monde</i> du 28 mars 2008, même le produit phare de Martin Hirsch, le revenu de solidarité active, serait dans le collimateur car trop onéreux. Sont également envisagées la suppression de l&#8217;impôt sur la fortune (ISF) et la multiplication par quatre de la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) instaurée en 1995 par le plan Juppé.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Il s&#8217;agit sans aucune équivoque de satisfaire exclusivement les <font color="#000000">intérêts</font> de la classe bourgeoise et du capitalisme mondialisé. C&#8217;est ce qui ressort des félicitations que le Conseil d&#8217;administration du FMI, présidé par « socialiste » français Dominique Strauss-Kahn, a <font color="#000000">adressées</font> à Nicolas Sarkozy le 20 février 2008 : « <i>Les administrateurs félicitent vivement le gouvernement pour ses révisions générales des politiques publiques (RGPP) et de prélèvements obligatoires (RGPO) </i>» ou encore « <i>ils observent que le gouvernement a déjà pris des mesures pour atténuer le caractère très restrictif de la réglementation du travail, notamment en assouplissant les dispositions des 35 heures et en encourageant l&#8217;accord conclu par les partenaires sociaux visant à rationaliser les contrats d&#8217;emploi et à accroître la flexibilité du travail. </i>» (2)</p>
<p style="margin-bottom:0;">Toutefois il existe un domaine de dépenses qui n&#8217;est pas touchée par cette généralisation de l&#8217;austérité, c&#8217;est celui dit de la défense. Secteur où le Président rompt avec la politique de ses prédécesseurs en l&#8217;aggravant comme au Tchad. Secteur où le Président réintroduit à grande vitesse la France dans les guerres impérialistes notamment par l&#8217;envoi d&#8217;un millier de militaires supplémentaires en Afghanistan, pays où la France n&#8217;avait – d&#8217;après le candidat – pas vocation à rester, le projet de construction d&#8217;une base militaire dans les Emirats arabes et la réintégration totale dans l&#8217;OTAN.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Les choix du Président sont limpides et cohérents, ils doivent être combattus de la même façon. Ce combat ne saurait être découpé en<font color="#ff0000"> </font><font color="#000000">tranches</font> de salami.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="right"><b>Yannick Villars</b></p>
<p style="margin-bottom:0;">1.- <a href="http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/05004454/0000.pdf" target="_blank"><u><font color="#000080">http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/05004454/0000.pdf</font></u></a></p>
<p style="margin-bottom:0;">2.- <a href="http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2008/fra/pn0823f.htm" target="_blank">http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2008/fra/pn0823f.htm</a></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/promcomm.wordpress.com/40/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/promcomm.wordpress.com/40/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/promcomm.wordpress.com/40/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/promcomm.wordpress.com/40/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpre