Marxisme et Ecosocialisme

Nous reproduisons deux articles qui abordent cette question.

Le plus récent : Marx a-t-il inventé l’écosocialisme ? de Michel Husson publié par le site alencontre le 21 décembre 2017. Lire l’article en cliquant ICI ou télécharger l’article en PDF.

Le plus ancien : Marx-Engels fondateurs de l’écologie révolutionnaire publié par le numéro 26 (juin 2002) de la revue Prométhée. Télécharger l’article en PDF.

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Un front démocratique et social pour combattre le néo-libéralisme autoritaire

pouv68-150x150Avec l’élection de Macron, il est grand temps de prendre en compte le néo-libéralisme et sa version autoritaire qu’affiche sans complexe le prince-président. Certes le capitalisme demeure le capitalisme tant que le prolétariat n’aura pas réalisé « la conquête de la démocratie » pour utiliser « sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie » selon les propos de Marx et Engels dans le Manifeste communiste. Mais ce serait une grave erreur de ne pas analyser et ni d’expliquer le fonctionnement du capitalisme dans la période actuelle. Lire la suite

Pour une action politique générale

assezLe capitalisme n’est pas qu’un système d’exploitation du travail et de la nature. C’est un rapport social, une puissance sociale, un système d’oppressions imbriquées, simultanées, superposées. Comme le soulignait, en 1984, Barbara Smith : « Il n’y a aucune chance pour qu’un groupe opprimé renverse le système tout seul. » Toute tendance à séparer les oppressions, à considérer l’extorsion de la plus-value comme ayant un statut spécial est une voie sans issue. Pire cela laisse les mains libres au capital, rendant impuissante toute tentative globale d’affronter le pouvoir du capital. C’est dans ces conditions que se pose la question de l’intersectionnalité, concept construit dans les luttes afroféministes aux États-Unis. Ce concept cherche à imbriquer les oppressions de classe, de genre et de race avec comme objectif un mouvement unifié – ce qui ne signifie pas uniforme – pour combattre toutes les formes d’oppressions. Ce qui constitue le cœur d’un véritable projet émancipateur. A la différence de Laclau et Mouffe qui, en 1985, théorisaient « l’autonomisation des sphères de luttes » laissant ces dernières flotter dans la superstructure sans relation avec l’exploitation, l’intersectionnalité a besoin du prolétariat et de sa puissance collective. Lire la suite

Rosmer, Trotsky et la question du Parti

   Publié au 2e trimestre 1993 (numéro 5 de la revue Prométhée)   

Échanges de lettres de 1931 entre Rosmer et Trotsky sur la question du parti

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Lettre aux abonnés de la Vie ouvrière 1915

Les trois textes qui suivent, s’ils ne sont pas méconnus des historiens, n’ont pas, à notre connaissance, encore été publiés. Ils sont extraits des archives de Mougeot, militant de l’Opposition de gauche de Longwy (déposées au Musée social). Ils donnent un éclairage sur la rupture Trotsky/Rosmer, relativisant la dimension politique du désaccord sur la question syndicale. Le ressort de l’attitude de Rosmer est le parti, son mode d’organisation et son style de direction.

Dans une lettre de Marguerite Rosmer à Mougeot, du 24 juillet 1929, à propos de la Vérité, elle écrit : « on va recommencer cet hebdomadaire en l’ouvrant largement à tous ceux qui sont oppositionnels, c’est-à-dire à combattre la bolchévisation avec énergie (…) On va essayer de recommencer proprement, sans hypocrisie, sans mensonge et il faut bien que les honnêtes hommes nous aident. »

Dans une lettre de la même à Trotsky, du 16 avril 1929, faisant allusion à la constitution en 1926, en URSS, de l’Opposition unifiée par la fusion de l’Opposition de gauche avec celle de Zinoviev et Kamenev, on lit : « Ne nous obligez pas à repartir avec ceux-là car les quelques mois que leur activité désordonnée nous fera peut-être gagner en apparence, nous les paierons encore par des années de recul quand il faudra travailler uniquement pour les rejeter hors du parti. »

Dans ce cadre, il est troublant de constater que le départ des Rosmer de la Ligue communiste internationale (LCI) coïncide avec l’entrée de Treint, qui en 1924, déclencha la purge contre Rosmer, Monatte et le « trotskysme » dénoncés comme agents de la « droite internationale » à la direction de la Ligue communiste en France et de Ruth Fischer à celle de la LCI. Une fois encore se posait la question de la nature du parti et de son rapport à la classe.

Emile Fabrol Lire la suite

Le cynisme des « socialistes » européens

medefpsAu concours international du plus gros mensonge de l’année, à l’unanimité du jury, la palme d’or a été attribuée au… Parti « socialiste » européen (PSE). Le 17 avril, le PSE tiendra meeting à Paris, en présence de Martin Schulz (candidat à la présidence de la Commission européenne) sur le thème : « l’austérité en Europe est une erreur » (1).

En Europe, comme partout ailleurs, l’austérité est plus qu’une erreur c’est un crime social produisant des effets dramatiques dans les classes sociales qui n’ont pas le privilège de détenir du capital.

Cette affirmation du PSE contredit la pratique de toutes ses sections depuis des décennies puisqu’elles ont mis, mettent et mettront l’austérité en œuvre. En Allemagne, Schröder et son comparse Hartz ont instauré une sévère austérité qui fait baver d’envie la bourgeoisie française. Aujourd’hui, le SPD persiste en cogérant le pays avec Merkel. Le PSOE en Espagne et le PASOK en Grèce ont suivi le même chemin. Le premier a perdu les élections et le second a été licencié par le tandem Sarkozy-Merkel pour laisser la place à la troïka (2). Lire la suite