Chassons Chirac et son gouvernement

Publié le 16 juin 2004

Dans les 25 Etats constitutifs de l’Union européenne, l’élection du Parlement européen dégage deux grandes tendances : un très fort taux d’abstention, 60% en moyenne, y compris dans les pays nouvellement intégrés et, à part l’Espagne, une mise en minorité des gouvernements dans les principaux Etats.

De toute évidence, l’Union européenne ne fait pas recette. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses directives de liquidation des conquêtes sociales et des services publics comme le stipule la dernière directive en date, dite Bolkestein, (adoptée à l’unanimité par la Commission y compris par les commissaires sociaux-démocrates et écologiste) engendrent une lame de fond de méfiance.

De toute évidence, les politiques au service du capitalisme mondialisé, que les gouvernements décident ensemble en s’épaulant mutuellement afin d’être en mesure de les imposer à leur population, sont rejetées par la majorité des travailleurs-électeurs qui a décidé de voter.

En France, les élections européennes confirment le résultat des élections régionales. Les travailleurs-électeurs ont réaffirmé l’illégitimité du gouvernement Chirac, Raffarin, Sarlozy et leur volonté d’en finir avec la politique du MEDEF. Inquiet, le baron Seillière vient de rappeler à l’ordre le gouvernement : trois ans sans élection, dit-il, c’est le bon moment pour achever les « réformes » en cours.

L’alternance semble émerger du rejet des effets du libéralisme dans chaque Etat et dans l’Union européenne ; mais la situation est grosse de toutes les possibilités. En réalité, c’est le besoin d’un projet d’alternative anticapitaliste, d’un programme de transition vers le socialisme qui s’impose objectivement. C’est ce à quoi la direction du PCF, qui limite les dégâts, a renoncé depuis des lunes. C’est ce que les directions de la LCR et de LO se sont refusées à défendre. En se limitant à une intervention protestataire, elles n’ont pas su faire fructifier leur capital électoral du 21 avril 2002. La lutte politique n’a jamais été une lente et régulière progression. Dans ces conditions, pour être efficace, tout en étant conscient que la direction du PS partage totalement le libéralisme mis en chantier dans le cadre de l’Union européenne, la majorité de l’opposition ouvrière, excédée par cette politique, a remis dans l’urne un bulletin PS.

Pour sortir positivement de cette situation, il faut dès à présent rassembler toute la gauche sur des mots d’ordre de lutte en invitant toutes ses composantes à l’action. Préparer l’avenir, c’est dès maintenant refuser de s’isoler, mais au contraire chercher l’unité la plus large, en appelant les électeurs socialistes, communistes, d’extrême gauche et les organisations qui les influencent, à se jeter dans la bataille pour la défense des intérêts des travailleurs : contre la destruction de la Sécurité sociale, le projet cassant le statut d’EDF-GDF, contre la décentralisation, les délocalisations, la casse du code du travail. L’opposition ouvrière, majoritaire dans ce pays, n’a pas d’autre perspective que de refuser d’attendre bien sagement 2007 comme l’y incite la direction du PS :

Finissons-en avec la politique du MEDEF !

Chassons Chirac et son gouvernement !

Union des classes ouvrières d’Europe contre la sainte-Alliance des bourgeoisies !

Tout est possible !

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