De Blasio

Le prochain maire de New-York, élu avec 74% des voix face au très conservateur Joe Lhota (24% des voix) prendra le 1er janvier prochain la tête de la plus grande municipalité des États-Unis. A 52 ans Bill de Blasio, petit-fils d’immigrés italiens, deviendra 109ième maire de New-York, le successeur de Michael Bloomberg. Attaqué par ses adversaires de droite comme un « communiste/socialiste » et un marxiste, de Blasio se voit reprocher son engagement passé pour la révolution sandiniste (en 1983), son soutien à Fidel Castro face au blocus de Cuba (en 1994) et le programme « bolchevique » qu’il compte appliquer dans la métropole New-Yorkaise. La haine et la panique que déchaîne cette élection à droite et à l’extrême-droite aux USA n’ont d’égales que les espoirs partagés par les trois quarts des électeurs qui lui ont accordé leurs voix dans toutes les catégories socio-démographiques ( hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, Blancs, Noirs et Latinos) et dans les 5 quartiers ( boroughs) de New-York City.

Un programme « socialiste communiste marxiste » ?

Que proposait donc de Blasio dans sa plate-forme électorale ? En résumé, indiquait-il, « Si vous voulez un changement radical, je suis votre candidat ». D’abord en combattant les inégalités sociales « qui divisent New-York en deux » ; en abrogeant la procédure « stop and frisk » permettant de fouiller n’importe quelle personne jugée suspecte, particulièrement les noirs et les hispaniques ; instaurer deux jours fériés dans les écoles pour les fêtes de l’Aïd.

Et surtout apporter de l’argent dans les caisses d’une ville au budget de 70 millions de dollars en imposant davantage les « hauts revenus », avec comme objectif de financer :

  • L’école maternelle publique dès l’âge de 4 ans
  • Des programmes extra-scolaires
  • La construction de milliers de logements sociaux et le versement d’aides « aux plus démunis » dans ce New-York qui recense 51 000 sans-abris et 20% des habitants en dessous du seuil de pauvreté
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